PARTI TRAVAILLISTE

KANAKY

jeudi 10 décembre 2015

Nestlé est accusé de traite et de travail forcé d'enfants dans les plantations de cacao en Côte d'Ivoire.

 
Nestlé est accusé de traite et de travail forcé d'enfants dans les plantations de cacao en Côte d'Ivoire. Nous sommes en 2015 et pour accroître ses profits criminels, le géant du chocolat va jusqu'à réduire des enfants en esclavage.
La liste des chefs d'accusation est effrayante. Les enfants soumis au travail forcé ne sont pas payés, doivent transporter des charges lourdes, sont exposés à des substances toxiques et font l'objet de menaces physiques. Et ce n'est pas tout ! Nombre de ces pauvres enfants seraient selon toute vraisemblance vendus par des trafiquants qui les enlèvent ou les achètent eux-mêmes dans des pays voisins de la Côte d'Ivoire!
Nous devons agir. Maintenant!
Ces révélations intolérables mettent Nestlé dans l'embarras et constituent une menace sans précédent pour son image de marque. Unissons nous pour pousser le géant du chocolat à enfin prendre ses responsabilités et mettre immédiatement fin au travail des enfants dans les plantations de cacao.
Dites à Nestlé de mettre fin à l'exploitation d'enfants dans les plantations de cacao -- asservir des enfants pour faire du profit est inhumain!
Selon le cabinet Hagens Berman qui porte l'affaire en justice, Nestlé travail avec des fournisseurs qui exploitent des enfants - dans des conditions « dangereuses » et « pénibles » - dans les plantations en Côte d'Ivoire. Au total, 1,1 millions d'enfants étaient concernés en 2013-2014!
Il y a quelques mois, 48 enfants âgés de 5 à 16 ans avaient été secourus par les forces de police dans les plantations de cacao en Côte d'Ivoire. D'après Interpol, ces enfants étaient originaires du Burkina Faso, de Guinée, du Mali et du nord de la Côte d'Ivoire. Ils « travaillaient dans des conditions extrêmes, particulièrement dangereuses pour leur santé », et certains le faisait « sans recevoir ni salaire, ni éducation ».
Ces enfants devraient recevoir l'amour de leur famille, jouer avec leurs copains, suivre le chemin de l'école et non pas celui de la traite dans des plantations de cacao!
« Les consommateurs qui sont venus nous consulter ont été indignés d'apprendre que les sucreries qu'ils mangent avaient un arrière-goût si sombre et amer, que le travail des enfants et l'esclavagisme faisaient partie de la production de chocolat par Nestlé », affirme Steve Berman, membre du cabinet Hagens Berman, au journal Le Monde.
Il est temps d'agir massivement et ensemble, afin d'envoyer un message clair à Nestlé et toutes ces multinationales de l'agro-alimentaire qui profitent de l'exploitation d'enfants dans leurs chaînes d'approvisionnement.
Dites non au travail forcé des enfants dans les exploitations de cacao de Nestlé! Exigez que Nestlé mette immédiatement fin à ces pratiques inhumaines et assume toutes ses responsabilités!

Signer la petition SVP
http://action.sumofus.org/fr/a/nestle-esclavage/?sub=tw
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Plus d'information:
Nestlé, Mars et Hershey's visés par une plainte sur la traite des enfants, Le Monde, 2 octobre 2015 Vos M&M's sont-ils fabriqués par des enfants ?, Le Point, 3 octobre 2015
[Documentaire en anglais] The Dark Side Of Chocolate (La face cachée de l'industrie du chocolat), 2010

mardi 8 décembre 2015

André Forest : "Le rééquilibrage reste un combat"

Invité sur le plateau du JT de NC1ère, lundi 7 décembre, André Forest, le nouveau président de l'USTKE, est revenu sur la question du rééquilibrage, de l'engagement du syndicat et de l'implication de la jeunesse.
Invité sur le plateau du JT de NC1ère, lundi 7 décembre, André Forrest, le nouveau président de l'USTKE, est revenu sur la question du réequilibrage, de l'engagement du syndicat et de l'implication de la jeunesse. © NC1ère
© NC1ère Invité sur le plateau du JT de NC1ère, lundi 7 décembre, André Forrest, le nouveau président de l'USTKE, est revenu sur la question du rééquilibrage, de l'engagement du syndicat et de l'implication de la jeunesse.

Le weekend dernier, l'USTKE a fêté ses 34 ans lors de son 15ème Congrès, à Lifou. Pendant tout le weekend, plusieurs délégués de l'USTKE ont planché sur diverses motions, donc le rééquilibrage. Le Congrès a aussi vu l'élection à la présidence d'André Forrest, ancien fonctionnaire de l'OPT, qui vient succéder à Marie-Pierre Goyetche. 
André Forrest était invité sur le plateau du JT de NC1ère, lundi 7 décembre. Il répondait aux questions de Dave Waheo-Hnasson et a tout d'abord dressé un bref bilan pour l'année 2015. 
"Le bilan pour 2015 est un bilan positif", déclare André Forest. "L'USTKE reste aujourd'hui la deuxième force syndicale du pays et son implantation à travers l'ensemble du pays est confirmée". 
"La sission liée au Congrès de 2010 à Ponérihouen est complètement résorbée, en terme de perte d'effectifs", poursuit-il. "Et on assiste aujourd'hui beaucoup plus à une remontée des effectifs de l'USTKE."
La motion concernant le rééquilibrage, votée pendant le Congrès du weekend dernier, prévoit une journée de mobilisation autour du réequilibrage public.
"Ce qui a fait la singularité de l'USTKE, c'est la prise en compte de la condition du salarié kanak dans les entreprises et les administrations", souligne le président du syndicat. "C'est toujours un combat, il faut persévérer, et notamment à travers le rééquilibrage". 
André Forest insiste sur le fait que le syndicat prépare aujourd'hui sa relève et se concentre sur les jeunes. "L'USTKE est une structure qui a 34 ans", poursuit-il. "Aujourd'hui, les jeunes qui vont arriver vont apporter non seulement une bouffée d'oxygène dans la réflexion mais c'est déjà une mise sur orbite pour la prise de responsabilités pour les années à venir". 
Retrouvez l'intégralité de l'entretien avec André Forest, conduit par Dave Waheo-Hnasson pour NC1ère (JT de lundi 7 décembre 2015) :

ITW-FORREST-081215

lundi 7 décembre 2015

Eramet isole sa filiale calédonienne déficitaire, la SLN

Le conseil d’administration d’Eramet devrait annoncer le 9 décembre l’arrêt de la production de concentré de nickel par la SLN, affirme la chaîne Outremer 1ère. Si cette information se confirme, la filiale calédonienne, ne fournissant plus l’usine de Sandouville, se retrouvera plus isolée du groupe.


 Les mattes de nickel de Doniambo n’alimenteront plus la raffinerie de Sandouville-Le Havre, affirme le site de la chaîne Outremer 1ère. Selon la chaîne calédonienne, le conseil d’administration du groupe minier français Eramet devrait annoncer le 9 décembre l’arrêt de la production de concentré de nickel par la Société Le Nickel (SLN).

Selon le site internet de la SLN, les mattes, ces concentrés issus du ferronickel par extraction du fer pour atteindre une concentration en nickel de plus de 70%, représentent 20% de la production de l’usine de Doniambo à Nouméa, sur un total d’environ 55 000 tonnes.

Couper les liens avec Sandouville

Ces mattes étaient destinées exclusivement à la raffinerie Eramet du Havre Sandouville, où elles étaient concassées puis purifiées par hydrométallurgie pour produire de l’hydroxycarbonate de nickel, du chlorure de nickel hexahydrate et du nickel électrolytique haute pureté. Les mattes calédoniennes pourraient être remplacées par des produits venus de Finlande (Talvivaara ou Boliden). Contacté par l’Usine Nouvelle, un porte-parole d’Eramet refuse de commenter ou de confirmer cette information.

Cette suspension de la production de concentrés à Nouméa, si elle se confirme, couperait le lien de dépendance entre l’usine de Sandouville et la SLN. Ce qui ouvre la possibilité d'un désengagement plus important encore d’Eramet de sa filiale calédonienne et, donc, du nickel.

Le groupe minier, qui a annoncé en octobre un plan d’économies, envisage la vente d’actifs industriels non-stratégiques. Dans le cadre de ce plan d'économies, Eramet a annoncé fin novembre le départ du directeur général délégué de la branche nickel du groupe Bertrand Madelin. Son portefeuille a été confié à Philippe Vecten, directeur général délégué de la branche manganèse. Concernant la SLN, une source proche de la direction d'Eramet reconnait qu’en raison de la crise actuelle des cours du nickel et du manganèse, le PDG Patrick Buffet envisage toutes les possibilités afin de "minimiser les dégâts du marché".

La SLN en situation délicate

Mettre un terme à la production de concentré de nickel constitue une petite économie pour la SLN, mais seul un réinvestissement industriel d’envergure - qu’il s’agisse du remplacement de la centrale à charbon, en fin de vie, ou du passage à l’hydrométallurgie sur le site - aurait été à même de restaurer la rentabilité de la filiale calédonienne. Or l'annonce de la réduction des investissements du groupe à la stricte maintenance rend plus qu"improbable ce réinvestissement.

Les débats sur la stratégie à adopter ont été vifs, ces dernières années déjà, entre les proches de la famille Duval (Aubert & Duval, 37% du capital d’Eramet), ceux qui réclamaient un réinvestissement industriel au lieu de la distribution de dividendes (Carlo Tassara, 12,79%) et les partisans d’une hausse de la participation des autorités publiques calédoniennes au capital de la SLN (STCPI, 4%). Didier Julienne, expert du nickel et candidat – non élu - au conseil d’administration d’Eramet, s'interroge : "Si Eramet souhaitait se défaire de la SLN et en offrir le contrôle aux pouvoirs publics calédoniens, agirait-il autrement ?"

source


COP21 : Dans les boues toxiques de VALE-INCO et BHP.

« On a entendu un bruit horrible et on a vu la boue qui s’approchait. Nous sommes sortis en courant. C’est un miracle que nous soyons en vie ». Ainsi est racontée la catastrophe industrielle de Bento Rodrigues au Brésil, par Valéria de Sousa, 20 ans et en pleurs dans le gymnase de Mariana où elle a trouvé refuge.

Etat de crise

Son village est submergé, charriant les cadavres de 35 personnes au moins, après la rupture d’un barrage minier d’exploitation de fer de la société SAMARCO. La boue toxique qui se répand sur plus de 60 km, provoque des ravages environnementaux sans précédent dans une région placée en état d’urgence.
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SAMARCO, l’entreprise minière assure que tout va « presque » bien par l’intermédiaire de son ingénieur des mines Germano Silvo Lopes, chargé de la communication de crise et coordonnateur du plan de secours pour l’entreprise. Ils indiquent que les boues ne seraient pas toxiques...mais on passe quand même les quelques 500 rescapés de ce cauchemar à l’eau et au savon. Le syndicat des mineurs travaillant sur le site [1] indique que des produits chimiques étaient régulièrement déversés dans les bassins de rétention en toute illégalité. Encore une fois, le patronat est plus préoccupé d’effacer ses manquements quitte à augmenter le nombre de victimes par empoisonnement que d’assumer immédiatement ses responsabilités.
Après quatre secousses sismiques, SAMARCO affirme avoir envoyé une équipe d’inspection qui n’a rien détecté d’anormal. C’est souvent (toujours) le cas dans les procédures d’autocontrôle patronal permettant d’évoquer la fatalité, la faute à pas de chance mais certainement pas les mauvais choix d’irresponsables assassins à la tête de ces entreprises.
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Le maire de Mariana, Duarte Junior est dans le déni et affirme qu’il n’y a qu’un mort de crise cardiaque. Les autres ont juste disparu. Selon le témoignage d’un ouvrier de la mine, deux enfants et deux adultes ont été happés sous ses yeux par la coulée de boue de presque dix mètres de haut. On retrouvera ces victimes et les autres dans des milliers d’années quand une autre entreprise décidera de scalper la montagne pour ses profits.
Au SUB, on s’interroge au-delà des communiqués des larbins patronaux ou du journalisme de la fainéantise.
SAMARCO, c’est un groupement d’entreprises déjà connu, un mariage entre BHP BILLITON, l’Australienne, et VALE, la Brésilienne.

VALE-INCO

VALE, est née en 1942 après les accords de Washington prévoyant les transferts de propriété des mines exploitées jusque-là par la British Itabira Company, à la Companhia Vale do Rio Doce (CVRD). C’est une société d’économie mixte à capitaux publics créée pour l’occasion, avec un financement américain.
La reprise en main de l’industrie d’extraction aurait pu profiter aux travailleuses et travailleurs pour développer un pays gangréné par la misère qu’illustre ces favélas, bidonvilles accrochés à la montagne telles des tiques attirées par la promesse de jours meilleurs, mais...
Mais il ne faut pas oublier la corruption politique. En 1997 la CVRD devient l’entreprise la plus rentable du pays (sur l’exploitation de ses travailleuses et travailleurs) et le gouvernement de Henrique Cardoso signe sa privatisation engagée deux ans plus tôt.
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Murilo Ferreira, PDG de VALE-INCO
Donnant l’entreprise publique pour 3.14 milliards, elle en vaut désormais 47. En treize ans, sa valeur est donc multipliée par 15. Merci les gars. En 2009, l’entreprise rémunère ses actionnaires à hauteur de 2,75 milliards de dollars soit beaucoup plus que le total des salaires de ses employés, cotisations patronales comprises.
Pour les Brésiliens et les population en travers des mines Vale-Inco, c’est expulsion ou pollution. Comme au Mozambique, en Indonésie, on déplace des milliers de personnes sous la menace de para militaires. Au Pérou des séquestrations et des enlèvements se sont produits.
Quand aux pratiques anti-syndicales de cette multi-nationale dans des pays dits démocratiques, on est plus dans la cours du dialogue social. Vale-Inco a été confronté à des grèves massives ces dernières années au Canada [2]. Utilisant les briseurs de grèves et l’intimidation jusqu’au domicile des syndicalistes, les faisant filmer jusqu’à chez eux par des miliciens privés, nos camarades canadiens ont eu droit à une formation accélérée au « dialogue social » façon Vale-Inco qui comprend un module « harcèlement ».

VALE-INCO et le Goro-gate

Mais Vale-Inco est aussi l’exploitant et l’exploiteur de la mine de nickel du plateau de Goro en Nouvelle Calédonie. Le complexe industriel se compose d’une mine à ciel ouvert, d’une usine de traitement du minerai basée sur le procédé hydrometallurgique et d’un port dans la baie de Prony.
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Goro Nickel
Le démarrage progressif du complexe minier et industriel a débuté en 2010. L’usine hydrométallurgique traite la « terre rouge » (ou latérite) comprenant des basse teneurs de nickel inférieurs à 1.7% grâce à un procédé de lixiviation par acide sulfurique à 60 bars de pression.
Ce procédé de traitement chimique du minerai génère des effluents liquides et solides. Les effluents liquides sont traités in-situ dans une unité de traitements des effluents et ensuite rejetés dans le lagon via un canal. Les résidus solides,sont eux stockés dans un bassin de stockage. Le site est classé HRI (haut risque industriel) correspondant à SEVESO II.
En avril 2009, 44 000 litres d’acide sulfurique pur à 98 % se sont déversés dans le creek de la Baie Nord, tuant immédiatement près de 3 000 poissons, crevettes et anguilles, dont des espèces endémiques. La Nouvelle Calédonie est un trésor de la biodiversité marine. En mai 2014, une nouvelle fuite de 100000 litres d’effluents d’acide se déverse dans le creek de la baie Nord.
On peut désormais apprécier les voeux pieux de nos gouvernants quand ils échangeaient la défiscalisation des mines contre le respect de l’environnement [3]...
Il faut rappeler que l’exploitation minière en Nouvelle-Calédonie a été particulièrement dommageable pour l’environnement, notamment dans les années 50 et 60 (...) bla bla bla (...)
Votre rapporteur spécial a été particulièrement sensible à ces questions (d’écologie). A ce titre, on ne peut que se féliciter que l’agrément fiscal, qui ouvre droit à la défiscalisation, soit conditionné par le respect de normes environnementales très strictes. L’aide de l’Etat trouve ainsi sa contrepartie dans le respect strict de ces conditions.
En France, il n’y a pas besoin d’acheter les élus, ils s’offrent gratos au moindre sourire d’industriel corrompu. Au nom de l’emploi, au nom de leur prétention. Pitoyables sénateurs dont on ne sait pas bien s’ils sont toujours vivants ou déjà morts lors des séances.
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Des sénateurs au cœur de l’action
Puisqu’on vous dit qu’il n’y a plus de sous ! Commençons par fermer ce sénat remplis de Don Salluste [4].

BHP BILLITON - Le 1er de la bande

BHP BILLITON, c’est, sans rentrer dans le détail, des milliards de bénéfices versés aux actionnaires, la plus grosse entreprise mondiale du secteur minier devant sa copine brésilienne. Avec les métaux qu’elle arrache à la montagne, nous bâtissons. Il est normal pour nous de s’intéresser aux conditions d’extraction des matières premières que nous mettons en œuvre.
Cette entreprise est aussi connue pour avoir pollué les sites aborigènes dans les années soixante, pour le projet Inga III, barrage hydro-électrique au Katanga, dont la capacité pourrait alimenter en électricité toute l’afrique australe mais qui finalement ne produira que le strict nécessaire au besoins de BHP pour l’extraction de l’aluminium.
BHP est propriétaire de la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde, "La Escondida" du Chili.
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Andrew Mackenzie, PDG de BHP
Ce mastodonte pratique désormais la responsabilité sociale des entreprises pour faire taire les associations de protection de l’environnement, des populations locales qui se regroupent et tirent la sonnette d’alarme quant aux risques de catastrophes sociales et écologiques. C’est le déversoir de vaines promesses qui masque mal la loi du plus fort.
Le résultat est là. Des vies ensevelies sous des tonnes de déchets.
Combien de morts, des centaines d’hectares noyés dans la pollution durable, sont encore à prévoir au nom de ces trusts ?
Nous voyons comment la lutte locale n’a plus de prise sur ces multinationales minières. Chaque mine est dépossédée de son poid économique, on ne pèse pas la même chose quand on représente 30% de la production puis tout d’un coup, 3% au fil des rachats.
Les procès et les grèves locales se succèdent mais ne leur coute plus rien.
Nous au SUB, poussons la réflexion horizontalement, cherchant les ponts entre tous les travailleurs de notre industrie qui est la production du cadre bâti, travaillant de concert avec les secteurs de l’énergie, des transports afin de reprendre le contrôle de nos vies, de notre environnement et des moyens de production.
Dans le secteur du bâtiment très gourmand en matières première issues de l’extraction minière, il est de notre devoir en tant que prescripteur, poseur, convoyeur, de s’interroger sur les pratiques de ces majors de l’extraction, d’y remettre du social et de l’écologique par une solidarité de classe, à l’échelle mondiale.
Au SUB, nous nous devons de former les militants syndicaux de notre industrie répondant à cette question internationale de l’exploitation sans frontière. Comme le disent les camarades canadiens de Vale-Inco, on se découvre militant syndical dans la colère.
Ceux qui engrangent des milliards ont depuis longtemps uni leurs intérêts à l’échelle internationale à nos dépens. C’est fini, nous sommes déjà dans vos mines et dans tout les pays.


[1Dont nous ne savons pas le nom, l’ensemble des médias reprenant la dépêche AFP qui se contente d’indiquer le nom du délégué syndical et ne citent pas le nom de l’organisation.
[4Voir la folie des grandeurs.

L’USTKE en ordre de bataille



Après deux jours de congrès à Lifou, André Forest a été nommé président de la confédération. Son équipe entend accélérer le chantier de rééquilibrage et surtout travailler activement à la victoire du « oui » à l’indépendance.


«Camarade André Forest ! » Tonnerre d’applaudissements, au faré de la province des Îles pour le nouveau président de l’USTKE. Avant de faire l’annonce, Louis Kotra Uregei avait pris soin de rappeler aux 300 délégués réunis pour ce XVe congrès, la « tradition » du syndicat indépendantiste : pas de vote pour les dirigeants*, mais une concertation entre le bureau confédéral sortant et le collège honoraire, dont il fait lui-même partie.
Sans surprise c’est l’ancien fonctionnaire de l’OPT, membre fondateur du syndicat des travailleurs kanak et des exploités, qui a été choisi pour prendre la suite de Marie-Pierre Goyetche, passée en politique. « Un changement dans la continuité » - il était son vice-président et assurait l’intérim depuis 2014 -, mais une lourde charge : « Si tout se passe comme prévu, note le nouveau dirigeant du deuxième syndicat du pays, le prochain congrès aura lieu après le référendum. »

Rééquilibrage
Avant tout
Sa feuille de route est tracée : les motions votées samedi couvrent tous les champs de revendication du syndicat. A commencer par le rééquilibrage, « chantier en panne, qui doit plus que jamais être un enjeu pays », précise le président. « Un mot d’ordre depuis la création de l’USTKE » qui est distillé dans chaque pan du combat syndical. Ainsi ses responsables ont insisté - et ont obtenu - pour que le rééquilibrage soit un des objectifs du fonds interprofessionnel de formation, en cours de constitution. Ils militent activement pour que la notion soit au centre de la politique d’éducation, « à la base d’une grande partie des inégalités entre Kanak et non-Kanak ». « Si on peut avoir de l’influence là dessus, c’est parce que nous sommes très investis dans le dialogue social », rappelle André Forest, à l’attention peut-être d’une partie de sa base militante favorable à une ligne plus intransigeante.

Crédibiliser
le « oui »
« La bâche bleue a créé des acquis, mais d’autres voies de combat sont aujourd’hui plus efficaces, expliquait-il hier dans sa tribu de Luengoni, où les congressistes étaient invités à une journée de détente. Ça n’est pas un chèque en blanc fait au gouvernement ou au patronat, si nos revendications ne sont pas prises en compte, c’est évident qu’on en tirera les conséquences. » Son équipe, rajeunie, aura à cœur de « crédibiliser le projet indépendantiste », ajoute-t-il. Car le moment fort de ce XVe congrès est bien le vote de la motion politique sur le référendum de 2018, samedi. L’USTKE, qui dénonce « les inégalités sociales de plus en plus persistantes engendrées par le modèle issu de la colonisation », s’est fixé comme mission de « réunir les conditions d’une victoire du oui » et compte bien propager son argumentaire, peaufiné pendant le congrès, dans le champ social. « On veut s’adresser à l’ensemble des travailleurs et leur prouver que l’indépendance n’est pas synonyme d’exclusion et de régression sociale, précise André Forest, tout notre combat dans l’entreprise ou l’administration doit se rapprocher du même objectif : l’accession à la pleine souveraineté ».

*Un seul vote a eu lieu, en 2010, entre Gérard Jodar et Marie-Pierre Goyetche, qui l’avait emporté.
Union indépendantiste
Si l’USTKE s’appuie toujours sur son émanation politique, le Parti travailliste, elle insiste sur la nécessité d’une union des indépendantistes et progressistes pour 2018. Une « plateforme commune », tant politique que sociale, avec comme modèle le Mouvement nationaliste unitaire créé pour les élections de 2014.
Pas de tabou
La formation de cadres calédoniens, et kanak en particulier, doit aussi porter sur les compétences régaliennes (justice, police, monnaie…), insiste l’USTKE : « Il n’y a pas de tabou là dessus, le pays a besoin de cadres dans ces domaines. »

Amis internationaux
En fin de congrès, les invités représentant la CGT, la Confédération nationale du Travail ou le Nouveau parti anticapitaliste sont venus exprimer leur soutien et évoquer le relais du message de l’USTKE en Métropole et en Europe. AInsi que le groupe ALPHA (SECAFI- SODI).

Séminaire nickel
Les délégués de la fédération nickel, « premier syndicat de la mine en Calédonie », ont bien sûr exprimé leur inquiétude quant aux conséquences sociales de la baisse des cours. L’USTKE compte faire le point sur la question dans un séminaire spécialisé, début 2016, où seront invités les opérateurs métallurgiques et miniers.

Un jour en france


Au bistrot comme toujours
Il y a les beaux discours
Au poteau les pourris, les corrompus aussi
Dents blanches et carnassiers
Mais a la première occasion
Chacun deviendrait le larron
De la foire au pognon oui qui se trame ici
Allez danse avec Johnny

Se rappellent de la France
Ont des réminiscences
De l'ordre, des jeux, d'l'essence
Quand on vivait mieux
Il y avait Paul et Mickey
On pouvait discuter mais c'est Mickey
Qui a gagné
D'accord,n'en parlons plus

Un autre jour en France
Des prières pour l'audience
Et quelques fascisants autour de 15 %
Charlie défends-moi!!!
C'est le temps des menaces
On a pas le choix pile en face
Et aujourd'hui je jure que rien n'se passe
Toujours un peu plus

F.N Souffrance
Qu'on est bien en France
C'est l'heure de changer la monnaie
On devra encore imprimer le rêve de l'égalité
On n'devra jamais supprimer celui de la fraternité
Restent des pointillés...
Yeah,Yeah,Yeah!!!!


Noir désir

dimanche 6 décembre 2015

André Forest, nouveau Président de l’USTKE

Samedi, l'USTKE a dévoilé l'identité de son nouveau président. André Forrest vient remplacer Marie-Pierre Goyetche, à la tête du deuxième syndicat de Nouvelle-Calédonie. 
André Forrest a été élu nouveau Président de l’USTKE, lors du 15ème Congrès du syndicat à Lifou © NC1ère
André Forrest a été élu nouveau Président de l’USTKE, lors du 15ème Congrès du syndicat à Lifou


C'est samedi, lors du 15ème Congrès de l'Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités en Nouvelle Calédonie (USTKE), qui avait débuté jeudi dernier à Lifou, que le nom du nouveau président du syndicat a été dévoilé. 
Elu à l'unanimité, André Forrest vient remplacer Marie-Pierre Goyetche, qui était présidente du syndicat depuis cinq ans, a du laisser la présidence. En effet, les statuts du syndicat n'autorisent pas le cumul des mandats d'élue politique et responsable syndicale. 
Un sentiment de satisfaction pour le nouveau dirigeant de la seconde organisation syndicale du pays, qui s’inscrit dans la continuité du combats de l’USTKE au plan social et politique.
"L'objectif de l'USTKE est de continuer à assumer sa mission sociale et de consolider les acquis sociaux, s'occuper du quotidien des Calédoniens", commente André Forrest. "L'objectif politique ensuite de l'USTKE est de contribuer à faire accéder ce pays à la pleine souveraineté". 
Ajoutons que l’exécutif de l’USTKE est ainsi composé :
- 1ère Vice-présidente : Mélanie Atapo
- 2ème vice-présidente Henriette Streter.
- 3ème vice-président : Thierry Leberre
- 4ème vice-président : Fidel Malalua

 Ecoutez les propos d'André Forrest au micro de Jean-Paul Treuil pour NC1ère La Radio :
 http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/2015/12/06/andre-forrest-nouveau-president-de-l-ustke-312431.html

André Forest prend la tête de l’USTKE



Le XVème Congrès s’est achevé ce samedi à Wé sur l’île de Lifou. Après deux jours de débats, les militants ont officialisé la nomination d’André Forest, à la tête de l’USTKE. Successeur de Marie-Pierre Goyetche, cet homme de terrain a grandement participé à la création de notre Organisation. Un nouveau président qui prône comme feuille de route la continuité avec ses prédécesseurs.
Sans surprise André Forest prend la tête de l’USTKE. Le président du Collège Honoraire, Louis Kotra Uregei, a lui-même, annoncé tour à tour les membres du nouveau bureau. Ovationné par l’ensemble des congressistes. Les travaux se sont achevés ce samedi en soirée dans le faré de l’hôtel de la Province des îles.
En amont de la présentation du nouveau bureau, Marie-Pierre Goyetche, présidente sortante de l’USTKE a remercié notre Organisation par un geste de coutume. « J’ai eu le privilège d’avoir été nommée à la présidence de l’USTKE pendant deux mandatures », souligne t-elle. « Notre alternative politique à travers le Parti Travailliste a fait qu’en mai 2014, j’ai été appelé à d’autres fonctions en tant qu’élue de la Province sud et élue du Congrès. »




Elle tient à remercier longuement l’ensemble des adhérents. « Pendant toutes ces années, on a travaillé ensemble et en étroite concertation. Aujourd’hui, je vous encourage », admet la présidente sortante, « je suis très émue de passer la main à un homme avec qui j’ai beaucoup travaillé et qui fait parti de l’USTKE depuis sa création. Nous devons ainsi continuer le combat pour l’émancipation de notre pays. »
André Forest, le nouveau président de l’USTKE, très ému de cette nouvelle nomination. Il rend un vibrant hommage à sa grande sœur décédée récemment avec qui il aurait aimé partager ce moment de joie. Ce décès l’a rendu indécis durant ces deux dernières semaines. Toutefois, il a choisi de poursuivre le combat avec les nouveaux défis qui l’attendent.



Pour le nouveau président de l’USTKE, la feuille de route est toute tracée à travers l’ensemble des motions adoptées lors de ce XVème Congrès de Wé/Lifou. « Les revendications de notre Organisation sont toujours d’actualité », indique t-il, « pendant ces deux jours, nous avons parlé de beaucoup de sujets comme le rééquilibrage. C’est un grand chantier ».
Notre Organisation a proposé une journée d’action. « Il faut que les choses s’accélèrent pour amener les kanak aux postes à responsabilités », insiste le nouveau président, « par la suite les questions économiques vont se suivre comme la problématique sur le nickel. Le Bureau Confédéral se propose d’organiser un séminaire sur le sujet avec des experts et les opérateurs miniers. L’objectif est de trouver ensemble des solutions ».
Autres motions adoptées à l’occasion de ce Congrès, les militants de notre organisation prévoient de se pencher sur le projet éducatif de l’Ecole en Nouvelle-Calédonie. Ce travail se fera en étroite collaboration avec le Bureau Confédéral comme la question de la formation, qui est également liée à un véritable besoin du pays. A l’issue de ce XVème Congrès de l’USTKE, André Forest a affiché son intention d’être présent pour relever l’ensemble des défis. « Nous miserons sur une coordination simplifiée pour une meilleure prise de décision » insiste le nouveau président. Et de finir en disant que « le combat de l’USTKE doit surtout se rapprocher vers la perspective d’Indépendance ».

samedi 5 décembre 2015

Joyeux Anniversaire l'USTKE



Lancement des opérations de quantification du litige électoral en Nouvelle-Calédonie

Le Comité des signataires de l’Accord de Nouméa réuni le 5 juin 2015 a affirmé la volonté d’apporter une solution à la question de la composition des listes électorales spéciales pour les élections au Congrès et aux assemblées provinciales. En effet, la légitimité de l’inscription de 3974 personnes sur cette liste fait l’objet d’incertitudes depuis plusieurs années.
Le Comité des signataires a donc décidé de faire procéder à une évaluation quantitative du litige électoral en considérant le caractère essentiel de la date du 8 novembre 1998, date après laquelle il a estimé qu’aucun droit électoral n’avait pu être acquis. Le comité des signataires a aussi estimé que cette évaluation devra permettre de reconnaître la légitimité des situations individuelles antérieures à cette date.
Il a été convenu que la méthode employée respecterait strictement l’anonymat.
Le Premier ministre a chargé M. Ferdinand Mélin-Soucramanien de cette mission de quantification du litige électoral. Le 26 novembre 2015, la ministre des Outre-mer l’a officiellement nommé en qualité d’expert de confiance. Professeur des universités en poste à l’université de Bordeaux, agrégé de droit public et déontologue de l’Assemblée Nationale, M. Ferdinand Mélin-Soucramanien dispose d’une compétence reconnue en droit constitutionnel et en droit électoral général ainsi que d’une connaissance approfondie des spécificités historiques et politiques de la Nouvelle-Calédonie, notamment en matière électorale. M. Ferdinand Mélin-Soucramanien a été membre de la mission de réflexion sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie qui a présenté son rapport au comité des signataires du 11 octobre 2013.
Le décret n°2015-1529 du 25 novembre 2015 a autorisé la mise en place d’un traitement automatisé de données à caractère personnel afin de mener à bien la mission de quantification. Ce décret a été pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés et du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
Les opérations de quantification du litige électoral vont donc pouvoir être initiées dans les tout prochains jours.
Les résultats de ces opérations seront présentés par l’expert de confiance à l’occasion du prochain Comité des signataires.
Le ministère des Outre-mer met ainsi en œuvre les engagements pris lors du Comité des signataires du 5 juin 2015. Tout au long de la mission confiée à l’expert de confiance, le ministère des Outre-mer veillera à l’intégrité et à la sécurité des données consultées.
Le ministère des Outre-mer porte à l’attention des personnes intéressées la note d’information jointe en annexe.
Note d’information sur l’opération de quantification du litige électoral en Nouvelle-Calédonie-PDF, 235.3 ko
Note d’information sur l’opération de quantification du litige électoral en Nouvelle-Calédonie
 
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vendredi 4 décembre 2015

Le XVème Congrès s’ouvre en Pays Drehu

Plus de 500 congressistes participent depuis ce matin au XVème Congrès de notre Organisation sur l’île de Lifou. Les travaux ont débuté au faré de la Province des îles. Ce rendez-vous tri-annuel permet à l’ensemble des militants de se retrouver et de faire le bilan des actions menées pendant cette période. Cette journée est marquée par la présentation des différents rapports des commissions et fédérations de l’USTKE.


Néko Hnépeun, le Président de la Province des îles a participé au discours des officiels de ce XVème Congrès de l’USTKE. L’élu de l’Union-Calédonienne se dit profondément heureux que ce Congrès se déroule sur cette île de Lifou. « L’USTKE est une grande famille et chacun de nous, avons grandi dans cette unité » souligne l’un des membres fondateurs de notre Organisation, en insistant « que même si nous sommes éloignés, nous avons toujours gardé nos liens ».
Tout au long de son discours, le Président des îles a longuement énuméré les grandes avancées de notre Organisation depuis sa création en 1981. « L’USTKE n’a eu de cesse de combattre l’inégalité, d’exiger l’application du droit de travail, à la promotion, le besoin de formation, l’amélioration des conditions de travail, d’avoir le salaire minimum, de revendiquer l’emploi local, la protection sociale et plus encore, la dignité du travailleur kanak et des exploités dans le monde de l’entreprise », commente t-il.
Grâce à l’action de notre Organisation, le Président des îles fait le constat d’un travail énorme de notre Organisation. « Il a su travailler pour former un formidable réseau de solidarité et une chaîne humaine », admet t-il. Bien avant l’accord de Nouméa, l’USTKE a su convaincre pour constituer le destin commun en faisant cause commune avec les océaniens, les calédoniens de toutes origines pour la défense des travailleurs. Il a par ailleurs assuré que notre Organisation a toujours mené de front le développement et son slogan « usine-tribus, même combat ». « Ce slogan fait rappeler aux Calédoniens que partout dans ce pays chacun a droit au fruit du rééquilibrage », poursuit le 1er Vice-président de l’Union Calédonienne. « Ce XVème congrès aura le doux parfum d’une préparation de bataille », fini t-il, « de convaincre que 2018 et un rendez-vous majeur. Demain ne doit pas être pire qu’aujourd’hui mais bien meilleur ».


Pour Marie-Pierre Goyetche, la présidente sortante de l’USTKE, « notre Organisation a toujours assuré son engagement politique ». Cette alternative politique a permit de se préparer à l’échéance cruciale de 2018. « Il était important que nous soyons présents dans les institutions de la Nouvelle-Calédonie », insiste t-elle, « en affirmant notre engagement, nous avons pu nous réaffirmer sur le terrain ». Et de poursuivre, « en politique, nous avons été à l’origine de véritable avancées sociales comme la mise en place du chèque déjeuner désormais intégrer par près de 400 entreprises calédoniennes ».
L’ensemble des orateurs ont rendu un vibrant hommage à l’ensemble des camarades disparus. Parmi eux, deux grands responsables de l’USTKE, Charles Bone, membre fondateur de notre Organisation qui a exercé de grandes responsabilités au sein du Bureau confédéral et le camarade, Franck Apock, secrétaire général de la Fédération Enseignement, membre du CESE (Conseil Economique, Social et Environnement) de Nouvelle-Calédonie et administrateur du Groupe Humanis.


Depuis mai 2014, André Forest, le 1er Vice-président de notre Organisation, assure la fonction par intérim de Président de l’USTKE. Il a rendu hommage au travail effectué par Marie-Pierre Goyetche. « Durant cette partie de la mandature, nous avons toujours fonctionné en concertation », insiste t-il, « sur l’ensemble des dossiers et bien entendu sur les décisions majeures à prendre qui ont engagé notre Organisation à tous les niveaux ». Le président par intérim a rappelé les grands chiffres du syndicat. « L’USTKE se porte bien aujourd’hui », affirme-t-il.« Elle est aujourd’hui la 2ème force syndicale du pays derrière l’USOENC, qui se situe à 15% (4700 voix) et une représentativité Interprofessionnelle (secteur privé) à 18% (4100 voix). Comparativement, l’USOENC est respectivement à 22% au niveau Pays et 28% au niveau Interprofessionnelle. Nous sommes bien présents dans les instances paritaires – CAFAT– FSH – IDCNC – ETFPA – SMIT – CCFP – Cadre Avenir – et assurons aujourd’hui la co-présidence du CDS – Le Conseil du Dialogue Social – et le CESE où siégeait notre camarade Franck Apock. », ajoute-t-il.
Le renouveau s’opère au sein de notre Organisation. La situation créait par la scission au Congrès de Mou-Ponérihouen en 2010 en terme de baisse de voix aux élections professionnelles est aujourd’hui résorbée. La reconquête syndicale est entrain de renaître comme en témoigne les succès engendrés lors dernières élections dans les entreprises. Au CDS – Conseil du Dialogue Social – deux accords interprofessionnels importants ont été signés sous la coprésidence de l’USTKE. Sur le plan politique, « le XVème Congrès devra donner le positionnement de l’USTKE sur les échéances à venir et notamment sur la sortie de l’Accord de Nouméa et le référendum de sortie », insiste André Forest. « Comment gagner le référendum de 2018 ? » s’interroge-t-il. « Les thématiques qui vont être abordées dans les ateliers doivent nous aider à construire l’argumentaire pour crédibiliser notre projet ». 


Le Président du Collège Honoraire de l’USTKE, Louis Kotra Urégei a officiellement ouvert les travaux de ce XVème Congrès de l’USTKE. Il a rendu hommage à l’ensemble des membres fondateurs de notre Organisation. Il a rappelé l’historique du syndicat. « Nous étions à la Fédération des Fonctionnaires et nous étions très frustrés de ne pas pouvoir parler de nous, Kanak », souligne le membre fondateur, « nous souhaitions parler de l’indépendance de notre pays. Mais sans succès. Ensemble, nous avons donc pris la décision de créer un syndicat où nous pouvions tous nous retrouver ». Le leader du Parti Travailliste a par ailleurs indiqué l’implication directe de l’USTKE dans la création en 1984 du FLNKS, grâce à l’adoption de l’une de ces motions de Congrès.
Les travaux du XVème Congrès de l’USTKE se sont officiellement ouverts dans la matinée. Ils ont débuté par le bilan des rapports des différentes commissions et des fédérations de notre Organisation. Plusieurs ateliers de réflexion seront prévus dans le courant de la journée. 

LNC : USTKE : le référendum en ligne de mire

Publié le vendredi 04 décembre 2015 à 03H00
Le XVe congrès du syndicat débute aujourd’hui à Lifou. Au centre des travaux, l’argumentaire pour l’indépendance. 300 délégués et militants ont afflué sur l’île hier.
Lifou, hier. Les militants de l’USTKE ont été très bien accueillis pour leur congrès.
Lifou, hier. Les militants de l’USTKE ont été très bien accueillis pour leur congrès.
Charlie Réné
Chants et danses d’accueil, gestes coutumiers, repas pour 250 personnes, et d’autres militants sont attendus ce matin. Lifou s’est mise en quatre pour accueillir le XVe Congrès de l’USTKE. A la tribu de Luecila, où sont logés une bonne partie des passagers du Betico affrété pour l’occasion, ou à Wé, où les bâtiments de la province vont dès aujourd’hui accueillir deux jours de débats, même ambiance, mélange de solennel et de festif. C’est que l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités, la deuxième organisation du pays, a sur les îles une longue histoire. Nombre de ses leaders en sont originaires, ou ont côtoyé les élus locaux sur les barrages.

Evènement politique
Dès ce matin, les « camarades », qu’ils soient calédoniens ou invités internationaux (la CGT, la CNT * et le NPA d’Olivier Besancenot sont entre autres représentés) vont dresser le bilan triennal, fixer les grandes orientations du combat syndical et, surtout, débattre. De quoi ? « Social, économie, mais surtout politique, résume Dominique, délégué syndical dans une entreprise nouméenne. C’est important, c’est le dernier congrès avant le référendum ». Si les inquiétudes sur l’emploi ou l’avancée du dialogue social sont au menu, l’avenir institutionnel y tient une place centrale. « On a aucune ambiguïté là-dessus, regardez les drapeaux indépendantistes tout autour de vous », confirme Louis Kotra Uregeï, président d’honneur du syndicat, à quelques mètres d’une banderole « Bienvenue en Kanaky » qui décore le grand faré de la province.
Pas d’ambiguïté non plus sur le bureau qui sera officiellement en place samedi soir. André Forest, qui assure l’interim depuis que Marie-Pierre Goyetche a choisi la voie politique, l’année dernière, sera officialisé à la présidence.

34 ans ce samedi
Devant les chefs coutumiers des trois districts de Lifou, le président de la province et le maire de la commune, c’est lui, l’actuel « premier vice-président », qui prend la parole. « Le 5 décembre 1981, on a choisi pour devise « usine, tribu, même combat », rappelle le dirigeant, lui-même originaire de Lifou. C’est parce que nous voulons être présents dans les bassins d’emploi, là où les discriminations envers les travailleurs kanak ont motivé ce mouvement, mais aussi en tribu, où nous puisons les valeurs sur lesquelles nous construisons le pays de demain ». Samedi, l’USTKE fêtera ses 34 ans, en tribu et en famille. « Avec toujours le même objectif, inscrit dans nos statuts, insiste le dirigeant, accompagner le pays dans son accession à la pleine souveraineté ».
* Confédération nationale du travail, anarcho-syndicaliste
Le syndicat en cinq Congrès
5 décembre 1981 : congrès fondateur de l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités, à la cantine des dockers à Nouméa. Parmi les membres, Louis Kotra Uregeï, qui restera à sa tête pendant dix-neuf ans, André Forest ou Neko Hnepeune, actuel président de la province des Iles.
Octobre 1984, à Nouméa : le syndicat acte son engagement dans la démarche FLNKS, qu’il a initiée en septembre. Des adhérents proches du LKS claquent la porte. LKU est signataire des accords de 1988 au nom du syndicat qui quitte le front l’année suivante.
Avril 1986, à Houaïlou : déjà union, l’USTKE devient une confédération et monte en puissance, se taillant une réputation de syndicat combatif et radical. Les conflits durs s’enchaînent.
Décembre 2006, à Ko Wé Kara : Gérard Jodar est réélu à la présidence. LKU, qui lui a laissé la place en 2000, a d’autres objectifs : l’USTKE vote à l’unanimité la création de sa plateforme politique, le Parti travailliste, qu’il dirige toujours.
Avril 2010, à Ponérihouen : congrès sous tension. Poussé vers la porte, Gérard Jodar, tout juste sorti de prison, s’accroche à la présidence. Mais c’est l’équipe de Marie-Pierre Goyetche, soutenue par LKU, qui l’emporte. « Le seul congrès où il a fallu voter » se rappellent les militants.

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L’USTKE fait la coutume aux Grands Chefs de Drehu

Vive émotion, hier après-midi (*) au faré de la Province des îles à Wé/Lifou. Les camarades de l’Organisation ont procédé aux gestes coutumiers auprès des trois grands dignitaires des districts de l’île. Plusieurs personnalités politiques ont notamment participé à ce rassemblement dont le Président de la Province des îles, Néko Hnepeun.


C’est à l’ombre des cocotiers, face au faré de la Province des îles que les militants de l’USTKE se sont donné rendez-vous ce jeudi après-midi pour la grande coutume de bienvenue. Pour cette occasion, les trois grands chefs des Districts de Wetr, Gaïtcha et Lössi avaient fait le déplacement. Avec eux, des personnalités politiques de l’île, à l’image de Néko Hnepeun, le Président de la Province des îles Loyautés et le Maire de l’île, Robert Xowie.


Cette cérémonie coutumière est empreinte de beaucoup d’émotions. En particulier pour André Forest, le 1er Vice-président de notre Confédération, qui assure depuis mai 2014, la fonction de président par intérim. « Je suis ému d’être ici chez moi à Lifou », souligne t-il, « car j’y ai vécu beaucoup de choses. On va se surpasser pour être au rendez-vous de 2018 ». L’enfant de Luengöni a remercié la présence des coutumiers de Lifou et des politiques de l’île qui ont contribué longuement à l’organisation de ce XVème Congrès. Province et commune ont en effet apporté leurs soutiens logistiques et mis à disposition les locaux.


Sur le plan politique, le Vice-président de notre Organisation a insisté sur le scrutin de 2018. Cette dernière mandature marque un tournant pour l’émancipation de la Nouvelle-Calédonie. « Ce XVème Congrès va nous permettre de mûrir notre projet d’indépendance » souligne t-il, « ce sera l’occasion de débattre et d’asseoir l’engagement de l’USTKE. Notre organisation va s’attacher à apporter sa participation sur l’avenir de notre pays que ce soit sur les débats économique, social et politique ». Pour notre leader, l’indépendance ne doit pas être synonyme de régression sociale. « Il faut apporter un nouveau mode de gouvernance de notre pays », poursuit-il, « et c’est ensemble que nous pouvons y parvenir, grâce aussi à la diversité de l’USTKE ».


Cette cérémonie coutumière a été l’occasion pour les politiques de l’île de rappeler leurs implications dans l’histoire de notre syndicat. Le 5 décembre 1981, lors de la création de l’USTKE à la cantine des dockers de Nouville, Néko Hnepeun, le président de la Province des îles faisait parti des membres fondateurs. « J’étais dans la fonction publique » rappelle-t-il, « en créant l’USTKE, ça été un moyen pour nous, peuple kanak, de se lever. Aujourd’hui, on vous voyant, je suis un peu nostalgique ». Très ému également, Louis Kotra Urégei, le Président fondateur de notre Organisation insiste sur la nécessité de travailler ensemble. « On fête cette année, les 34 ans, beaucoup sont encore là, d’autres sont partis. Mais il reste beaucoup à faire et c’est ensemble que nous pouvons y parvenir », indique le membre fondateur de notre grande structure syndicale.


Cette cérémonie coutumière a été ponctuée par les danses de la troupe « Uké Né Mel » de la tribu de Drueulu et celle de la tribu de Wedrumel. Les danseurs ont ainsi revêtu leurs plus beaux habits. La journée s’est achevée vers 19 h avec la remise de couronnes de bienvenue aux invités internationaux.



(*) : jeudi 3 décembre 2015

Wé accueille le XVème Congrès de l’USTKE

Plus de trois cents congressistes ont débarqué ce midi à bord du Bético sur l’île de Lifou. Pendant trois jours, ils participeront au XVème Congrès de l’USTKE au faré de la Province des îles. Une arrivée remarquée où l’ensemble des secteurs et des fédérations sont représentés. A cette occasion, une véritable logistique a été mise en place pour accueillir l’ensemble des participants.

Ne Drehu au cœur du Congrès de l’USTKE. Sur l’île, l’évènement est attendu par l’ensemble de la population de Lifou. Wé, capitale administrative, accueille depuis ce jeudi, plus de trois cents congressistes venus de l’ensemble du pays. Le plus gros de la délégation est arrivée ce midi à bord du BETICO. A cet effet, notre Organisation a affrété une rotation.


Les militants sont arrivés en masse. Doriane et Kenny Eurikaké ont profité de cette occasion pour venir en famille. La syndicaliste fait partie de la section Stke de Carrefour.



A l’occasion de ce rendez-vous tri-annuel, l’ensemble des secteurs et des fédérations seront représentés. A l’image, la fédération de la fonction publique qui regroupent en autres les sections Stke de la Police Nationale, du Camp Est et de Police Municipale.
 


Venus du Centre de la côte-Est, les salariés de Sln de Thio. Ils étaient rejoints par leurs camarades de Doniambo.


Le Grand Sud marque sa présence avec la section Stke de Vale NC.


Pour cette arrivée, notre confédération a déployé les grands moyens en affrétant trois bus pour transporter l’ensemble des congressistes. Certaines fédérations ont choisi de louer des véhicules de location. Les responsables syndicaux du commerce prennent possession de leur véhicule pour se rendre au « Suisse ».



Heureux de participer à ce Congrès, les représentants de la fédération de l’Enseignement posent fièrement pour la photo de famille.



Le site de « Suisse » sera le lieu des repas pris en commun par l’ensemble des congressistes pendant ces trois jours. Depuis l’aube, les mamans de Luecilla réunies au sein de l’Association s’affairent dans les cuisines aux feux de bois. L’ensemble des tribus de Wé vont se relayer pour préparer les repas du midi et du soir.



Sophie Waxuie est à la tête de l’Association des femmes de Luecilla. Elle coordonne l’accueil des congressistes.



Les mamies sont l’âme de l’Association. Elles chapotent la confection des couronnes et des sacs en pandanus qui seront offerts à la délégation des invités internationaux.



En attendant, l’entrée des congressistes dans la salle de restauration, les femmes de Luecilla entonnent des chants traditionnels de bienvenue.




Au « Suisse », la salle est comble. L’ensemble des congressistes est attentif à la coutume d’accueil.



Jacques Vacher, le secrétaire général de l’Union communale de Drehu, a introduit la délégation venue de Nouméa par bateau et avion.



Le temps du repas est l’occasion pour les congressistes de se retrouver avant d’aller manger

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mardi 1 décembre 2015

Libération immédiate de tous les manifestants contre la COP 21. Non à l’Etat policier !

La manifestation pour le climat, qui a rassemblé plus de 5000 personnes, a été violemment réprimée par la police. Utilisation de gaz lacrymogènes, matraquages, dizaines d’arrestations violentes, le gouvernement n’a pas hésité à utiliser les grands moyens pour empêcher les manifestants de s’opposer à la COP 21. Celui-ci laisse les commémorations des attentats du 13 Novembre, les matchs de foot, les concerts… mais réprime les manifestations. Ce n’est pas le danger pour les manifestants qui guide le gouvernement, mais le fait de faire passer sa politique.
EDF, BNP Paribas, Air France, GDF Suez, les sponsors de la COP 21, sont parmi les premiers pollueurs du monde. Les dictateurs du monde entier sont reçus en grande pompe par Fabius et Hollande, mais les manifestants, qui veulent lutter pour un monde meilleur, se font réprimer. Les attentats du 13 Novembre sont le révélateur d’un monde en décomposition. Changer le système, pas le climat ! Arrêtons les pollueurs, pas les manifestants. 
Des centaines de manifestants contre la COP 21 sont actuellement encerclés et arrêtés en masse par les policiers place de la République à Paris. Parmi eux figurent Christine Poupin et Olivier Besancenot, porte-paroles du NPA et plusieurs dizaines d'autres camarades de notre organisation, d'AL et d'Ensemble. Ces arrestations sont la preuve que ce n'est pas contre le terrorisme de Daesh que les mesures d'exception entraînées par l'état d'urgence s'appliquent mais contre toutes celles et ceux qui exercent la plus fondamentale des libertés: celle de manifester. Alors que les chefs d'Etat vont se réunir dès demain à Paris pour la COP 21 toutes celles et ceux qui ne veulent pas les laisser décider du sort de la planète et de l'humanité sont réprimés. Après les assignations à résidence et les perquisitions visant les militants écologistes depuis avant-hier ce sont désormais les arrestations en manifestations. A bas l'état policier ! Liberté pour tous les manifestants arrêtés à Paris.  

José Bové : "Nous sommes en prison chez nous" : Démocratie now