PARTI TRAVAILLISTE

KANAKY

vendredi 13 novembre 2015

Pour Oscar Temaru, « ces ressources nous appartiennent. Nous n’avons pas besoin de la France pour (les) exploiter. »

L’enjeu des terres rares

Le groupe UPLD* s’est exprimé mardi au sujet de la proposition de résolution, portée par le Tahoera’a de Gaston Flosse, pour élargir la compétence minière du pays aux « matières premières stratégiques ». Pour le groupe souverainiste, ce débat n’a pas sa place à Paris mais à New York, devant l’ONU.

Pour Oscar Temaru, « ces ressources nous appartiennent. Nous n’avons pas besoin de la France pour (les) exploiter. »
Pour Oscar Temaru, « ces ressources nous appartiennent. Nous n’avons pas besoin de la France pour (les) exploiter. »

L’information avait été révélée par Tahiti infos la semaine dernière. Le président de l’Assemblée de Polynésie française, Marcel Tuihani, a déposé le 21 octobre dernier une proposition de résolution demandant à l’Etat la modification de la loi statutaire pour donner pleine compétence à la collectivité sur l’exploitation minière dans les profondeurs océaniques de sa zone économique exclusive (ZEE) - lire les repères. Une décision « tardive et hypocrite », selon les indépendantistes, dont le leader, Oscar Temaru, traite même les autonomistes de « collabos » au service de la France pour avoir cédé ces compétences.
L’élargissement des compétences polynésiennes que souhaite aujourd’hui le Tahoera’a (parti autonomiste de Gaston Flosse) ne pourra avoir lieu qu’à l’issue d’une modification de la loi organique. Tel est l’enjeu de la demande portée par la proposition de résolution soumise par Marcel Tuihani.

Profit. Le texte demande la modification de la loi organique polynésienne et de deux articles du code minier national : « Les Polynésiens doivent pouvoir appréhender les potentialités de leur zone économique exclusive dans toute leur dimension scientifique […] Les ressources présentes dans la ZEE doivent en priorité servir au développement économique de la collectivité. La Polynésie française doit pouvoir tirer profit, le moment venu, de l’exploitation de ces gisements », y est-il exposé.
Cette proposition de résolution est loin d’être en mesure de faire l’unanimité à l’Assemblée. Le texte devait être présenté pour avis ce vendredi en commission des Institutions. Hasard du calendrier ? Son évocation a été reportée sine die à la demande de l’élue Tapura Virginie Bruant. Le gouvernement Fritch pourrait ne pas souhaiter la voir adoptée par la représentation polynésienne pour ménager ses relations avec Paris. Une telle position pose problème pour l’avenir de ce texte alors que les élus pro-Fritch ne devraient plus tarder à disposer de la majorité absolue dans l’hémicycle.

Incohérence. Pour des raisons bien différentes, le soutien de cette proposition de résolution semble précaire à l’UPLD, l’union de partis présidée par Oscar Temaru. Le groupe souverainiste a réagi mardi à ce qu’il juge une ambition nouvelle du Tahoera’a, en constatant le soudain intérêt du parti autonomiste pour cette question des gisements minéraux sous-marins de la ZEE polynésienne. L’UPLD parle d’incohérence : « La compétence statutaire en matière d’exploitation des gisements de ressources dites stratégiques a délibérément été abandonnée par le gouvernement polynésien dès la réforme de 1996 et confirmée par la révision statutaire de 2004 », précise le parti souverainiste en ne manquant pas de souligner qu’à chaque fois, Gaston Flosse était aux manettes.
« Je ne suis pas d’accord pour demander à l’Etat de nous rendre ce qui nous appartient », explique en outre le leader indépendantiste Oscar Temaru. Pour lui, comme pour Antony Géros et Richard Tuheivava qui se sont exprimés, l’Etat français ne veut pas reconnaître le processus de décolonisation engagé en mai 2013 par les Nations unies en Polynésie française. « Lorsque les questions polynésiennes sont abordées à l’ONU, la France se lève et va fumer une clope », a assuré Antony Géros. « Nous avons une ressource minière qui est estimée entre 10 et 15 milliards de dollars au kilomètre carré : comment a-t-on pu renoncer à ça d’un revers de la main ? s’interroge Oscar Temaru. C’est une trahison en complète violation du droit de souveraineté du Pays. Ce n’est pas à Paris ni à Bruxelles mais à New York qu’il faut aller régler ça. »
* L’Union pour la démocratie (UPLD) est une coalition de partis politiques de gauche et indépendantiste. Sa composante principale est le Tavini Huiraatira d’Oscar Temaru.
L’essentiel
Le leader indépendantiste Oscar Temaru a fustigé la position de l’Etat français sur la question des terres rares, ces ressources sous-marines qui ne peuvent être exploitées que par la France. L’ancien président de la Polynésie française a affirmé, mardi à Papeete, que l’Etat menait « une politique de viol du droit du peuple maohi à la souveraineté ».
Repères
 
Une chasse gardée nébuleuse
Diverses études constatent depuis une trentaine d’années la présence abondante de minerais rares sur les fonds marins polynésiens. Mais le statut de 2004 restreint la compétence du Pays en matière d’exploitation minière. Il ne lui accorde aucune compétence sur l’exploitation des matières premières dites « stratégiques ». Or la liste de ces ressources minières « stratégiques » est vague. Elle est fixée par décret et peut être modifiée à tout moment par le gouvernement français, ce qui en fait une chasse gardée nébuleuse de l’Etat français.
Pas de réprésentant à la COP21
L’UPLD, pourtant sensible aux questions environnementales, a assuré qu’elle n’enverrait aucun représentant à la COP21. « La Polynésie ne fait pas partie des 21 joueurs : c’est la France qui va parler au nom de la Polynésie, François Hollande qui n’a jamais mis les pieds en Polynésie », a conclu Antony Géros.
 

Une pépite dans la bourse de Duval !!

Le nickel, un caillou dans la chaussure d’Eramet


Terrassé par la crise des matières premières, comme l’ensemble du secteur minier, le producteur français de nickel et de manganèse pare au plus pressé en gelant ses grands projets. Mais n’échappera pas à des décisions plus douloureuses en Nouvelle-Calédonie.

Sur la carte, entre océan Indien et océan Pacifique, il faut chercher l’archipel des Moluques, réputé le plus beau d’Indonésie, puis zoomer encore, entre Sulawesi et la Papouasie occidentale. Au cœur de l’île volcanique d’Halmahera se cache l’un des plus grands gisements non développés de nickel au monde. Weda Bay était le projet d’exploitation le plus ambitieux d’Eramet. Initié en 2006, il devait permettre au groupe minier et métallurgique français, nettement plus petit que ses concurrents, de doubler sa capacité de production.
Mais, en février 2014, rideau. La direction annonce qu’elle met son gigantesque développement de mine en sommeil et déprécie sa valeur dans ses comptes. Conséquence, les pertes annuelles de la société sont 7 fois plus importantes que prévu par les analystes.
Un an et demi plus tard, ce n’est plus un, mais la totalité de ses grands projets qu’Eramet a suspendus. Le secteur des matières premières traverse une des crises les plus aiguës de son histoire récente. Pour la première fois, les cours des deux minerais que le groupe extrait et transforme, le nickel en Nouvelle-Calédonie et le manganèse au Gabon, servant tous deux à fabriquer de l’acier, sont au plancher depuis des années ; la Chine dévoreuse de métaux fatigue ; les stocks mondiaux débordent. La majorité des producteurs miniers, pris à la gorge, produisent à perte.
Eramet, lui, est déficitaire depuis 2013, il est passé d’une trésorerie nette de 1,3 milliard d’euros en 2010 à un endettement net de 805 millions en juin dernier. L’avenir de l’entreprise, comptant 14.000 collaborateurs répartis dans les trois branches nickel, manganèse et alliages, est en jeu.
Mi-octobre, le conseil d’administration s’est donc réuni de manière exceptionnelle et a acté la limitation des investissements à la stricte maintenance et à la sécurité.
A 18.500 kilomètres de Paris, en Nouvelle-Calédonie, c’est la douche froide pour sa filiale SLN (Société Le Nickel), qui exploite des gisements de nickel depuis la fin du XIXe siècle et s’impose comme le premier employeur privé. Promis depuis 2007, le remplacement de la centrale électrique nécessaire au fonctionnement de l’usine pyrométallurgique de Nouméa est encore repoussé. Pourtant, la centrale actuelle, dont les groupes ont plus de quarante ans, est en bout de course, trop polluante et les coûts de production sont devenus exorbitants. Mais l’investissement, estimé jusqu’à 900 millions de dollars, est trop coûteux et le lancer aujourd’hui n’est clairement pas raisonnable pour la maison mère.

Un contexte politique agité

« Leur tragédie, c’est leur exposition à la Nouvelle-Calédonie », lâche un bon connaisseur de la situation sur le Caillou. Car la SLN va mal, elle brûle chaque mois 25 millions d’euros de cash. Eramet se heurte en outre à un contexte politique local agité et complexe. Certains décrivent actuellement une « tentative de prise de contrôle » de la SLN, dont les trois provinces calédoniennes détiennent 34 % du capital, par des politiques locaux.
Le groupe doit-il continuer à financer sa filiale, qui compte 2.200 employés, dans ces conditions ? C’est une question à laquelle son conseil d’administration, qui devrait de nouveau se réunir début décembre, pourrait devoir répondre. Cette question en amène une autre : et si le nickel, qui représente un quart du chiffre d’affaires, mais dont les soubresauts des cours ont un impact énorme sur les résultats, n’était plus essentiel au groupe  ?
« La Nouvelle-Calédonie, c’est le vrai problème de la société, que la direction générale a jusqu’alors refusé de traiter », déplore un ancien administrateur d’Eramet. Quoi qu’il en soit, partir n’est pas envisagé, assure une source proche de l’entreprise interrogée sur cette option. S’il y avait eu un autre poumon comme Weda Bay, peut-être… « La dimension politique rendrait un départ plus que compliqué, confirme Fabrice Farigoule, analyste chez AlphaValue. Et quand bien même, on le leur reprocherait dès le redémarrage du marché du nickel. »
Eramet, coincé ? L’Etat français, lui, semble pris entre deux feux, tiraillé entre la logique politique, géostratégique et la logique industrielle. Le mois dernier, au moment des annonces coup de poing du groupe minier, la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin, a simplement laissé entendre qu’elle souhaitait voir avec Eramet « comment, malgré des perspectives extrêmement ternes sur le marché international, ils [étaient] prêts à continuer à s’engager en Nouvelle-Calédonie ».
En attendant, la participation de 26 % de l’Etat dans le capital de la société ne vaut plus grand-chose. Rachetée, via le Fonds stratégique d’investissement (FSI, devenu bpifrance), à Areva en 2012 pour près de 766 millions d’euros, elle vaut à présent quasiment 3 fois moins.
Quelques jours avant l’officialisation du gel de ses grands projets, Eramet a touché son plus bas niveau en douze ans à la Bourse de Paris. Terrassée par la crise des matières premières, comme l’ensemble du secteur minier, l’action a perdu plus de 50 % depuis le début de l’année. La capitalisation boursière est désormais inférieure à 1 milliard d’euros. En septembre, la valeur a été retirée de l’indice SBF 120. Loin, très loin de juin 2008, lorsqu’elle avait intégré le CAC Next 20, où sont logés les prétendants au CAC 40.
Muryel Jacque
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mercredi 11 novembre 2015

Groupe Fer de Lance : la 3e foire commerciale à Nouméa

Le Groupe Fer de Lance Mélanésien rencontre les acteurs économiques et industriels en Nouvelle-Calédonie du 9 au 20 novembre. Objectif : Découvrir et développer les marchés et les industries de la région.
© GFLM

A la rencontre des marchés calédoniens

La démarche du Groupe Fer de Lance Mélanésien (GFLM) est simple. Il s’agit de créer de nouveaux espaces favorisant des perspectives commerciales et d’investissement dans la région. Ainsi, depuis le 9 novembre se tient la troisième foire du GFLM en Nouvelle-Calédonie. L'occasion pour les entrepreneurs et autres industriels de la région de se retrouver pour booster des échanges commerciaux jusqu'ici bien discrets. Papouasie, Fidji, Vanuatu…autant de marchés potentiels à l'export pour les calédoniens.

Une dynamique qui date depuis 1991

Créé en 1988, le Groupe Fer de Lance Mélanésien s’est saisi de la question du commerce régional dès 1991. C’est ainsi que le premier accord commercial fut signé en 1993. Mais c’est véritablement lors de la présidence de Fiji (2011/2013) que le GFLM s’est engagé dans une politique économique et commerciale. Depuis ce mandat fidjien, le Groupe a pu mettre en œuvre plusieurs espaces d’échanges et de concertation à l’instar de la réunion des Chefs d'Agences de Promotions d'Investissements (HIPA).

3e Foire commerciale du GFLM

C’est en juin 2013, lors du 19ème Sommet de Nouméa, que le GFLM a validé le « MSG plan 2038 ».  Un plan de conquête commerciale ! La 1ère foire commerciale fut donc organisée en août 2013 à Nandi (Fidji). La deuxième édition s’est déroulée en 2014 à Port-Moresby, en Papouasie Nouvelle-Guinée. Et à chaque occasion, le FLNKS a associé des professionnels calédoniens. Lors de cette deuxième édition, les Ministres du Commerce du GFLM ont signé la Déclaration de Port-Moresby pour «Sécuriser la prospérité future du GFLM par le biais d’une intégration commerciale et économique»Déclaration approuvée par les leaders à Honiara en juin 2015 (Salomon).

Depuis le 9 novembre, c’est donc à Nouméa que se déroule la 3ème foire commerciale du GFLM. Elle se tient notamment à la Maison des Artisans à Nouville. L’occasion pour nos équipes de rencontrer des entrepreneurs calédoniens intéressés par cette dynamique régionale. 
 
 

samedi 7 novembre 2015

Nommé au CESE national, Didier Guenant remercié par Gomès !!!

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Nous avons tous pris connaissance dans les Nouvelles Calédoniennes de la nomination de Didier Guenant Jeanson comme représentant de la Nouvelle-Calédonie au Conseil Économique, Social et Environnemental national.
Pour cela l’ex patron de l’USOENC et soit disant grand défenseur de la vie chère en Nouvelle-Calédonie bénéficiera des importants jetons de présence pour siéger dans cette assemblée parisienne (3764 euros par mois au minimum, sans parler des nombreux voyages en première classe).
Pour un syndicaliste marxiste c’est pas mal…
Alors comment Didier Guenant a eu ce beau cadeau ?
Tout simplement par la grâce de Philippe Gomès qui a enfin tenu une promesse en demandant au President de la République, son allié socialiste, de le nommer.
En effet, depuis de nombreux mois le gourou de Calédonie Ensemble avait dealé avec son ami syndicaliste ce poste prestigieux contre des petits services qui lui serviraient pour les élections de 2014.

« Tu tues le mandat de Martin avec tes manifs vie chère et je te serais reconnaissant ».
C’est ainsi que l’ancien secrétaire général de l’USOENC c’est largement démené entre 2011 et 2014 pour organiser des manifestations contre le gouvernement, tout ça avec l’important soutien de Calédonie Ensemble.
Bizarrement,  au lendemain des élections de 2014, malgré de nombreux nouveaux impôts que les calédoniens doivent payer, on entend plus Guenant, plus de manifestations.

Normal, Gomes est au pouvoir. Faudrait pas le déranger.

Et pour ses bons et loyaux services, il est aujourd’hui largement récompensé !
Mais l’histoire entre Gomes et Didier Guénant- Jeanson ne date pas de hier, souvenez vous que en 2009, à trois jours des élections, Philippe  Gomès alors président de la province Sud, signé une autorisation à l’USOENC pour bénéficier d’un terrain pour construire son immense siège (chacun peut le constater quand il va à Ducos) contre un loyer de 12.000 francs par an……

Dis Philippe, je peux avoir le même loyer pour le même genre de terrain ?
Bienvenus en République bananière !!!

A Londres, si loin de Nouméa, la Bourse mondiale du nickel ouvre ses portes

A la City de Londres, la cotation des métaux se fait encore à l’ancienne, "à la criée". Pour ceux et celles qui travaillent dans les mines et les usines calédoniennes, le « prix LME » est un indice connu, c'est le cours du nickel. Cette semaine à Londres, il a rechuté de près de 6 %.
Séance de cotation du Nickel à la Bourse des métaux de Londres (LME) © Alain Jeannin
© Alain Jeannin Séance de cotation du Nickel à la Bourse des métaux de Londres (LME)

À la Bourse des métaux de Londres (LME) on continue à s’interpeller pour acheter ou vendre des contrats sur les métaux. Le système est efficace, l’an dernier, deux millions de tonnes de nickel produits dans le monde ont été échangés plus de 170 millions de fois.  À Londres, « Merlin l’enchanteur » est un Trader qui achète et revend des contrats. Si toutes les transactions sont numériques, l'électronique n'a pas encore supplanté les exclamations qui animent la corbeille.


Dans l'arène des grands fauves 

C’est une rue étroite à deux pas de la Bourse des Métaux de Londres. Dans un recoin, le salon de thé « Tea-Warehouse » est un lieu branché dont le nom évoque de façon allégorique les entrepôts (« warehouse ») autrement dit les stocks : ici, le thé, juste en face au LME, les métaux industriels dont le nickel. Au « Tea House », les traders viennent donc se détendre et échanger des informations avant de s’écharper autour de la corbeille, le « ring » du London Metal Exchange. Au LME, c’est par de drôles de gesticulations que l’on s’échange toujours les contrats sur les métaux et que se détermine ainsi les prix de l’aluminium, du cuivre ou du nickel. Seuls autorisés à occuper les fameuses banquettes rouges, une poignée de traders constitue l’élite du commerce des métaux. Ces négociants de choc en costume cravates sont issus des plus grandes banques.

Derrière au bout du fil dans le « back-office », des clients du monde entier sont informés en temps réel des prix, de l’offre et de la demande. "Quand la cloche résonne, une autre cotation commence" précise Peter Childs. Le directeur du London Metal Exchange nous a donné l’accès au saint des saints, la corbeille : « Après l’aluminium, ce sont les 5 minutes du nickel et c’est important pour la Nouvelle-Calédonie ! » ; ces quelques mots posent les enjeux et le décor : « Nous sommes un lieu d’échanges, c’est l’offre et la demande qui déterminent le prix du nickel, pas le LME qui ne fait que répercuter l’état du marché » précise Peter Childs.


Mauvaise passe pour le nickel

Pourtant, la crise est passée par là pour l'une des stars du marché des métaux. Le nickel qui est indispensable à l’acier inoxydable et aux batteries des téléphones portables est retombé jeudi sous la barre des 10.000 dollars la tonne. Juste avant la clôture de séance, Stuart Sloan nous a rejoint. Cet écossais francophone dirige et contrôle la régularité des transactions. Il reconnaît que la situation est tendue : « Nous pensons aussi à ceux qui travaillent dans les mines et dans les usines au Canada ou en Nouvelle-Calédonie, l’ambiance est morose depuis de longs mois mais c’est ainsi, nous traversons un mauvais cycle ». Treize heures trente, c’est la fin des cotations, ce vendredi à Londres. Sur le parvis du LME chacun reprend son souffle et se détend, un trader finit par lâcher : « Mauvaise semaine pour le nickel, 6.000 tonnes de métal sont apparues à Singapour, les stocks ont remonté, la demande est faible. »

 A l’étroit dans ses locaux, la Bourse des métaux déménagera en début d’année prochaine, toujours au cœur de la City et de la finance. Le fameux ring et ses célèbres banquettes rouges seront toujours présents. Pas question de renoncer à un rituel immuable vieux de 138 ans, quand l’Empire britannique dominait le monde et importait l'essentiel des matières premières. Les temps ont bien changé mais la tradition est sauve.

 source

Alors la france, elle en est où l'enquête ? Matières premières, matières premières ...

55.000 photos de corps torturés - La France ouvre une enquête visant Assad pour "crimes de guerre" 

SYRIE - La justice française a ouvert une enquête préliminaire contre X pour des "crimes de guerre" présumément perpétrés par le régime de Bachar al-Assad en Syrie. Paris a appelé à "agir contre l'impunité de ces assassins".

Dire qu'à Nouméa certaines rues ont des noms de fachos !! Colonisationnnnnnnn

La rue de la Nouvelle-Calédonie, artère vide et inhabitée

Cette semaine La1ere vous offre une visite guidée des rues de Paris qui portent des noms ultramarins. Perdue dans le 12e arrondissement de Paris, la rue de la Nouvelle-Calédonie ne compte aucune habitation. Un grand complexe sportif brise la monotonie d'une voie délaissée. 
©TDB

Déserte. Triste rue de la Nouvelle-Calédonie sous un ciel blanc d'automne. Les feuilles rouge et jaune tapissent les maigres trottoirs de cette artère dédiée à l'automobile. Au loin, on entend le ronronnement incessant du périphérique.

Située tout à fait à l'Est du 12e arrondissement de Paris, on y accède par les Boulevards des Maréchaux qui ceinturent la capitale. Sur le boulevard Soult, avant le Lycée Paul Valéry, on tourne dans cette voie de 120 mètres, à la chaussée large de 20, et au double sens de circulation. De grands panneaux publicitaires vantant une émission de téléréalité balisent l'entrée.

La rue est ouverte vers 1930, nous apprend le Dictionnaire historique des rues de Paris de Jacques Hillairet. "Construite sur le lieu du bastion 7 de l'enceinte de Thiers (bâtie entre 1841 et 1844), on la désigne sous le vocable F/12 jusqu'au 5 mai 1965 où elle est baptisée au nom du territoire d'outre-mer, en raison de sa proximité du Palais de la Porte Dorée abritant alors le Musée des arts africains et océaniens", rappelle le Dictionnaire historique des rues de Paris de Jacques Hillairet, publié en 1960.

De part et d'autre, pas de palmiers, mais des rangées de platanes, de robiniers et de tilleuls que côtoient les voitures garées les unes derrière les autres. La journée, de rares passants gravissent la rue en faux plat montant. Une femme et son chien passent. "Comme d'habitude, je prends le même chemin pour promener mon dalmatien", lâche-t-elle, sans prêter attention à son environnement.
 

"Pas grand monde par ici" 

À moins d'habiter dans l'imposante résidence qui fait l'angle avec la rue du général Massimy, député de la troisième République, un grand immeuble rose pâle dénué de charme, il y a peu de raison d'emprunter la rue de la Nouvelle-Calédonie. Un agent d'entretien de la ville ramasse minutieusement les déchets sur le sol mouillé. Il confirme : "je n'ai jamais vu grand monde par ici".  Un véhicule d'auto-école tente une manœuvre compliquée.

La rue ne compte d'ailleurs qu'une adresse, le numéro 15. Derrière ses grilles qui bordent la rue se cache le Centre Sportif Paul Valéry. Un grand complexe composé de terrains d'athlétisme, de football, de tennis, mais aussi d'une salle de judo et de danse. Deux adolescents en sortent, ils viennent de taper la balle pendant une heure. "Il y a surtout des écoles qui viennent ici, où le soir des sportifs qui s'entraînent", informent-ils. De fait, les lieux sont ouverts jusqu'à 22h30 en semaine.

La rue de la Nouvelle-Calédonie se termine place Antoine-Furetière, coupée en diagonale par la rue du Général Archinard. Le cimetière de Saint-Mandé Sud et ses hauts murs de pierre sonnent la  fin de la voie anonyme. 

dimanche 25 octobre 2015

Tests de performance

3 secondes chrono 
Les élus du Congrès réunis en session extraordinaire ont livré leurs interprétations du schéma minier en répondant aux questions concernant les exportations de minerai. Il appartient désormais au président du gouvernement de prendre les décisions qui s’imposent – à défaut de pouvoir reconnaître publiquement que c’est sur une interprétation erronée du schéma minier qu’il a bloqué pendant deux mois et demi les demandes d’autorisation d’exportation vers la Chine et le Japon. Un refus, ou une esquive, constituerait sans aucun doute un déni de démocratie. Non seulement le Congrès est l’assemblée délibérante de la Nouvelle-Calédonie, mais l’exécutif du territoire est un gouvernement collégial, élu par le Congrès et responsable devant lui. Non seulement le président est tenu par les interprétations du Congrès, mais il a personnellement demandé l’éclairage démocratique de ce dernier sur l’interprétation du schéma de mise en valeur des richesses minières.
Tout expliquer, sans rien révéler. Il est toutefois navrant de voir que c’est la loi du nombre plutôt que celle du sens qui s’impose à l’exécutif. Les élus du Congrès se sont effectivement exprimés sur les questions posées par le Haut-commissaire, mais sur le fond les lignes n’ont malheureusement pas bougé. Malgré les échanges, la dialectique n’a pas évolué d’un iota : thèse, anti thèse, sans synthèse. Chaque coalition est restée sur ses positions, et à l’issue d’un débat interminable les partisans des exportations ont finalement et fort heureusement imposés in-extremis leurs vues par le nombre. Pourtant, même après la session extraordinaire, chacun des partis est resté sur ses positions initiales. Pour ou contre les exportations, le dogme a prévalu, l’idéologie a survécu, les motifs d’oppositions frontales sont restés intacts et la lecture des communiqués faisant suite aux votes démontre que la stratégie nickel réclamée par tous n’est pas prête de voir le jour. Le débat démocratique qui a eu lieu reste donc un simulacre, au mieux un euphémisme pour un mode de gouvernance propre à l’affrontement d’intérêts sans grand espoir de compromis. Des vestiges de l’Ancien régime démontrent sans aucun doute le manque de maturité de nos institutions républicaines. Quant aux explications de textes, elles consistent à tempérer, à cacher, à noyer l’information. Elles ont recours à la multiplication des clichés officiels et de redites, et ce afin de tenter de faire naître l’oubli. Liberté d’expression, éthique journalistique… On peut simplement s’étonner que la demande de consultation à domicile organisée par le président du gouvernement afin d’autoriser NMC à doubler les volumes d’exportation de minerais à destination de la Corée n’ait pas fait la une des supports médiatiques. Il s’agit pourtant d’une autorisation d’exportation annuelle portant sur une durée, des volumes et des teneurs bien supérieurs aux minerais latéritiques qui devraient être destinés à la Chine au cours des 18 prochains mois.
Au-delà des autorisations. Si l’interprétation fournie par les élus n’était pas nécessaire, elle se révèle pour autant fort utile. On regrettera toutefois que la session extraordinaire n’ait pas permis à l’ensemble des représentants de mesurer l’urgence et la gravité de la situation dans laquelle se trouve les sociétés minières et métallurgiques – et leurs sous-traitants. Depuis la fin 2014, la demande chinoise se contracte, et sa stratégie industrielle et commerciale a fait naître un surplus de l’offre sur la demande. Au cours du quatrième trimestre 2015 nous devrions bien sûr assister à une légère hausse du prix du nickel due à une nette réduction de la production des Philippines en période de mousson. Mais les chinois excellent désormais dans l’art de maintenir les prix au plus bas afin de reconstituer des stocks élevés. Ils diminuent depuis le début 2014 leur production de fonte de nickel et maintiennent l’importation à bas prix de nickel métal. Cette surproduction des capacités extérieures devrait continuer à maintenir le cours du nickel au-dessous du prix d’équilibre des deux tiers des unités de production. Dans ces conditions, et comme je l’avais annoncé il y a maintenant un an, malgré le doublement de la production minière depuis l’entrée en vigueur du schéma, les sociétés calédoniennes vont générer des pertes colossales plaçant les collectivités publiques dans une situation extrêmement difficile. Pas de dividendes de la part de SLN, quelques reliquats en provenance de STCPI et SNNC, mais pas suffisamment pour que SPMSC et SMSP puissent assurer seuls le service de la dette au cours des prochaines années. Contraint de vendre des actifs, Glencore a depuis suspendu la reconstruction du second four de KNS qui ne pourra pas atteindre sa capacité nominale comme prévu en 2017. Eramet a depuis annoncé la suspension de la construction de la centrale de SLN, ce qui ne lui permettra pas de gagner en compétitivité. VNC n’atteindra certainement pas les objectifs de rentabilité fixés par sa maison mère et saura tirer les enseignements de sa mésaventure calédonienne. En sous-capacité chronique due au manque crucial d’investissements productifs, NMC générera une perte nette de plusieurs milliards de francs, probablement autour de 4 milliards. Cette dernière ne restera dans les limites des découverts accordés par les banques que grâce aux nouvelles avances de trésorerie consenties par POSCO. Faute de n’avoir pu fixer les orientations en temps voulu, les élus calédoniens de la nouvelle génération pourront au moins constater le fait que le devenir industriel de la Nouvelle-Calédonie est désormais pris en main par les multinationales. Il en va de leurs survies et de la sauvegarde de leurs intérêts.
[i] La production minière calédonienne est passée de 92 845 tonnes de nickel contenu dans du minerai en 2009 à 178 080 tonnes en 2014. Malgré les attentes, sur la même période, la production locale de nickel métal n’a progressé que de 52 132 à 82 754 tonnes. Dans le même intervalle, les exportations minières (Japon, Corée et Australie) sont passées de 48 561 à 70 328 tonnes de nickel contenu.
source 

mercredi 30 septembre 2015

Stand Kanaky à la Fête de l'Humanité


Comme chaque année depuis 2009 à la Fête de l’Humanité,  le drapeau Kanaky flotte sur le parc de la Courneuve,  parmi les centaines de stands des pays, des organisations, des mouvements de lutte de part le monde.


L’USTKE avait envoyé 4 délégués syndicaux : José Bourgine et Doris Vaitulukina rattachés à la Fédération BTP, Marcellis Pecoeaoa issu de la  Fédération des Mines, Mickaël Gorou de la Fédération des Commerces & Divers, tous venus de Nouméa et du Nord. A la veille des festivités programmées pour les 11-12 et 13 septembre, André Forest, 1er vice-président de l’USTKE accompagné de la délégation venu de Kanaky avait rendez-vous au CICP où une réunion de concertation s’est tenue avec l’équipe encadrant le stand de l’USTKE et du Parti Travailliste.
Parmi eux, Marcellis originaire de Kouaoua et Doris, jeune wallisien de Nouméa n’avaient jamais mis les pieds en France.  Et quelle découverte ! Pour parvenir sur le site de la fête, c’était déjà une expédition. Depuis leur petite chambre du 19e, ils prennent les métros, le train et le bus ! Et les voilà  parachutés dans une marée humaine de 500 000 personnes !
Comment se retrouver ? Il y a partout des spectacles, des concerts, des débats ! Ils avancent à travers les centaines de stands : ne pas se perdre, prendre des repères ! Durant trois jours, ils feront ce trajet matin et soir doucement mais sûrement !
Au-dessus du stand flotte le drapeau de l’USTKE et le drapeau Kanaky, un repère pour tous nos sympathisants.
Le stand ne désemplit pas, il est devenu un passage obligé pour nombre de militants. Cette année, le stand de notre centrale syndicale est situé entre le Parti du Travail de Belgique et le Parti Kurde HDP (Parti démocratique du Peuple). Les Sahraouis sont tout près et le Parti communiste réunionnais est juste en face. La fête peut commencer !
Mais la pluie est annoncée pour  le samedi 12 septembre et pour le lendemain. A peine arrivés, les camarades  « en grands connaisseurs » installent les bâches derrière le stand pour se protéger du soleil et de la pluie. Le stand n’a jamais été si bien abrité !
Wakasu et Gogo dorment dans le stand depuis deux jours et veillent sur la sono et le matériel !


Arrivées les premières, Mamie Léa et Corinne Tidjine s’affairent déjà à l’arrière du stand à pour la préparation du bami, du bougna ! Marcellis et de Mickael donnent un coup de main pour éplucher les légumes !
Tandis que Doris et José préparent la table de vente de tee-shirts. D’autres camarades accrochent les photos d’Eloi, de Francky, les panneaux d’informations et les affichettes confectionnés par Bernard et Sylvie Alleton.
L’équipe de la confection des brochettes et du bar arrive sur le site, ils sont coordonnés par Malik et Salim. Ils disposent d’un camion, ils font les courses et alimentent le stand ! Très vite, tout le monde se met à la préparation des brochettes en discutant des dernières nouvelles du pays.
A 14 heures tout est prêt, les tables, les barquettes de bami, les brochettes, le punch !
Les militants, les étudiants, les amis, les sympathisants de la cause arrivent peu à peu sur le stand, prendre une brochette, un café… et discuter ! Le débat débute à 16 heures. De la place est fait tant bien que mal dans le petit stand et où les camarades installent des chaises et assurent la fermeture du bar.


André Forest, chef de file de la délégation explique la situation sociale et politique, la crise du nickel, le rééquilibrage, les listes électorales, le référendum…. Et les questions fusent du public. Pourquoi ce choix du capitalisme ? Quelle est la place pour nos enfants demain ? Et la pollution ? Et le rôle de NMC ? Les camarades prennent au vol la dernière question que déjà le stand d’en face, donc celui de l’Ile de La Réunion balance son maloya à fond !


Après le débat, JYB,  champion de France de slam offre un poème sur le retour de la tête d’Ataï accompagné à la guitare par Sly et Harold au cajon ! « Magnifique. C’est beau ! », a-t-on clamé.
Un peu plus loin sur la grande scène, le concert de Manu Chao est programmé pour 21 h 40, après Tiken Jah Fakoly et tant d’autres groupes.
L’apéro-brochettes attire du monde dans le stand, tout le réseau de la caravane des quartiers, les amis, et même les musiciens de Manu Chao affluent pour prendre un verre ou goûter le kava.
Mais la pluie arrive,  c’est le déluge sur la fête, et rapidement sur l’ensemble de la place de La Courneuve les badauds se prennent les pieds dans la gadoue.  « A 21h,  les pieds lourds de boue et le cœur léger nous essayons d’avancer vers la grande scène pour assister au concert de Manu, mais impossible de progresser, ils sont déjà 80000  spectateurs, une foule en délire, serrée et compacte.  Et complètement devant, parmi tant d’autres, on aperçoit un grand drapeau Kanaky. On comprend que le petit groupe amené par Malik a réussi à se hisser devant la scène », a précisé Yasmina Kherfi, représentante de l’Ustke en France. Embourbés jusqu’au genou et la tête dans les étoiles, les plus sages rebroussent chemin et retournent au stand où une autre musique reprend de plus belle ! Durant tout le week-end, « la flotte n’a laissé aucun répit, mais ce fut une belle édition,  joyeuse et fraternelle », selon notre correspondante. 



 Les rendez-vous avec nos partenaires : CGT et SECAFI

A la CGT


Vendredi 18 septembre : André Forest avec Philippe Martinez, le nouveau secrétaire général de la CGT au siège de la confédération à Montreuil.

A SECAFI


Mardi 22 septembre : Chez SECAFI avec Nicolas Cauchy, directeur régional de SECAFI (2ème à gauche) à Paris et Nadiz Ghedifa la directrice générale de SECAFI (à droite). 

Les interventions durant la grande fête de l'Humanité

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF (Parti communiste français), «  La Grèce et les migrants ont le plus souvent été au cœur du public et des multiples débats des trois jours à La Courneuve avec une affluence exceptionnelle. Pierre Laurent en a appelé au rassemblement de la gauche : «  Nous n’allons pas rester spectateurs du désastre qui s’annonce ». Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT : «  Tous les peuples qui reçoivent des bombes sur la tête s’en vont ». Pour le secrétaire général de la CGT «  La guerre ne règle rien, la France, les autres pays européens et les Etats-Unis ont une lourde responsabilité en laissant croire qu’on peut installer la démocratie et améliorer la situation des peuples en les bombardant. « L’année dernière, 3 500 personnes, femmes, hommes et enfants sont morts en traversant la Méditerranée », a-t-il rappelé

lundi 28 septembre 2015

Les Catalans s’engagent sur le chemin de l’indépendance

Des partisans de l'indépendance catalane saluent l'annonce des résultats préliminaires après la fermeture des bureaux de vote, le 27 septembre à Barcelone. Le camp séparatiste est crédité d'une majorité des sièges au parlement régional.

La majorité semble acquise au camp séparatiste au parlement catalan à l'issue du scrutin régional.

La forte participation (63,2% à 18 heures soit 6,9 points de plus par rapport au scrutin de 2012) laissait espérer un résultat favorable aux partisans de la séparation entre la Catalogne et l’Espagne. Ce que les sondages de sortie des urnes confirmaient dimanche dès 20 heures : les indépendantistes devraient dominer le parlement régional avec une solide majorité et auront les mains libres pour lancer le processus législatif de divorce.
Junts pel Si (Unis pour le oui), coalition hétéroclite emmenée par le président de l’exécutif régional, Artur Mas, était crédité dans les premières projections de 63 à 66 sièges, frôlant ainsi la majorité absolue (68 sièges). Il pourra s’allier à l’autre liste indépendantiste, le CUP, qui obtiendrait entre 11 et 13 élus.
Dans le débat sur la place de la Catalogne au sein du royaume, les indépendantistes ont marqué un point important. La prochaine échéance sera nationale, avec les élections législatives du 6 décembre qui, sauf énorme surprise, devraient chasser du pouvoir le Partido Popular (droite) de Mariano Rajoy. Mais les deux forces qui peuvent prétendre à la victoire, le parti socialiste (PSOE) et les indignés de Podemos, sont loin d’être acquises à l’idée d’une Espagne amputée. Pablo Iglesias, le leader de Podemos, a un raisonnement alambiqué. Pour résumer : d’abord on chasse la droite, ensuite on réforme la Constitution, puis on proclame la République et là, si les Catalans veulent toujours nous quitter, ils pourront le faire par voie de référendum. Ça fait beaucoup de si.
Au début de la semaine dernière, Artur Mas dessinait son scénario de transition et fixait l’autogouvernement à l’horizon 2018. Le délai est très optimiste, mais, depuis dimanche, une Catalogne indépendante est un peu moins inimaginable.
François-Xavier Gomez 
 
source 

vendredi 25 septembre 2015

Communiqué du Parti Travailliste sur l'exportation de minerai de nickel

Nouméa le 24 Septembre 2015 

Suite à la réunion hebdomadaire de sa Coordination Administrative et Politique, le Parti Travailliste tient à faire connaître à nouveau sa position déjà exprimée lors de sa dernière conférence de presse, sur le problème de l'autorisation d'exportations de minerai de nickel vers la Chine : 

1. Compte tenu de la perte non négligeable de volumes que connaissent les exportations de minerai de nickel vers les clients traditionnels ainsi que les pertes générées par la crise mondiale du nickel - stocks considérables et chute des cours - le Parti Travailliste estime primordiale pour la profession en général et le maintien de l'emploi en particulier dans le secteur, que le principe d'autorisation d'exportation puisse être adopté par le gouvernement.
 
2. Ce principe d'autorisation peut être provisoire et limité en volume, voire renouvelable par petites quantités, cela afin d'une part que le volume global d'exportations temporaires, puisse compenser les pertes constatées et que d'autre part, le pays garde un contrôle sur ces exportations dont chacun s'accorde à reconnaître la nécessité à court terme d'un arrêt sauf pour alimenter nos projets métallurgiques offshore existant ou à venir. 

Le Parti Travailliste ne relève pas dans ce positionnement, de risque quelconque pour la stratégie minière et n'appelle donc pas à soutenir la mobilisation prônée par le comité de défense de la doctrine minière. 

La réponse à ce problème est d'ordre pragmatique et non dogmatique surtout s'il s'agit de manipulation de l'opinion de la part de ceux qui dans le passé sont restés les bras croisés quand d'autres engageaient le bras de fer pour l'échange des massifs miniers et créaient ainsi les bases de cette stratégie minière. Par ailleurs, le Parti Travailliste considère malvenu de dresser des militants non seulement contre d'autres militants indépendantistes mais aussi contre les petits rouleurs engagés dans leurs syndicats. 

D'autres combats avaient une importance essentielle pour lesquelles il fallait se mobiliser, entre autres pour ne citer que ceux-là : 

 Pour le drapeau Kanak 

Contre les flux migratoires 

Pour la défense et la promotion réelle de l'emploi local chaque  jour contournées par une loi complètement inadaptée 

Pour des listes électorales sincères  

- Des transferts de compétences bidons

Les vertueux de la doctrine minière ont été complètement absents dans la défense de ces questions qui marquent l'échec de l'Accord de Nouméa.
                                                                            Pour le Parti travailliste
                                                                            Le Président
                                                                            Louis Kotra UREGEI