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jeudi 12 décembre 2019

Le Parti travailliste prendra le temps de se positionner pour le référendum


Louis Kotra Uregei en ouverture du dixième congrès du PT, parti travailliste, 30 novembre 2019
Louis Kotra Uregei en ouverture du congrès. ©NC la 1ere
 
Alors qu'une décision était attendue, le Parti travailliste a terminé son dixième congrès sans arrêter de position concernant sa participation, ou non, au deuxième référendum. Une nouvelle réunion sera dédiée au sujet après les municipales.
Le Parti travailliste a pris la décision… de reporter la décision ! A l'issue de son dixième congrès, ce week-end, à Nouméa, le mouvement n'a pas tranché quant à sa participation à la prochaine consultation.
 

«Il y a des positions différentes»

«Nous avons décidé de reporter la décision, concernant le référendum de 2020, dans une convention qui va se tenir après les élections municipales», relate ce dimanche Louis Kotra Uregei, qui a été reconduit dans sa fonction de président. «Il y a des positions différentes et il n’y a pas eu assez de temps pour débattre. On a préféré consacrer encore du temps.»
 

Réflexion au sein des comités

Chaque comité est donc appelé à «retourner réfléchir». La dite-convention, qui sera dédiée au sujet, pourrait avoir lieu en juin ou juillet.  Ecoutez LKU au téléphone d’Alix Madec :
Dixième congrès du PT, LKU


 Un «peut-être» sous conditions

Dans son discours d'ouverture, samedi matin, il avait déclaré que «le Parti travailliste pourrait envisager d’appeler à voter à la prochaine consultation». Mais en fixant des conditions à remplir par le FLNKS.
 

Deuxième référendum : le Parti travailliste réuni en congrès entend se positionner

Dixième Congrès du parti travailliste, à Nouméa, 30 novembre 2019

©Bernard Lassauce / NC la 1ere
 
Le dixième congrès du Parti travailliste, ce week-end à Nouméa, doit permettre de dresser un bilan du mouvement, de préparer les élections municipales et surtout d'arrêter la stratégie adoptée pour la consultation du 6 septembre 2020. 
C’est devant des rangs clairsemés que le PT a ouvert samedi matin son dixième congrès à la Maison des syndicats, dans le quartier nouméen de la Vallée-du-Tir. Un rendez-vous placé sous le thème «Une autre voie est possible», dont le temps fort devrait être le positionnement adopté pour le référendum du 6 septembre 2020.

Possible participation, sous conditions

«Le Parti travailliste pourrait envisager d’appeler à voter à la prochaine consultation», a déclaré le président, Louis Kotra Uregei, dans son discours d'ouverture. Un scénario qui doit être discuté, et tranché, durant ce congrès. «A condition, bien sûr, que le FLNKS», a-t-il ajouté :
- «premièrement, se décide à redevenir le véritable mouvement de libération pour lequel il avait été mis en place le 24 septembre 1984, rassemblant l’ensemble des forces politiques indépendantistes élargies aux syndicats et aux groupes de lutte divers» ;
- «deuxièmement, qu’il revienne aux engagements pris lors de sa création et poursuive le projet d’indépendance kanak socialiste».

La «fausse bonne idée» de l'indépendance avec partenariat

Car LKU dresse de nouveau un bilan sans concession : «Depuis 1988, le FLNKS a progressivement abandonné les engagements de lutter pour obtenir une indépendance kanak socialiste», a-t-il déclaré. FLNKS qui aurait renoncé à toute chance de victoire en 2018 par opportunisme, et par repli sur ses deux provinces, a martelé LKU. «43,33 % pour le "Oui" et 56,7 % pour le "Non" constitue bien un échec pour les indépendantistes. Il est donc clair que l’indépendance avec partenariat, demandée par le FLNKS est une fausse bonne idée, qui conduirait à l’instauration d'un régime de type néo-colonial.»

L'Accord de Nouméa, ce «mirage»

Et de souhaiter un front à nouveau réuni sur la seule base de l'IKS. «Arrêtons de croire à un pseudo destin commun qui nous a leurrés depuis le mirage de l’Accord de Nouméa, a harangué le président du PT. «Le seul destin commun qui soit commun à tous les peuples, c’est la liberté.» En juillet 2018, le parti a choisi la non-participation au référendum du 4 novembre. Et fait campagne en ce sens.

Le compte-rendu de Bernard Lassauce et Patrick Nicar :

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