PARTI TRAVAILLISTE

KANAKY

lundi 26 juin 2017

L’Etat français prépare déjàl’indépendance de la KANAKY.



Finances. L’Institut d’émission d’outre-mer, dans son rapport annuel publié jeudi, a mis en évidence la diminution des transferts. Même du temps de leur augmentation, avant 2011, ils perdaient déjà de leur importance dans l’économie locale.


Le croisement des deux courbes est un effet purement graphique, qui résulte du choix des échelles. La forme des courbes est l’élément le plus significatif. 

Les versements de l’État en Nouvelle-Calédonie perdent de leur importance. En valeur, la diminution est à la fois récente et minime (courbe rouge, ci-contre). Mais si l’on parle de leur poids dans l’économie locale (courbe grise), la chute est une affaire de long terme. C’est l’un des enseignements de « Nouvelle-Calédonie 2016 », la synthèse annuelle de l’Institut d’émission d’outre-mer, publiée jeudi. L’année 2011 a marqué la fin d’une longue période d’augmentation rapide des versements. Au cours de la décennie précédente, leur croissance moyenne s’est établie à plus de 3 % par an. Entre 2011 et 2015, au gré des fluctuations, l’évolution annuelle moyenne tombe à -1, 7 %. Pourquoi un tel retournement ? Jean-David Naudet, directeur de l’IEOM à Nouméa, avance une piste attendue : au tournant de la décennie 2010, le climat des finances publiques s’est largement dégradé.

CRISE financière et RGPP
La crise financière de 2007-2008 a eu « un impact très défavorable sur la croissance jusqu’en 2012 ». En conséquence, le déficit public s’est envolé à plus de 7 % du PIB en 2009, dit l’Insee. Depuis, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de tenter de repasser sous les 3 %, la limite fixée par l’Union européenne (lire ci-dessous). En trois mots, Bercy a « serré la vis ». Et encore, par rapport aux collectivités métropolitaines, « la Nouvelle-Calédonie a largement échappé à ces restrictions », rappelait Thierry Lataste, le haut-commissaire, le 7 novembre. En effet, quelle que soit la force de la contrainte que représente la dette nationale, l’État l’applique de façon différenciée. Il procède à des arbitrages, et le rapport de force politique entre en jeu.
Si la crise peut expliquer les déficits et donc l’austérité, la volonté de réduire les dépenses publiques était légèrement antérieure, estime Jean-David Naudet. L’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, en 2007, avait marqué le passage dans une nouvelle phase. L’une des mesures emblématiques de son début de quinquennat, la révision générale des politiques publiques (RGPP), était entièrement conçue dans cet esprit.
Il faut toutefois noter, comme le montre la trajectoire de la courbe grise, que le poids des versements de l’État dans l’économie calédonienne n’a pas attendu l’arrivée de la crise ni de la RGPP pour s’amenuiser.

La pente descendante
Du temps où les versements bondissaient de 3 % par an, leur importance dans le produit intérieur brut local diminuait déjà d’environ 0,5 point par an. Cette évolution tient évidemment au dynamisme de la croissance, qui s’envolait régulièrement au-dessus des 5 % par an. En 16 ans, la part des versements dans le PIB est ainsi passée de 20 à 12 %. Faut-il s’habituer à voir le montant des versements suivre la pente descendante ? À moyen-terme, probablement. « Les contraintes budgétaires resteront fortes, estime Jean-David Naudet. Mais pour 2016, même si les données ne sont pas totalement consolidées, on peut s’attendre à un rebond de 1 % », tempère aussitôt le banquier central. Et 2017 devrait suivre la même tendance. Le nouveau cycle de contrats de développement y sera pour quelque chose. Les 53 policiers et gendarmes promis le 5 novembre par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, se verront également dans les comptes. Un bel exemple d’arbitrage. « Plusieurs dizaines d’embauches de fonctionnaires de l’État en Nouvelle-Calédonie, on n’avait pas vu ça depuis longtemps, note le banquier central. L’effet sur la dépense globale se fera sentir ».

Repères

La mesure des versements
Dans le graphique ci-dessus, comme dans l’article, la mesure utilisée est celle des versements net. Les versements bruts, qui s’élevaient à 153,1 milliards de francs en 2016, comprennent la totalité des dépenses : salaires, retraites, dotations de fonctionnement, investissement, interventions, solde des militaires, etc. On obtient le montant des versements nets, 117 milliards, en y retirant les retraites et les salaires versés par la Nouvelle-Calédonie aux Calédoniens qui vivent ailleurs en France.

À la source
« Nouvelle-Calédonie 2016 », la synthèse annuelle de l’Institut d’émission d’outre-mer, est en libre accès sur son site web, www.ieom.fr
117 milliards de francs.
Le montant net des versements de l’État en Nouvelle-Calédonie en 2015. En 2016, le nombre devrait remonter aux alentours de 119 milliards, estime l’IEOM.


A Paris, les restrictions budegtaires vont se poursuivre

Dans la droite ligne de son prédécesseur, Emmanuel Macron a fixé comme objectif prioritaire la réduction du déficit budgétaire de l’Etat. Comme tant d’autres, les dépenses en Nouvelle-Calédonie pourraient en faire les frais.
Le début du quinquennat sera placé sous le signe de l’austérité. Les déclarations du candidat puis président Macron pouvaient le laisser penser. Les propos de Bruno Le Maire, publiés samedi dans Le Figaro, ne laissent désormais que peu de place au doute. Le ministre de l’Économie, a annoncé qu'il fallait prendre « immédiatement » des « décisions difficiles » pour respecter la règle - commune à tous les pays membres de la zone euro - qui impose un déficit inférieur à 3 % du PIB.
Cette annonce ne fait que confirmer les intentions affichées le 13 juin par le Premier ministre. « Si nous sommes au-dessus [de 2,8 % de déficit en 2017], il va y avoir toute une série de mesures », avait déclaré Edouard Philippe, faisant référence à un engagement pris par le gouvernement précédent.
L’exécutif s’apprête donc à suivre les recommandations de la Commission européenne, qui, en mai, s’inquiétait une fois de plus de la trajectoire du déficit français. A contrario, les avertissements de certains économistes du Fonds monétaire international, qui estiment que les politiques d’austérité mettent en danger la croissance et l’emploi à court comme à long-terme, resteront lettre morte. Il faut donc s’attendre à un programme pluriannuel de réduction de la dépense publique. Le montant des versements en Nouvelle-Calédonie pourrait s’en ressentir.

2ème grande mobilisation du RIN le 19 Juillet pour l’inscription automatique et sans conditions de tous les kanak !


mercredi 21 juin 2017

Elections. Vues de Kanaky / Nouvelle-Calédonie

Je me propose, dans les jours qui viennent, de publier des points de vue ou des analyses, sur les dernières élections, venant des colonies française, actuelles ou anciennes, mais aussi des et sur les quartiers populaires de la "métropole". Commençons par un courrier reçu ce matin de Nouméa provenant d'Hamid Mokaddem, enseignant, chercheur, auteur, éditeur.

Au niveau politique, ces élections ont démontré encore deux choses.

La forclusion de la souveraineté de Kanaky par la France et l’arrogance de la classe politique calédonienne qui s’est coalisée autour des forces réactionnaires pour éjecter la possibilité d’un élu kanak indépendantiste. 

Le taillage du corps électoral par le charcutage Pasqua favorise ces alliances et aucun parlementaire réactionnaire ne proposera de loi pour modifier ces circonscriptions.

La deuxième chose qui éclate est la nouvelle forme des recolonisations. La France exporte ses colonisations intérieures à l’extérieur d’elle-même. 

Les deux élus conservateurs élus grâce à la coalition des droites locales le soir de leur élection se sont fait portés par les milices wallisiens. 
Voilà la Calédonie française et les servitudes et servilités locales.

Ce qui est triste est que ceci conforte hélas les analyses que je suis en train de produire. Ce qui est triste est qu’on ne voit aucune sortie possible de la colonisation. Au contraire, un renforcement de celle-ci.


Hamid Mokaddem

source

vendredi 16 juin 2017

Une analyse du Président du Parti Travailliste sur le débat d’hier soir entre Louis Mapou et Philippe Gomez.

Une analyse personnelle sur le débat d’hier soir entre Louis Mapou et Philippe Gomez.

En lisant les commentaires sur ce débat, il est clair que beaucoup s’arrêtent sur l’impression télévisuelle mais suffit-elle à rendre correctement la réalité politique entourant ces deux politiciens, je ne le crois pas et j’apporte donc mon point de vue.

L’agressivité à travers le flux de paroles de PG est une stratégie de communication destinée à montrer aux téléspectateurs et en particulier aux électeurs potentiels, sa connaissance des dossiers et surtout son autorité face aux indépendantistes qu’il faut traiter avec poigne. Toujours est-il que le sourire béat du petit garçon sagement assis en face de lui attendant patiemment la possibilité de prendre la parole, confirmait le bien-fondé de cette stratégie puisque le temps de parole n’a jamais été équilibré, la balance penchant très largement pour Philippe Gomez.

D’aucuns seraient tentés de s’offusquer de cette attitude arrogante voire condescendante et paternaliste de Gomez. Et pourquoi donc ?

Pourquoi s’offusquer quand c’est le Palika lui-même qui a porté Goméz et Calédonie Ensemble au sommet de la vie politique calédonienne et économique puisque Paul Néaoutyne en personne en a fait le monsieur Mines du pays !

Politique calédonienne : C’est le Palika qui a tout fait pour qu’après la chute du gouvernement Liegeard, ce soit un membre de Calédonie Ensemble qui reprenne la Présidence du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, ce fût Philippe Germain. Etant au sein du groupe UC FLNKS et Nationalistes au Congrès, nous avons pu suivre les différentes tentatives de Louis MAPOU Chef du Groupe UNI FLNKS au Congrès auprès de notre Chef de Groupe Rock Wamytan pour convaincre de donner la Présidence du Gouvernement à CE. Notre opposition au sein du groupe n’a pas permis cet accord alors celui-ci s’est concocté et scéllé au sein du BP du FLNKS à travers un communiqué signé de Charles Washetine, Victor Tutugoro, Aloisio Sako et Daniel Goa pour donner la Présidence du Gouvernement à CE et ce, sans condition !!! 
En  découle ainsi toute l’orientation du gouvernement appuyée sans condition par le Palika !
La quasi-totalité des textes présentés par CE au Gouvernement et au Congrès sont votés avec l’appui sans condition du Palika.
Les modifications répétées sur l’Accord de Nouméa à travers la Loi Organique intervenues dans plusieurs Comité des Signataires, l’ont été avec l’aval sans condition de Paul Néaoutyne.
Les municipalités perdues au profit de Calédonie Ensemble et de LR par le refus d’accord entre les deux tours par le Palika !

Économie Calédonienne : Philippe GOMEZ est aujourd’hui le « Monsieur Mines » de la Nouvelle-Calédonie !!! Mais qu’à-t-il fait de particulier pour être aujourd’hui dans cette position où, que ce soit chez Eramet où il est aujourd’hui membre du CA, au niveau de l’Etat où il est reconnu interlocuteur privilégié sur ce sujet stratégique pour le pays, ou encore vis à vis des pays producteurs ou des sociétés minières internationales, son statut de « Mr Mines » lui confère le poids de la parole pour la Nouvelle-Calédonie. Cela grâce à Paul Néaooutyne et au Palika.
Que ce soit lors de la célébration de la première coulée de métal de l’usine du nord ou à Posco en Corée, on les a vu sabler le champagne avec profusion d’accolades et d’effusions diverses…Sans doute que pour mériter ce soutien et de tels égards, Philippe GOMEZ a fait partie de celles et ceux qui se sont mobilisés et battus pour obtenir l’échange du massif du Koniambo permettant de garantir le volume de minerais nécessaire à l’exploitation et ainsi de lancer toute l’opération qui débouchera sur l’usine du nord. Bien au contraire ! Comme tous les gens de droite opposés à toute forme d’émancipation et de responsabilisation des kanak,ils ont combattu ce projet et tout tenter pour leur faire échouer ! Et que dire des indépendantistes qui n’y croyaient pas, qui ne se sont pas mobilisés et qui aujourd’hui se posent en donneurs de leçons sur les stratégies minières à mener.
Ou alors Philippe Gomez fait partie des gens du pays qui ont exercé une activité dans les mines et de ce fait acquis l’expérience et les connaissances pour être reconnu ainsi comme le « Mr Mines » du pays…Rien de tout ça mis à part des « questions de ventes de climatiseurs à Goro Nickel »  mais aux yeux du Palika et de Paul Néaoutyne, le label et la reconnaissance se devaient d’être déposés aux pieds de Gomez.

Le tapis rouge qui lui a été déroulé sans condition par le Palika lui donne aujourd’hui cette arrogance et cette suffisance qu’il a montré hier dans le débat télévisé…contre le représentant du Palika ! 

Certains réagissent par rapport à cela comme une motivation à aller voter Mapou pour punir Gomez ! D’autres seraient sensibles à une représentation indépendantiste au Parlement français pour faire entendre cette voix !

Mais une voix qui va parler de quoi ???

Des flux migratoires ? On ne les entend jamais sur ce sujet ici et par miracle, cette voix porterait ce sujet au parlement français ?

Du rééquilibrage et de l’emploi des kanak ? On ne les entend jamais sur ce sujet ici et par miracle, cette voix porterait ce sujet au parlement français ?

De la situation dramatique d’une partie importante de la jeunesse kanak marginalisée et rejetée par l’échec de l’Accord de Nouméa ? Mais ici cette voix ne se révolte jamais pour dénoncer cette situation et par miracle elle le ferait au parlement français ?

Des listes électorales faussées par la fraude électorale massive opérée dans les villes du grand Nouméa ? Mais on ne les entend jamais dénoncer ces inscriptions abusivement validées par le vote des commissions administratives de contrôles complètement déséquilibrées majoritairement par les représentants de l’état et des partis pro-colonialistes, constituant ainsi cette fraude électorale massive…Et par miracle cette voix le dénoncerait au parlement français ? 

De l’absence d’une réelle citoyenneté protégeant et favorisant vraiment les citoyens du pays tel que prévu dans l’Accord de Nouméa ? Mais Mme Déwé Gorodey représentante du Palika au Gouvernement en charge de la citoyenneté, interrogée au Congrès dans la séance des questions au Gouvernement sur l’absence de citoyenneté et d’une éventuelle perspective de mise en place avait répondu « que ce n’était pas à l’ordre du jour » !

De l’inscription automatique et sans condition de tous les kanak sur la liste pour le référendum de 2018 ? Charles Washetine porte-parole du Palika, très récemment dans une interview au journal Les Nouvelles Calédoniennes déclarait : « Qu’en tant que démocrate, le Palika était contre l’inscription automatique des kanak, qu’il fallait passer par la procédure normale avec inscription d’abord sur la liste générale et ensuite la sur liste référendaire » ! Aouh Pôvres de nous colonisés !


Un petit rappel pour finir : en 1986 lors des élections législatives, le Vieux Rock PIDJOT contraint par l’âge avait décidé, en accord avec son parti l’Union Calédonienne, de ne plus se représenter, il fallait donc envisager son remplacement au cours du Congrès du FLNKS qui allait se tenir à Sarraméa, certains militants devraient pouvoir se souvenir. En tant que Président de l’USTKE - groupe de pression fondateur du FLNKS – j’avais adressé une lettre à tous les autres groupes de pression pour donner notre analyse sur la députation à venir, analyse dans laquelle on indiquait qu’il fallait absolument remettre un député kanak donc FLNKS au parlement sinon le RPCR allait désigner un candidat kanak et s’arroger ainsi la représentation et la parole kanak au parlement français, n’oublions pas que c’était pendant « les évènements ». L’opposition anti-UC portée par le Palika entr’autres était telle que le Congrès du FLNKS de Sarraméa en 1986 a décidé de ne pas présenter de candidats laissant le champ libre au RPCR, résultat des courses :
  • Maurice NENOU a été désigné candidat et élu député
  • Maurice NENOU au parlement et Dick UKEIWE au Sénat ont été les porte-drapeaux kanak contre la revendication indépendantiste kanak
  • Sans voix indépendantiste pour s’y opposer au parlement, les circonscriptions électorales ont été changées par le Ministre de l’intérieur Charles PASQUA à la demande du RPCR assurant du coup aux partis pro-colonialistes par ce découpage sur mesure, l’assurance de la représentation parlementaire de la Nouvelle-Calédonie comme l’ont confirmé toutes les élections législatives depuis lors.
Ma question : Voter pour quoi et pour qui ?

C’est ma simple contribution.

UREGEI Louis Kotra 
Président du Parti Travailliste
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mardi 13 juin 2017

Comment Philippe Gomès, le député UDI-LR a obtenu illégalement son patrimoine de 3 millions d’euros




Je me permet de vous partager un article de mon confrère leveilcaledonien.com, en cette période électorale, on peux se demander comment ce fonctionnaire algérien, a fait pour amasser 400 millions de francs cfp en patrimoine, votre patrimoine, car tout ça, c’est votre argent, même si il se trouve actuellement sur ses divers comptes en banque.
PG fait penser au légendaire Gollum dans le film « le seigneur des anneaux » ou ce dernier est prêt à tout pour conserver son anneau magique qui lui permet de conserver le pouvoir et la richesse.
PG est né le 27 octobre 1958 à Alger (Algérie). Son père était gendarme et sa maman institutrice. Ils quittent l’Algérie pour s’installer en France.
PG arrive finalement en Nouvelle-Calédonie à quinze ans en 1974 pour y être scolarisé au lycée La Pérouse de Nouméa où il passe son baccalauréat en 1977. Il retourne ensuite en Métropole pour ses études et obtient une licence en droit en 1981.
Il revient alors en Nouvelle-Calédonie et est intégré en tant que fonctionnaire au service de la concurrence et des prix en 1982. Déjà très dépensier, il aurait commencé dans l’administration avec un interdit bancaire… Deux ans plus tard il quitte ce poste pour se lancer en politique.
L’anecdote est importante pour comprendre la construction de sa fulgurante ascension et la constitution de sa fortune personnelle.
Le début d’une longue carrière politique propulsé par Jacques LAFLEUR. A la fin des années 1980, on lui confit l’ADRAF, établissement public chargé de la réforme foncière. Il profita de cette opportunité pour faire attribuer des terres ou dédommager grassement des habitants de La Foa, commune dont M. Gomes ambitionnait de devenir le maire.
En plus de cela, M. Gomes détourna les moyens de l’agence à son profit ainsi que des fonds importants. Philippe Gomes échappa à la justice grâce à l’intervention de Jacques Lafleur qui obtint du gouvernement socialiste d’intégrer ces détournements dans la loi d’amnistie qui fut adoptée après la signature des Accords de Matignon. Crimes crapuleux contre crimes de sang disait-on à l’époque…
Néanmoins, avant l’adoption de la loi d’amnistie en 1989, l’Etat avait demandé un rapport officiel, le rapport de M. Asselineau, inspecteur des finances, sur les « anomalies » de l’ADRAF. Un blog de la place bien renseigné en avait d’ailleurs, il y a quelques années, publiés quelques extraits qui concernent les méfaits de M. Gomes :
« Les prix décidés par l’ADRAF pour l’acquisition de propriétés foncières étaient 37,1% supérieure aux estimations du service des domaines de la Nouvelle-Calédonie. L’ADRAF a pris des décisions d’acquisition pour 922 150 000 frs alors que l’estimation des domaines était de 672 583 000 frs. L’estimation de l’ADRAF était calculée par M. Guillerme, beau-père de M. Gomes, directeur adjoint. »
« 9 propriétés ont été attribuée à des personnes dont la demande d’attribution a été rédigée de la main de M. Gomes, directeur adjoint de l’établissement. »
« Les frais de restaurant ont atteint des niveaux élevés : 939 050 frs cfp et 706 588 frs cfp en 1988 occasionnés par M. Milliard ; 831 642 frs en 1987 et 178 955 frs en 1988 occasionnés par M. Gomes dont 782 130 frs au seul  Hôtel Banu à la Foa. Ces dépenses sont d’autant plus préoccupantes qu’il existe dans certains cas un doute sur leur existence même. »
« M. Philippe Gomes a eu un accident le 2 juillet 1988 avec une voiture de service Peugeot 309 alors qu’il n’était plus employé par l’établissement depuis le 24 avril 1988. La voiture a été réduite à l’état d’épave (coût du préjudice : 1 100 000 frs. L’agence n’a pas porté plainte. Par ailleurs, le dossier a été subtilisé des archives de l’ ADRAF. »
« Le bureau de M. Milliard, directeur de l’établissement, a été saccagé dans la soirée du 23 novembre 1987. Selon les dires du directeur, cette opération, qui s’est accompagnée de la destruction partielle de la porte du bureau, a été menée par MM. Gomes, directeur adjoint de l’établissement, Harold Martin, membre du congrès du territoire et membre du conseil d’administration de l’établissement. Ces deux personnes avaient prévenupréalablement par téléphone le directeur de l’action qu’ils allaient commettre, entrainant un départ précipité du directeur et de sont collaborateur, M. Chistian Breton, seuls encore présents dans les locaux. Ces dires ont été confirmés par M. Breton. »
Dans les jours qui ont suivi, à la Foa, certains fidèles auraient reçu l’ordre de bruler dans des fûts et sous contrôle, des piles de documents classés. Plus de documents compromettants, plus de preuves…
Comment faire pour pouvoir être élu maire de la Foa ? La première des étapes c’est d’y habiter… Jacques LAFLEUR le met en contact avec Monsieur Georges Guillermet Père qui lui prête une chambre pour justifier de lieu d’habitation et le tour est joué.
En 1989, il est élu maire de La Foa en remerciements de ses bons services. Commence alors son enrichissement personnel à partir de ces fonctions d’élu. Son premier déboire à La Foa c’est lorsqu’il ne réussit pas la transaction avec une famille propriétaire sur Lebris à qui il a autorisé la création d’un lotissement, l’ouverture d’une voie d’accès jusqu’à la mer et développer l’électrification pour la création d’une ferme aquacole. La contre partie de ces aménagements c’était de lui offrir un lot bien placé, vu sur mer. La punition n’a pas tardé. En 2017, cette partie de La Foa n’a toujours pas l’eau potable.
Mais de l’autre côté de la baie, à Ouano, les choses se sont bien déroulé, une fois les autorisations accordées, Philippe devient actionnaire dans l’élevage de crevettes de Ouano et revend rapidement ses parts à son ami Quito BRAUN ORTEGA qui en profite pour globaliser le tout avec l’atelier de conditionnement « La Pénéïde de Ouano » construit dans la zone industrielle de La Foa.
Il est à ce moment là, Maire de La Foa et élu à la province Sud et à l’ERPA, qui soutient déjà la filière crevettes….

Les Nouvelles Calédoniennes titrait d’ailleurs à l’époque :

« Guerre des crevettes. Philippe Gomes en appelle à la raison. L’ouverture, à La Foa, de l’atelier de conditionnement des crevettes du Tahitien Quito Braun-Ortega, a fait des vagues dans les bassins à crevettes. Philippe Gomès est intervenu pour calmer le jeu. »
L’argent de la vente de ces parts dans l’élevage de crevettes va lui permettre d’acheter SPOT et préparer son départ de La Foa.
En 2005, Philippe Gomès, président de la province sud, était donc à ce titre membre du conseil d’administration de Goro Nickel mais aussi patron d’une entreprise privée " Spot", spécialisée dans la vente de matériels électriques: une société qui avait remporté le marché de l’installation des climatiseurs de l’Usine du sud pour un montant de 127 millions de francs cfp.
Il est alors condamné en première instance puis innocenté en appel…. Il expliquera d’ailleurs qu’il a revendu ses parts dans la société avant les élections législatives de 2007.
En résumé, il revend les crevettes, pactole, il revend des climatiseurs, pactole, il revend Spot, pactole. Voilà résumé comment en quarante ans, un jeune interdit bancaire devient un puissant homme politique fortuné de Nouvelle-Calédonie qui possède une maison à la baie des citrons estimée à 400 millions CFP. Il est légitime de se poser la question du financement des travaux de construction de sa maison. Certains opposants citaient encore il y a quelques jours une suspicion de conflit d’intérêts entre l’entreprise Bonnet qui avait décroché un gros contrat lors de la construction de l’hôtel Shératon de Déva alors que PG était président de la province Sud et que les équipes de cette entreprises auraient en même temps travaillaient sur sa maison de la baie des citrons. Idem pour les entreprises PRD et Kilouplus qui ont travaillées, et n’ont jamais été remboursées intégralement par le propriétaire PG mais ont du elles, payer leurs sous-traitants. CQFD.
Gollum et son Précieux ont réussis ce tour de force. S’enrichir par des positions dominantes obtenues par à la politique et à ses élections successives. On pourrait aussi développer comment PG a utilisé des agents de certaines grande banques de la place afin d’avoir accès à des informations personnels et de sociétés en difficulté pour améliorer l’efficacité de ces dites négociations…
On aurait pu tourner certaines séquences du seigneur des anneaux à Nouméa. Peut-être un court métrage pour le prochain festival du cinéma de La Foa 2017.
En tous cas, toutes ces informations constituent une partie des mètres cubes de pièces à conviction contre P Gomes qui remplissent une pièce entière de la brigade financière de la Gendarmerie de Nouméa.

mercredi 24 mai 2017

Les terroristes sont à l'élysée

L'indic Claude Hermant implique l'Etat dans l'attentat contre Charlie Hebdo

L'indic Claude Hermant implique l'Etat dans l'attentat contre Charlie Hebdo
Ce dossier fait voler en éclats le narratif officiel, selon lequel des islamistes ont préparé seuls les attentats qui ont ensanglanté la France, la Belgique et l'Allemagne depuis 2015.
L'avocat de Hermant, Me Maxime Moulin, ne dispute pas le fait que des armes passées entre les mains de Hermant, qui agissait sous couvert du service de renseignement des douanes jusqu'en 2013 avant de travailler pour le compte de la gendarmerie, sont parvenues à Coulibaly. Les médias et les partis politiques établis ont étouffé ce fait, ainsi que l'arrestation de Hermant à cause de ses relations avec Coulibaly après les attentats. Le ministre de l'Intérieur en juin 2015, Bernard Cazeneuve, a même opposé le secret défense aux investigations des liens entre Hermant et les islamistes.


Rien n'a changé : Vos guerres, nos morts

Ce sont les nôtres qui sont morts la nuit dernière. 
À la terrasse d’un restaurant, dans un bar, dans la rue, dans une salle de concert.  
Les nôtres. 
Morts parce que des assassins ont décidé de frapper en plein Paris et de tirer dans la foule, avec pour objectif de faire le plus de victimes possible. 
11h30. Sarkozy vient de déclarer : « Nous sommes en guerre ».
Pour une fois je suis d’accord avec lui. Ils sont en guerre. 
Vous êtes en guerre, vous les Sarkozy, Hollande, Valls, Cameron, Netanyahou, Obama. Vous êtes en guerre, vous et vos alliés politiques, vous et vos amis patrons de multinationales.
Et vous nous avez entrainés là-dedans, sans nous demander notre avis.  
Afghanistan, Iraq, Libye, Mali, Syrie… Nous n’avons pas toujours été très nombreux à protester. Nous n’avons pas suffisamment réussi à convaincre que ces expéditions militaires ne feraient qu’apporter toujours plus d’instabilité, de violences, de tragédies. 
Là-bas, et ici.

mardi 23 mai 2017

Bon alors, c'est pour quand Macron la décolonisation de Kanaky ?

« Oui, la colonisation est un crime contre l’humanité »


Pour notre chroniqueur, les remous provoqués par la déclaration d’Emmanuel Macron témoignent de l’incapacité française à assumer « un pan peu glorieux de son histoire ».


Emmanuel Macron à la basilique Notre-Dame d’Afrique, à Alger, le 14 février 2017.

Qu’Emmanuel Macron provoque une polémique en affirmant, lors d’une visite à Alger, que la colonisation est un crime contre l’humanité témoigne d’un profond malaise français sur le sujet. Mais en dépit des éructations de certains, le bilan est sans appel : oui, la colonisation est un crime contre toute l’humanité, dont le résultat fut d’imposer la domination de la barbarie contre la civilisation.

mardi 16 mai 2017

Pauvre Kanaky, un pilleur de sous-sol, nommé 1 er ministre de la france

Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva et dans un conflit d’intérêt


Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva…
… et dans un conflit d’intérêt en tant que maire du Havre au profit de son ancien employeur Areva

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L’Observatoire du nucléaire dénonce la nomination au poste de premier ministre de M. Edouard Philippe qui n’est en rien le personnage "modéré" que la communication macronienne tente de mettre en scène. Bien au contraire, M. Philippe a les mains très sales, ou plutôt… radioactives. En effet, lorsqu’il travaillait pour la multinationale atomique Areva, il a participé à de sombres manœuvres dans les coulisses uranifères de la Françafrique.

israel état voyou : Palestine 1947 - 2017

À elle seule, cette image anéantit toute la propagande de l'Etat voyou d'#Israel. A montrer au plus grand nombre sans modération #Nakba 
 

lundi 8 mai 2017

Kanaky, enfin libre !

Les communes de la côte ouest (nouméa, paita, dumbéa, mont dore, la foa, bourail ...)  sont bel et bien des villes  fascistes ! 

Le vivre ensemble est mort.

Par contre vu que "La colonisation est un crime contre l'Humanité", les colonies sont libres, Kanaky est indépendante et ça c'est une bonne nouvelle, alors les nazillons, il n'y a plus qu'à rentrer chez vous. 
 valise en cuir avec des etiquettes

vendredi 5 mai 2017

Hommage à nos Martyrs


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8 mai 1985 - 8 mai 2017... Hommage à Célestin Zongo, 
assassiné à Montravel, Nouméa.



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A lire le dossier : Qui a tué Célestin Zongo ?

jeudi 4 mai 2017

Rapport d'information sur sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie

Ce rapport d'information est le document qui mettra au courant du dossier calédonien tous les futurs acteurs nommés par le prochain Président de la République, son gouvernement et principalement le 1er Ministre, et les députés de la prochaine assemblée.

Il est donc très intéressant de pouvoir le lire.
Vous pouvez lire l'intégralité du rapport (en PJ) et l'introduction à ce rapport rédigé par M. DOMINIQUE BUSSEREAU
et M. RENÉ DOSIÈRE.

mardi 2 mai 2017

1er mai 2017 Défilé USTKE - Discours de Mr Louis Kotra Uregei

Vote FN : le PT y voit un échec des Accords



« Impact politique de l’élection présidentielle française » et en particulier « la montée en puissance du Front national en Nouvelle-Calédonie » : voilà le sujet majeur abordé samedi par le bureau politique du Parti travailliste. Et la conclusion est brute : « nous avons dressé le constat du vote FN massif dans le pays (...) Un électorat qui n’hésite pas à se jeter dans les bras du Front national, même s’il parle de destin commun et suivait jusqu’à présent des partis traditionnels, signataires des Accords », souligne le président du Parti travailliste, Louis Kotra Uregei. Et d’insister sur ce constat : cet électorat n’a « pas hésité à prendre une position contraire » à l’esprit de l’accord de Nouméa. Et d’interpréter ce vote comme « un échec de ce qui était annoncé comme le destin commun et le vivre ensemble ».
« Il y a une autre lecture, assez ironique. Le discours de Marine Le Pen, c’est la France aux Français. Si les gens votent FN, ils doivent être d’accord pour dire la Kanaky aux Kanak », provoque le président du parti.
Le bilan du premier tour ne change rien à la position du PT concernant les élections nationales. Le mot d’ordre du parti reste de ne participer ni à la présidentielle, ni aux législatives.
Concernant les travaux au sein du Rin (Rassemblement indépendantiste et nationaliste), la situation n’a pas évolué. « Nous disons que 25 000 Kanak ne sont pas présents sur la liste référendaire car ils ne sont pas inscrits sur la liste principale », pose LKU. Le parti dénonce aussi « la fraude massive dans les communes de l’agglomération, avec une dizaine de milliers d’électeurs frauduleusement inscrits ». « Pour nous, le référendum est déjà pipé », pose le président du PT. Le message est clair : son parti ne se satisfera pas d’un référendum où tous les Kanak ne seront pas automatiquement et « légitimement » inscrits sur les listes électorales spéciales.

Une Fête du travail traditionnelle et familiale

La Fête du travail a permis à l’USTKE de mobiliser ses troupes autour de ses thèmes de prédilection. A la SLN, on se souvenait de ceux morts au travail.
Après le défilé, les manifestants ont pu se poser devant le siège de l’USTKE,  où des animations et des espaces de dialogue étaient organisés.

Après le défilé, les manifestants ont pu se poser devant le siège de l’USTKE, où des animations et des espaces de dialogue étaient organisés.


C’est une tradition à laquelle les militants de l’USTKE ne dérogent pas. Hier, 1er mai, pour la fête du Travail, ils étaient venus défiler dans les rues de la capitale, depuis le siège du syndicat à la Vallée-du-Tir jusqu’au marché municipal de de la Baie-de-la-Moselle. Un trajet effectué dans une ambiance calme et plutôt joyeuse, avec de nombreux enfants et personnes âgées que le soleil n’aura pas effrayé.

La musique festive se mêlait aux discours, rappelant les principaux thèmes défendus par le syndicat. A commencer par celui retenu cette année par le bureau confédéral de l’organisation : « 2018 : pour construire un avenir dans la pleine souveraineté ». Mais aussi le rééquilibrage (« Pas de destin commun sans l’accès des Kanak aux responsabilités », dit une banderole), le partage des ressources, notamment du nickel, la dénonciation des discriminations. Des banderoles rappellent aussi le travail du Rin (Rassemblement indépendantiste et nationaliste) en particulier pour l’inscription automatique des Kanak sur la liste spéciale pour le référendum de 2018.

Tous secteurs

Mais, rappelle-t-on au micro « le 1er mai, c’est pour tous les travailleurs, qu’on soit noir ou blanc ! Les personnes sur le côté, n’hésitez pas à vous joindre à nous ! »

Comme tous les ans, de nombreux secteurs étaient représentés : transport, hôtellerie, nickel, enseignement privé, fonctionnaires, nickel…

A la SLN, justement, une autre commémoration était organisée. C’est en effet le 1er mai que la Cogetra organise un dépôt de gerbes « en mémoire de ceux qui ont laissé leur vie au travail pour notre métal ». Ils sont ainsi 42 à avoir péri, entre 1961 et 2008.

lundi 1 mai 2017

Un cortège du Premier mai syndical et politique

Une des traditions qui vont de pair avec le 1er mai a été respectée, ce lundi, à Nouméa. L'USTKE a tenu son habituel défilé. Un rendez-vous dédié aux travailleurs, et tourné vers 2018, qui a réuni entre «600» et «plus de 2500» personnes...
© NC 1ère / Françoise Tromeur

Tradition dans la tradition, l’ampleur de la manifestation est vue de façon très différente selon que l’on s’adresse aux organisateurs ou aux forces de l’ordre. Le syndicat USTKE estime que plus de 2500 personnes ont arpenté le centre-ville de Nouméa ce lundi 1er mai, pour son habituel défilé. Chiffre qui, pour la police, était plutôt de l’ordre des 600 participants.

«Trente-cinq ans que je défile»

Quoiqu’il en soit, ce sont des Calédoniens de tous les âges qui marchaient entre les plate-formes, et beaucoup défilaient en famille. « J’ai 42 ans, le syndicat a 35 ans : ça fait trente-cinq ans que je défile avec mes parents », résume cette participante. Elle explique le sens que revêt pour elle ce rendez-vous : « C’est la Fête des travailleurs, il y a des gens qui sont morts pour les droits des travailleurs et c’est une façon comme une autre de leur rendre un hommage. »

«Un devoir de mémoire »

« Nous en sommes aujourd’hui à la trente-deuxième marche de l’USTKE, qui a  été faite pour la première fois le 1er mai 1982, rappelle en effet son actuel dirigeant, André Forest. Pour nous, il s’agit avant tout d’un devoir de mémoire, vis-à-vis des vieux, syndicalistes ou travailleurs, qui ont  laissé leur trace dans l’amélioration des conditions de travail, dans l’écriture des lois sociales. Nous, les nouveaux responsables, sommes là pour améliorer et consolider l’existant que eux ont contribué à créer. »
© NC 1ère / Françoise Tromeur
© NC 1ère / Françoise Tromeur


«Enjeu politique»

« Que chaque travailleur soir conscient de la fragilité du fruit de son travail au niveau des entreprises », formule ce militant, avant d’ajouter : « On est bien conscients aussi de l’enjeu politique pour l’avenir de notre pays, 2018, ça fait partie de la lutte du syndicat. »

«Des sujets d'actualité»

« Le 1er mai de l’USTKE, c’est toujours aussi un 1er mai politique, confirme Louis Kotra Uregeï, son fondateur. C’est l’occasion à chaque fois d’évoquer des sujets d’actualité. » En l’occurrence, pour ce cru 2017, « les résultats du premier tour des présidentielles en Nouvelle-Calédonie, l’inscription automatique des Kanak sur les listes électorales et 2018, avec le référendum d’autodétermination. » La vision du syndicat pour 2018 était d’ailleurs le thème du jour, décliné sur le cortège et dans les slogans.  
© NC 1ère / Françoise Tromeur

A retrouver dans le journal télévisé de ce lundi 1er mai, qui aura pour invité Louis Kotra Uregeï, à partir de 19h30 sur NC 1ère.

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dimanche 30 avril 2017

L'USTKE défilera pour le 1er-Mai

Pas de 1er-Mai en Nouvelle-Calédonie sans défilé organisé à Nouméa par l'USTKE. Pour cette nouvelle «fête des travailleurs», le cortège partira à 10 heures, demain, de la Vallée-du-Tir et sillonnera le centre-ville en évoquant 2018. Des rues seront fermées à la circulation.
Le défilé du 1er Mai 2016 à Nouméa. © NC 1ère
© NC 1ère Le défilé du 1er Mai 2016 à Nouméa.

Les participants ont rendez-vous à 7h30, demain, au siège de l'USTKE situé à la Deuxième Vallée-du-Tir. C'est de là que partira, comme chaque année, le défilé organisé pour le 1er-Mai par l'Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités.

Un thème très politique

Une «fête des travailleurs» qui déclinera cette année un thème particulièrement politique, à savoir «2018 : pour construire un avenir dans la pleine souveraineté». Le syndicat fondé il y a trente-six ans par Louis Kotra Uregeï appelle «les travailleurs, le mouvement indépendantiste et progressiste, la jeunesse du pays» à venir grossir les rangs de cette marche. Après l'effort, le réconfort : un «après-midi festif» se déroulera derrière le siège avec animation musicale, tournois de pétanque et restauration. 

Trafic perturbé

Ce défilé traditionnel du 1er-Mai aura évidemment une incidence sur la circulation, aussi bien des voitures que des bus du réseau Karuïa. La petite rue Raleb, celle qui passe derrière le QG du syndicat, sera fermée demain à partir de 7 heures. Les coupures de route suivront ensuite, à partir de 10 heures.

Un parcours annoncé

Le parcours passera par la rue Berthelot qui relie la Vallée-du-Tir au rond-point du même nom, empruntera la VDO le long de la mer, puis la rue Ferry et l'avenue de la Victoire. Direction la place des Cocotiers : le cortège devrait la contourner par l'avenue Foch, la rue Anatole-France, celles de Sébastopol et Jean-Jaurès. Les marcheurs reviendront sur Foch, iront rue Clémenceau et au carrefour du général Patch puis retourneront, par la rue Unger, vers le terrain de pétanque de la Vallée-du-Tir. Le retour à une circulation normale se fera sans préavis dès la fin de la marche. 

Le parcours du défilé tel que diffusé sur le site du réseau de bus Karuïa. 

samedi 29 avril 2017

Le Parti Travailliste met le vote FN au regard des échéances du pays

Le bureau politique du Parti travailliste était réuni aujourd'hui, samedi, à la Vallée-du-Tir, à Nouméa. Les travaux au sein du Rin (Rassemblement indépendantiste et nationaliste), qui travaille sur l'inscription des Kanak sur les listes électorales spéciales, ont été évoquées. 
Mais le parti a surtout eu l'occasion d'analyser les résultats du premier tour de l'élection présidentielle en Calédonie, en particulier la percée du Front national. Résumant les travaux, le président du Parti travailliste Louis Kotra Uregei a souligné que l'électorat Front national n'a « pas hésité à prendre une position contraire » à l'esprit de l'Accord de Nouméa et interprète ce vote comme « un échec de ce qui était annoncé comme le destin commun et le vivre ensemble ».                                
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 Aucun texte alternatif disponible.

lundi 24 avril 2017

Nous avons mal à notre destin !

13 communes qui votent fasciste dans une colonie cela s'appelle comment : un apartheid ?  Merci aux victimes de l'histoire pour la reconnaissance de la main tendue, pauvre Kanaky.

 Le Pen en tête dans treize communes calédoniennes


Qui sont les nazillons du 2 ième tour :


Seuls les candidats UCF, Gaël Yanno et Gil Brial, ont dit ouvertement qu'ils voteraient Le Pen. Sonia Backès l'a laissé entendre, tout comme Harold Martin. 

 
Les nazillons du 1 er tour :
La candidate du Front national a effectué en Nouvelle-Calédonie une progression impressionnante. Elle est portée en tête dans trois des quatre principales villes et dans les communes de Brousse à majorité loyaliste. Celles dirigées par un maire indépendantiste ont plutôt choisi Benoît Hamon.
marine le pen l'emporte à Dumbéa, deuxième municipalité du Caillou par le nombre habitants, avec 33, 9 % contre 32,49 %. Mais aussi au Mont-Dore, la troisième, à 33,48 % pour Le Pen et 32,19 % pour Fillon. Et à Païta, avec 35,65 % et 32,2 %. 

En Brousse, il s'agit des communes de la côte ouest à majorité loyaliste : Boulouparis (45,82 %), Koumac (43,7 %), Farino (45,5 %), Bourail (40,44 %), La Foa (38,38 %), Pouembout (36,26 %), Moindou (35,41 %), Poya (32,62 %), Kaala-Gomen (28,43 %). Dans toutes ces localités, c'est François Fillon qui arrive en deuxième position. Exception à Ouégoa : dans la commune nordiste dirigée par un maire indépendantiste, le duo de tête est constitué par Marine Le Pen (50,97 %) et Benoît Hamon (20,85%).