PARTI TRAVAILLISTE

KANAKY

jeudi 17 octobre 2019

Séminaire du Parti Travailliste le 19/10/19 à la VDT


Nouvelle-Calédonie: un nouveau référendum dans moins de 11 mois

Les membres du comité des signataires de l’accord de Nouméa se sont réunis jeudi à Matignon pour fixer la date du deuxième référendum d’autodétermination. Face aux désaccords des loyalistes et indépendantistes, le premier ministre a fini par trancher : ce sera le 30 août ou le 6 septembre 2020.

«Alors, ça donne quoi ? » Pas grand-chose. Tard dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 octobre, les membres du comité des signataires de l’accord de Nouméa, chargé depuis 1998 d’assurer le suivi du processus décolonial en Nouvelle-Calédonie, sont sortis de 16 heures de réunion avec le premier ministre et la ministre des Outre-mer, sans un accord en bonne et due forme mais avec un « compromis satisfaisant pour tous », pour reprendre les mots d’Édouard Philippe.
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jeudi 18 juillet 2019

Louis Kotra Uregei démissionne de ses mandats électifs



Louis Kotra Uregei a annoncé hier matin (*) sa démission de ses mandats électifs des institutions du pays, notamment en tant que membre du congrès de la Nouvelle-Calédonie et de la province des Iles Loyauté. Il laisse aussi son mandat d’élu à la mairie de Lifou par contre il ne quitte pas la vie politique.  
Pourquoi une telle décision de la part du leader du Parti Travailliste ? Cette démission se fait dans la sérénité et en accord avec les responsables du mouvement. Les résultats à la province des Iles n’étaient pas ceux escomptés. Il faut aussi tirer le bilan des élections provinciales de mai dernier. 
 
Place à la jeunesse
 
« Il est temps que le relais soit passé à la jeunesse de notre Parti. Cela permettra à un jeune militant d’accéder à l’institution provinciale », donc Faysen Wéa, jeune originaire de Gossanah lui succèdera à la province des Iles. Présenté comme le président du comité communal de Iaaï, c’est un jeune responsable, l’une des figure montante du Parti Travailliste aux Iles », affirme le chef de file du Parti. « C’est une certaine reconnaissance aux gens de Gossanah, aux militants de Iaaï pour tout ce qu’ils ont apporté dans la lutte, pour tout ce qu’ils ont subi ».  Kadrilé Wright occupera sa place au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
 
Les concessions, les compromis des partis indépendantistes
 
Deuxième raison. « Il est difficile pour moi de rester dans les institutions avec des partis politiques qui ont trahi la cause kanak. Les partis ont cadenassé le FLNKS, ils l’ont empêché de s’ouvrir aux autres structures ... Donc, ils ont instrumentalisé le FLNKS … Il est devenu un fond de commerce électoral. Ils agissent pour les partis qui sont à l’intérieur ». Il a donné l’exemple de la course à la vice-présidence du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. «  Quel spectacle, quelle tristesse vis-à-vis de ceux qui au nom du FLNKS ont donné leur vie pour que le peuple kanak devienne un jour indépendant dans son propre pays », a-t-il soulevé et agacé par le comportement des indépendantistes. Toute cette gesticulation, cette dispute publique pour un poste à la vice-présidence du gouvernement ! « Conformément à l’esprit du FLNKS, si l’unité avait prévalu dans le Sud pour une stratégie unitaire au moment de l’élection provinciale, le mouvement indépendantiste aurait gagné la majorité au congrès et au gouvernement », a regretté Louis Kotra Uregei. « Certains Partis du FLNKS dont le Palika en particulier, ont préféré sacrifier l’intérêt du peuple kanak pour leur intérêt partisan. Ce qui s’est passé pour la vice-présidence du gouvernement à révéler le blocage de la possibilité du mouvement d’unité des indépendantistes dans le Sud et au Congrès », a-t-il ajouté. Durant ces deux dernières mandatures aux Iles et au Congrès, le président du P.T a remarqué les compromis, les reniements du Palika, «  les concessions faites par Paul Néaouytine dans l’Accord de Nouméa et dans tous les Comités des Signataires. Il n’est pas question de laisser les choses en l’état », a-t-il soulevé publiquement. « Entendre le Palika dénoncer la collusion entre l’U.C et l’Avenir En Confiance », alors que pendant toute la mandature précédente le Palika s’est frotté aux côtés de Calédonie Ensemble. Un épisode politique en quelque sorte. Mais, la réalité est là. « A deux reprises, il y a eu la prise de position du FLNKS pour installer Phillipe Germain à la présidence du gouvernement durant la précédente mandature, et bien le Palika a tout fait pour que ça se passe comme ça », a-t-il indiqué.
 

 
« Plus on a fait des concessions, plus le mouvement indépendantiste a reculé, plus les gens n’ont plus respecté les mouvements indépendantistes », a-t-il rajouté. « Ces responsables politiques, ce sont les signataires du dernier Accord, et bien ils se sont tus notamment sur les flux migratoires. Il y a 42 000 personnes qui sont sur le tableau annexe. C’est le fruit de l’immigration massive. A-t-on entendu un jour, ces soi-disant responsables politiques du FLNKS dénoncer l’immigration massive. Jamais, jamais ! Il ne fallait surtout pas dire des choses qui pouvaient remettre en cause l’Accord de Nouméa », a-t-il constaté amer. Autres faits marquants : «  la situation des kanak dans l’emploi a reculé ; ils ont ouvert le corps électoral qui a été figé pour le référendum. On a figé le corps électoral en 88 pour 98. Donc, ils ont accepté de négocier un accord afin d’ouvrir le corps électoral. Dès lors qu’ils ont ouvert ce corps électoral référendaire, on se retrouve en 2018 avec un corps électoral référendaire de 177 000 électeurs dont 97 000 non-kanak et 80 000 kanak. Voilà aussi, le fameux résultat du FLNKS ! », s’est insurgé le leader du P.T en désignant cette stratégie « de faute politique grave ».
 
Habileté politique de l’Eveil Océanien mais un discours contradictoire
 
« Il y a une certaine habileté de ce nouveau Parti politique qui est favorisé par un terrain propice. Son jeu varie entre les différentes tendances politiques. Il est un coup avec les indépendantistes et une autre fois avec les non-indépendantistes. C’est une vision pragmatique des choses a soulevé l’un de ses responsables. Ils tirent leur épingle du jeu », constate Louis Kotra Uregei.
Mais selon le dirigeant du P.T, leurs déclarations sont contradictoires : « Entendre le responsable politique de l’Eveil Océanien tenir un discours contradictoire par rapport à l’habileté politique, au comportement de la communauté wallisienne et futunienne qu’elle a eu dans ce pays. Un engagement dans l’économie, dans le social très fort et en même temps une certaine discrétion dans la vie politique. La communauté wallisienne et futunienne a deux fois plus de personnes dans notre pays kanak. C’est une communauté travailleuse. A l’USTKE, on a eu des milliers de camarades wallisiens et futuniens qui ont été des adhérents du syndicat pour qui l’USTKE a fortement lutté. Ils étaient présents dans un syndicat indépendantiste. Donc, aujourd’hui il y a un certain nombre de camarades qui étaient présents à l’USTKE, et bien ils sont aujourd’hui à l’Eveil Océanien. Je suis étonné du discours tenu par leurs responsables. Un discours anti-indépendantiste. Un discours contre l’indépendance. Qu’il faille faire venir encore plus de monde dans ce pays. Il faut un nouvel accord …  ».
 
Une autre couche
 
«  Il peut y avoir des interprétations très fortes susceptibles de créer des tensions entre les différentes communautés de ce pays. Nous demandons plus de retenue, plus de responsabilité , mais aussi plus de recul. Il faut savoir respecter les gens de l’endroit », a indiqué Fidel Malalua, secrétaire général adjoint de la coordination Sud du Parti Travailliste dont ses responsables réclament plus de modération dans les propos tenus par les ténors de l’Eveil Océanien.
 
(*) : mercredi 17 juilelt 2019
 
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dimanche 5 mai 2019

Portrait de candidat: Cyprien Poaero, liste «Parti travailliste et forces progressistes pour l'unité et le changement»

Il est connu sous le nom de Kawa, fils du grand chef Bergé Kawa. Mais depuis le retour du crâne d'Ataï, la chefferie a été restructurée, et les aînés du clan ont donné au jeune sénateur le nom de Poaero.
Né le 18 juillet 1981 à Nouméa, scolarisé à La Foa du primaire au collège, il devient très jeune un membre actif du conseil des anciens. En 2013, le voilà chargé de mission du conseil coutumier Xârâcùù, puis vice-président. Il est choisi pour porter les travaux et accompagner le grand chef dans les démarches destinées à faire revenir le crâne d'Ataï. Ce sera chose faite en 2014, à la tribu de Petit Couli. 
Cyprien est ensuite désigné sénateur coutumier de l'aire. Porte-parole de l'institution, il préside pendant un an la commission culturelle, et travaille aujourd'hui dans la commission droit et justice.
Impliqué aux côtés du Parti travailliste depuis quelques années, Cyprien Poaero se lance cette fois en première ligne: il estime qu'un relais est nécessaire sur le plan politique, pour que les choses avancent sur le plan coutumier. «En 2007, une loi de pays concernant les actes coutumiers, il n’y a pas très longtemps, les deux dernière lois de pays concernant la dévolution successorale et les congés coutumiers, énumère-t-il: c’est quand même très peu par rapport aux travaux qui ont été portés par le sénat coutumier.» 
Pour Cyprien Poaero, «se lancer en politique, c’est être un relais pour l’ensemble des Calédoniens mais surtout pour les chefferies et le peuple autochtone de ce pays.»
La principale qualité d’un élu? «On ne peut pas se lancer en politique avec la seule prétention d’être élu. Le programme doit découler d’un vécu, d’un lien qu’on a avec la population sur le terrain.»
© NCla1ere   

Débat provinciales 2019 spécial Îles Loyauté avec Louis Lotra Uregei, Président du Parti Travailliste

Portrait de candidat : Rock Doui, tête de liste « Parti Travailliste. Osons le changement »

Rock Doui est né à la tribu de Diahoué à Pouébo le 29 août 1959. Sa scolarité se fait au sein de l’enseignement catholique. Dès l’âge de 20 ans, il exerce comme maître au CEFOREP, centre de formation et de recherche pédagogique, devenu Ecole Normale de l’Enseignement Privé. Educateur  puis directeur d’internat jusqu’à 2017, date de son départ à la retraite, Rock Doui est entré jeune en politique : à l’âge de 37 ans, il est élu premier adjoint à la mairie de Pouébo sur une liste Palika. Conseiller municipal depuis 2008 sur une liste du Parti Travailliste, il est élu sous cette bannière à l’assemblée de la Province Nord en 2009. Durant les cinq ans de la mandature, il a présidé la commission Enseignement. Rock Doui est à la tête d’une association culturelle de la tribu de Diahoué et s’occupe du GDPL en lien avec le projet hydroélectrique qui se construit à la tribu de Paalo à Pouébo. Aux provinciales de 2014, il n’a pas tiré la liste du Parti Travailliste et n’a pas été réélu. Pour la dernière mandature de l’Accord de Nouméa, il est tête de liste.
© NCla1ère  source                                                                                                                                                                          

lundi 29 avril 2019

Le parti Travailliste et son programme : « Osons le changement »

« Osons le changement », c’est le slogan choisi par le mouvement qui  part seul dans les trois provinces.
Dans le Sud, la liste est menée par Cyprien Poaero  Kawa, au Nord c’est Rock Doui et aux Îles Loyauté Louis Kotra Ureguei portera la liste. 

  • Malia-Losa Falelavaki (N.G) Publié le , mis à jour le
Le Parti Travailliste sera bien dans la course dans les trois provinces le 12 mai prochain.
Les têtes de liste sont  :

  • Louis Kotra Uregeï aux Iles Loyauté 
  • Rock Doui au Nord et
  • Cyprien Poaro-Kawa au Sud.
Le parti avait affiché une volonté de changement avec une alliance aux îles avec le LKS, mais cette alliance a été rompue.
Louis Kotra Uregei, tête de liste du Parti Travailliste en Province des îles Loyauté.
Dans les discours ; une marginalité assumée depuis la non-participation au référendum.
La tête de liste de la province Sud Cyprien Poaero-Kawa est au micro d'Antoine Letenneur et de Nicolas Fasquel.
 

Parti travailliste : la liste provinciales 2019

jeudi 25 avril 2019

Provinciales 2019: le temps des candidatures est terminé, 25 listes ont été déposées

Combien y aura-t-il de listes en lice aux élections provinciales? Sans doute 25. La confirmation officielle interviendra d'ici samedi, après validation par l'Etat et parution au journal officiel de la Nouvelle-Calédonie. Mais la période de déclaration des candidats est terminée depuis mardi soir.
Les listes devaient être déposées auprès du haut-commissariat. © NC la 1ere
© NC la 1ere Les listes devaient être déposées auprès du haut-commissariat.
Les dés sont jetés. C'est au plus tôt jeudi, et au plus tard samedi, qu'on connaîtra tous les candidats engagés dans les élections provinciales: les listes autorisées à participer auront été, d'ici là, publiées au journal officiel de la Nouvelle-Calédonie. Mais une étape est d'ores et déjà franchie: depuis mardi, 18 heures, plus aucune liste ne peut être déposée auprès du haut-commissariat, et plus aucune déclaration de candidature ne peut être modifiée.
 

Le temps des vérifications

Dans l'intervalle, les services de l'Etat vont vérifier que les conditions requises sont remplies par les candidats à la candidature. Toute irrégularité entraînera un rejet définitif. Puis ce sera la campagne électorale officielle, du lundi 29 avril au samedi 11 mai, veille du scrutin.
 

25 listes déposées

Ce mardi soir, pas moins de 25 listes s'étaient en tout cas annoncées pour l'une ou l'autre des trois provinces, dont onze dans le Sud, six dans le Nord et huit aux îles Loyauté.
 

Philippe Gomès pour Calédonie ensemble

Dans le Sud, c'est-à-dire la province la plus peuplée, la plus équipée et la mieux dotée budgétairement, Calédonie ensemble qui était en congrès ce week-end a gardé jusqu'au dernier moment le «suspense». Mais le parti actuellement aux commandes de la Maison bleue présente bien Philippe Gomès. Le député est suivi d'Annie Qaeze, Nicolas Metzdorf et Magali Manuohalalo.
 

L'Avenir en confiance confirme

La liste de lAvenir en confiance a, elle, été rendue publique mardi après-midi, depuis le Mont-Dore. Elle est pilotée par la patronne des Républicains calédoniens Sonia Backès, puis Thierry Santa et Virginie Ruffenach pour le Rassemblement-LR, Gil Brial du MPC ou encore l'adjointe à la maire de Nouméa Françoise Suvé.
 

Egalement en province Sud

• Le Rassemblement national table sur une liste emmenée par Alain Descombels. Elle a été déposée en présence de Louis Aliot, député RN et numéro deux du parti, de passage en Calédonie.

• Le FLNKS mise sur une liste unitaire portée par Roch Wamytan.

Faute d'intégration par le Front, le Parti travailliste part seul, avec pour tête de liste Cyprien Kawa, sénateur coutumier de l'aire Xârâcùù.

• L'Alliance citoyenne pour la transition démocratique, écologique et solidaire - le parti ACT de Martine Cornaille - est de la partie.

• De même que Construire autrement de Joël Kasarherou.

• Ou Destin commun calédonien de Giovanni Talafili.
 

Alain Descombels, tête de liste Rassemblement national, avec Bianca Hénin et Louis Aliot. © NC la 1ere
© NC la 1ere Alain Descombels, tête de liste Rassemblement national, avec Bianca Hénin et Louis Aliot.

Le retrait du ROC Plurielle

• Autres formations qui ont enregistré une candidature dans le Sud, l'Eveil océanien de Milakulo Tukumuli, le Mouvement néo-indépendantiste souverainiste porté par Luther Voudjo ou la Calédonie nouvelle réunie d’Edouard Léoni.

• Mais le Rassemblement calédonien pour une Calédonie plurielle. Le mouvement de Mikaele Tuifua invoque un «vice de forme».
  

Six dans le Nord

• Dans le Nord, la province la plus étendue, six listes sont annoncées, sans entente au sein des deux factions indépendantiste et loyaliste.

• L'UNI, avec le président actuel Paul Néaoutyine, et l’Union calédonienne, avec Daniel Goa, partent séparément.

Le Parti travailliste également, avec pour tête de liste l'ancien élu provincial Rock Doui.

• Le Mouvement néo-indépendantiste souverainiste affiche Axelle Normandon.

• Pour Calédonie ensemble, la liste est tirée par le sénateur Gérard Poadja.

• Pas de liste estampillée Avenir en confiance, mais une liste divers droite «Agissons pour le Nord» portée par le maire de Kouaoua Alcide Ponga.
 

Gérard Poadja déposant la liste Calédonie ensemble dans le Nord. © NC la 1ere
© NC la 1ere Gérard Poadja déposant la liste Calédonie ensemble dans le Nord.

L'émiettement aux Loyauté

• La plus petite des provinces, celle des îles, pourrait voir huit listes prétendre à son hémicycle. Notamment l'une pour le Palika derrière Charles Washetine, et une autre pour l'Union calédonienne menée par Jacques Lalié.

• A noter une alliance: le mouvement de Luther Voudjo propose pour tête de liste Germaine Nemia Bishop, du Rassemblement autochtone.

 Par contre, le parti de Libération kanak socialiste et le Parti travailliste n'ont pas réussi à se lancer ensemble comme prévu: aussi bien le LKS (avec une femme tête de liste, Omayra Naisseline) que le PT (avec Louis Kotra Uregei) ont déposé une liste. 

• Pas d'union, non plus, chez les loyalistes. Une liste Calédonie ensemble sera tirée par Jean-Eric Naxué, tandis que l’Avenir en confiance sera représenté par le candidat Simon Loueckhote.

• Sans oublier une surprise de dernière minute: une liste Unitaire kanaky génération dirigée par Nicolas Bolo.


Luther Voudjo et Germaine Nemia Bishop fusionnent leurs listes aux îles. © NC la 1ere
© NC la 1ere Luther Voudjo et Germaine Nemia Bishop fusionnent leurs listes aux îles.

Communiqué du Parti Travailliste sur la liste Unitaire dans le Sud, pour les Provinciales de 2019


dimanche 7 avril 2019

Le Parti Travailliste et le LKS affichent les têtes de liste

Le Parti Travailliste et le LKS ont présenté à la Vallée du Tir leurs têtes de liste. Celle des îles sera menée par Louis Kotra Uregei engagé aux côtés de Basile Citre du LKS. Au Nord, le parti se lancera seul ainsi qu'en province Sud si la stratégie unitaire indépendantiste ne fonctionne pas.

© Ingrid Chanene
© Ingrid Chanene
Aux îles, Louis Kotra Uregei conduira la liste d’alliance avec le LKS de Basile Citre. Celui-ci est en 3ème position. Une liste "panachée" réunissant des militants des deux formations, comme Betty Kaudre ou encore Oméra Naisseline, la belle-fille du défunt leader du LKS Nidoish Naisseline.

Nord : répondre au mieux aux attentes des populations

Le Parti travailliste s’engage seul avec en tête Rock Doui, ancien élu provincial de 2009 à 2014.  
Sa liste est soutenue par des membres du LKS de la côte Est, tel que Francis Pouadoui. Cet ancien maire de Poindimié est en 5ème position sur la liste.
Dans le Nord, le Parti Travailliste revient après avoir perdu ses 3 sièges de conseillers provinciaux en 2014. 
Rock Doui répond à  Sylvie Hmeun et Michel Marin
Rock DOUI

 Sud : une liste indépendantiste unitaire en discussion

En province Sud, la démarche unitaire du mouvement indépendantiste est un impératif politique. Ceux qui s’y opposent devront prendre une lourde responsabilité, celle de ne pas obtenir une majorité indépendantiste au Congrès.
Si l’appel à une démarche unitaire souhaitée par Louis Kotra Ureguei n’est pas entendu par le FLNKS, le parti travailliste se lancera seul dans la course.  La liste sera conduite par Poaéro Cyprien Kawa.  
Le sénateur coutumier de l'aire Xârâcùù répond à  Sylvie Hmeun et Michel Marin.
Cyprien KAWA
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lundi 1 avril 2019

Partage ...

Bonjour à tous.

Je vous partage ci-dessous la communication de NOMOIGNE Jean-Yves de Tchambouene – Pouebo dans le site KANAKY ON LINE (KOL), position très intéressante d’un ancien militant de l’un des partis les plus importants du FLNKS.
 
UREGEI Louis Kotra 
Président du Parti Travailliste
  
Salut KOL,

En ce moment même où j'écris depuis chez-moi à Rivière Salée, le FLNKS tient son congrès à KOWE KARA à Nouméa avec à l'ODJ la stratégie unitaire pour les élections provinciales du 12 mai prochain. Le FLNKS qui s'est félicité du résultat du oui au référendum du 04 novembre 2018 en appelant à la mobilisation et à l'unité du peuple kanak pour la suite. Mais depuis quelques semaines après que ses composantes aient réunis leurs militants et structures de base les guegueres habituelles pour la composition des listes resurgissent et prennent le pas sur l'essentiel, l'intérêt du peuple kanak ! Et le peuple kanak ce n'est pas le FLNKS ! Le peuple kanak c'est tous les sujets des chefferies des 8 pays sans distinction, que tu sois de droite, de gauche, du centre, du dessus ou du dessous. La question est que proposons-nous comme projet viable pour le peuple kanak, autre que ce qu'il a aujourd'hui. Objectivement, les indépendantistes doivent ensemble (FLNKS et les autres) dire leur vision d'un avenir autre. Surtout à quelques mètres de la ligne d'arrivée. NON MAIS C'EST GRAVE POUR LE PEUPLE KANAK que quelques uns se querellent pour des places sur une liste aux élections provinciales alors que la majorité a voté oui le 04 novembre 2018 pour l'indépendance. La plupart de ces personnes qui constituent une petite minorité du peuple kanak mais qui s'auto-proclame être son porte-parole, renient les chefferies et la coutume. Ces mêmes personnes qui refusent les termes autochtone kanak, indigène kanak, premier habitant ou tout ce qui se rapporte à la situation du peuple colonisé qui a besoin de retrouver tous ses droits et son identité. Cette petite minorité de kanak qui va même jusqu'à dire que le bilan des accords de Matignon et de Nouméa est positif pour le peuple kanak. Et pire, c'est de faire admettre  ça aux gens des tribus, des quartiers et des squats alors que ces derniers ne voient pas de changement.
SI L'ACCORD DE NOUMEA EST LA BASE, QU'EST-CE QUI EMPÊCHE UN DE SES SIGNATAIRES A REAGIR, CONTESTER ET S'OPPOSER A TOUTES MANOEUVRES CONTRAIRES A CE POURQUOI ON A SIGNE CES ACCORDS. QUE L'ON SOIT MAJORITAIRE OU PAS AU CONGRES ET AU GOUVERNEMENT !

Je pense sincèrement et objectivement qu'il faut réagir et reprendre les bases de notre combat qui fondent tous les partis politiques indépendantistes. Ne laissons pas cette minorité de kanak contaminée par le néocolonialisme nous diriger. J'appelle le peuple kanak à se réveiller et à se mobiliser dans nos chefferies respectives pour dire haut et au de là des mers que les valeurs de notre civilisation millénaire doivent constituer la base de notre projet de société avec les autres qui veulent vivre avec nous en KANAKY car tout le monde va avoir sa place.. Que les partis politiques et le FLNKS ne sont une fin en soi. Ce ne sont que des outils. Et tout le sait que quand un outil est usé, il faut le réparer et quand il est irréparable on change on achète un neuf !!!!
Jean Yves NOMOIGNE
Tchambouène 
98824 POUEBO

Le LKS et le Parti travailliste se rapprochent, des dents grincent

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Basile Citré, du LKS, et LKU, du Parti travailliste, échangeaient hier soir au siège de l’USTKE à Nouméa sur une possible association pour les provinciales Îles. Photo T. Perron


POLITIQUE. Tous autour de la même table, hier soir. Les états-majors des deux partis négociaient au restaurant Le Charley's, siège de l'USTKE, à la Vallée-du-Tir à Nouméa. Cette rencontre dominicale est née d’une décision prise la veille. La Dynamique autochtone LKS a acté, en congrès au foyer Jean-Calvin, le principe d’une liste d’alliance avec le Parti travailliste, dans la perspective des élections provinciales dans les îles Loyauté le 12 mai. Selon le président du mouvement Basile Citré, la section de base de Maré, fief historique de la formation politique, avait émis cette position. Le rapprochement, concrétisé hier par une réunion officielle, était discuté depuis quelques semaines.

Des écarts de points de vue existent entre les deux organisations engagées séparément en 2014, mais « lorsqu’on regarde 30 ans de gestion, on se retrouve sur les mêmes critiques » appuie Basile Citré, élu à la province et au Congrès, qui voit une complémentarité dans cette possible association : les « analyses plus urbaines » du Parti travailliste, et la réflexion du LKS axée davantage sur les tribus. La formation de Louis Kotra Uregeï avait prôné la non-participation au référendum du 4 novembre, alors que le parti de Libération kanak socialiste a milité lui pour le « oui », toutefois « il faut faire la part des choses avec les élections ». Qui tirerait la liste commune, LKU ou Basile Citré ? La discussion intervenait hier soir.
Ce projet n’est pas applaudi à Lifou. « La section de base LKS Ne Drehu tient à manifester sa désapprobation quant à cette stratégie hasardeuse », note son président René Pamani. « De tout temps, le LKS s’est toujours considéré comme un parti indépendantiste progressiste, se positionnant dans la majorité UC-Palika-LKS pour une stratégie unitaire de programme au sein de l’assemblée de la province des îles ».

Alliance aux îles pour les provinciales: le LKS et le Parti travailliste tombent d'accord

La rencontre a duré environ deux heures. Le LKS et le Parti travailliste sont tombés d'accord sur la façon de partir unis aux provinciales dans les îles Loyauté. C'est ce dimanche après-midi, à la Vallée-du-Tir, que les deux mouvements indépendantistes ont précisé les contours d'une alliance inattendue, au vu des conflits survenus entre eux par le passé.
 
Au terme des discussions au siège du Parti travailliste. © Sylvie Hmeun / NC la 1ere
© Sylvie Hmeun / NC la 1ere Au terme des discussions au siège du Parti travailliste.
 
 Annonce à venirLa proposition était venue de militants PT de Maré. Samedi, le parti de Libération kanak socialiste en a accepté le principe après de vifs débats. Une conférence de presse est annoncée dans la semaine pour préciser les termes de ce rapprochement, notamment qui sera en tête de liste.  
 

mardi 5 mars 2019

Communiqué des Femmes de l'USTKE et du Parti Travailliste


COMMUNIQUE


Dans le cadre de la Journée Mondiale des Droits de la Femme décrétée par les Nations Unies, la Commission des Femmes de l’USTKE et la Condition Féminine du Parti Travailliste organisent leur journée, ce vendredi 8 mars 2019 à partir de 8h00 (avec petit déjeuner servi à partir de 7H00) à la Vallée du Tir (Bâtiment central de l’USTKE), en Pays Djubea-Kapone.

mardi 5 février 2019

L'Union fait la force

Déclaration du Comité Confédéral National : ensemble pour gagner, le 5 février 2019 grève nationale de 24h

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Depuis de nombreux mois, les salarié-es, les retraité-es, les privé-es d’emploi et la jeunesse se mobilisent dans notre pays. Depuis la fin de l’année 2018, le mouvement dit des Gilets jaunes mobilise les attentions et révèle un regain de confiance en l’action collective. La démultiplication des mobilisations s’oppose à la profonde injustice sociale et exige une autre répartition des richesses créées par le travail...

vendredi 11 janvier 2019

Réponse à la lettre ouverte de Florenda NIRIKANI


Je dînais chez des amis caldoches le soir où tu as publié ta lettre ouverte. J’avais été informé par des textos de camarades du Parti Travailliste qui en avaient pris connaissance sur facebook et en étaient révoltés. J’ai indiqué que j’allais en prendre connaissance après mon dîner et je verrais s’il y avait matière à répondre. Après réflexion, je me suis dit que l’urgence ne s’imposait pas et vu la proximité des festivités de fin d’année, cela pouvait attendre après.

vendredi 28 décembre 2018

Thomas Sankara fut assassiné lors d’un coup d’État organisé par celui qui était considéré comme son frère, Blaise Compaoré

Thomas Sankara (1949-1987) reste une figure adulée en Afrique. Un leader du panafricanisme, mais surtout un homme d’Etat charismatique et doué d’une intégrité à toute épreuve. Son engagement marxiste était-il pour autant une raison de le renverser et de l’assassiner ?
 J’avoue ma profonde sympathie pour cet homme et m’intéresse à son histoire. Je lis et relis Thomas Sankara parle, une compilation de ses discours et entretiens, réalisés durant son mandat de président du Burkina Faso (ancienne Haute-Volta), “le pays des Hommes Intègres” dont il était justement le meilleur représentant. [1]

jeudi 20 décembre 2018

Communiqué de la CGT : La France la révolte des "gilets jaunes"




Décolonisation Le référendum calédonien acte-t-il un renouveau indépendantiste mondial ?

Profitant de la rencontre d’une délégation du FLNKS à Matignon, le FLNKS a convié des mouvements indépendantistes de Guadeloupe, Martinique et Guyane à une rencontre pour relancer « une dynamique de lutte entre militants des dernières colonies françaises ».

Vendredi dernier, le premier ministre Edouard Philippe réunissait le Comité des signataires de l'accord de Nouméa afin d’acter la date des prochaines élections provinciales sur le Caillou (le 12 mai 2019) et la suite de l’application de l’accord de Nouméa. Entre « front loyaliste » (réunion des Républicains calédoniens et le Rassemblement-LR) et  indépendantistes, dont les quatre composantes se présenteront unies au scrutin prochain, « il y a des interprétations différentes sur la lecture de la fin de l'accord », a euphémisé la ministre des Outre-mer Annick Girardin. Les premiers réclament la réouverture du corps électoral provincial, restreint aux personnes présentes sur le Caillou depuis au moins novembre 1998. Ils estiment que le processus est allé au bout : «Les deuxième et troisième référendums n'ont plus lieu d'être », a lâché Thierry Santa, du Rassemblement LR. Mais forts d’une progression certaine lors du référendum du 4 novembre (43,3% pour le oui à l’indépendance, quand les sondages leur promettaient 35% dans le meilleur des cas), les indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) veulent aller au bout du processus qui prévoit deux nouveaux référendums. Car au bout, ils entrevoient la possibilité d’une « souveraineté pleine et entière ».
C’est cette perspective qui outre les Kanak, donne matière à mobilisation des indépendantistes des anciennes colonies françaises. Lundi, le leader du FLNKS Roch Wamytan avait convié plusieurs représentants indépendantistes de Guyane, Martinique et Guadeloupe afin de réactiver une « nécessaire dynamique de lutte entre militants des dernières colonies françaises ». Le référendum a donné « un nouveau souffle aux mouvements de décolonisation », expliquait Roch Wamytan. En Kanaky-Nouvelle-Calédonie, « l’Etat avait capitalisé sur l’extinction du mouvement kanak, ils ont perdu ». Et c’est dans l’ensemble des possessions françaises que se lève « l’espoir que la porte de la liberté s’ouvre », lance le leader calédonien.

« Combler un non-sens historique »

Le résultat du travail politique kanak a ravivé « une fierté, une envie d’être plus combatifs », estime Luc Reinette, représentant du Fos pou Konstwui Nasion Gwadloup (Force pour reconstruire la Guadeloupe). C’est « un exemple », approuvait Germain Beautin, de l’Union pour la liberté en Guadeloupe, évoquant notamment le travail de fourmi des Kanak pour « peser sur la constitution des listes électorales ». Serge Glaude, du Collectif des patriotes guadeloupéens, espère, pour la Guadeloupe comme pour les autres territoires, une réinscription sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies. La Nouvelle-Calédonie, inscrite en 1946 comme Saint-Pierre-et-Miquelon, La Réunion, la Martinique, la Guyane française, en a été retirée « d’un trait de plume » en 1947 comme les autres territoires, lâche le vieux militant. Mais seul le Caillou a été réinscrit en 1986, ce qui a indéniablement pesé dans le processus en cours. « La France doit accepter que nous soyons réinscrits sur cette liste des pays à décoloniser ! », pour selon lui « combler un non-sens historique ».
Puisqu’elle est reconnue pour l’un d’entre eux par l’Organisation des Nations unies, cette demande devrait fédérer tous les indépendantistes des anciennes colonies françaises, estime Garcin Malsa, du Mouvement des démocrates et écologistes pour une Martinique souveraine (Modemas), pour qui « développer nos liens est un impératif absolu pour obliger l’Etat » à reconnaître cette revendication comme « légitime ». « Quelle que soit la dénomination qu’on nous donne, département, collectivité, territoire, nous vivons la même colonisation, les mêmes méthodes, le même mépris, relance Serge Glaude. Pour être entendus nous devons globaliser notre lutte de décolonisation. »
Les participants, qui reprenaient langue après une longue période (ils ne s’étaient pas rencontrés officiellement depuis le début des années 2000), ont prévu d’établir « une plateforme commune face au même colonisateur français ». Pourraient y figurer la définition d’un processus de décolonisation passant par référendum comme en Nouvelle-Calédonie, la question des réparations liées à l’esclavage, aux différentes formes d’exploitation (des hommes, du sol, du milieu maritime…), d’éventuelles évolutions institutionnelles, même si « cela nous laisse peu d’espoir », au vu des expériences d’autonomie dans lesquelles « le colonisateur garde la main », lâchent les militants… «Tout recommence aujourd’hui», s’enthousiasmait Luc Reinette, en actant un prochain rendez-vous une fois travaillée « l’unification de nos forces au(x) pays ». 

mardi 11 décembre 2018

Historique de la création des organes d'information du Peuple Kanak

Bonjour à tous.

Suite à la déprogrammation de l’émission « Nation de Demain » qui devait accueillir le Président du parti Travailliste, le communiqué du PT qui s’en était suivi avait mentionné une réaction plus personnelle de ma part sous forme de rappel de la genèse du projet organes d’information du Peuple Kanak que le FLNKS nouvellement créé souhaitait mettre en place dès 1984, année de sa fondation. Ceci afin de mettre en évidence le rôle qu’avait joué l’USTKE dans le cadre de ses relations régionales et internationales.

22, 23 et 24 Septembre 1984 : Création du FRONT de LIBÉRATION NATIONALE KANAK et SOCIALISTE – FLNKS à l’Océanic à Ducos composé autour d’une charte, des groupes de pressions suivants :

  • Partis politiques :
          • UNION CALÉDONIENNE - UC
          • FRONT UNI de LIBÉRATION KANAK - FULK
          • UNION PROGRESSISTE MÉLANESIEN - UPM
          • PARTI SOCIALISTE KANAK – PSK

  • Syndicat :
          • UNION des SYNDICATS des TRAVAILLEURS KANAK et des EXPLOITÉS – USTKE

  • Groupe des femmes :
          • GROUPE des FEMMES KANAK EN LUTTE – GFKEL

  • Comité de revendications de terres :

          • COMITÉ de REVENDICATIONS de TERRES de la CÖTE OUEST

Toutes les structures étaient devenues des groupes de pression avec 2 représentants chacun au Bureau Politique, cela pour être sur un même pied d’égalité. C’était l’un des changements majeurs comparé au Front Indépendantiste – FI (de 1979/1984) composé seulement de partis politiques et le PALIKA qui était hors du FI.

Dans les partis politiques, le PALIKA qui était contre la création du FLNKS et s’était positionné en observateur ne rejoindra le mouvement que le 1er Décembre 1984 lors de la mise en place du Gouvernement Provisoire de Kanaky et la levée du drapeau à la Conception chez Mr Nicolas PIDJOT. C’est par son représentant Elie POIGOUNE que le PALIKA fera sa déclaration d’intégration au FLNKS. Entretemps, la mobilisation contre la mise en place du Statut Lemoine qui avait été lancée avec le bris de l’urne par la hache d’Eloi MACHORO avait gagné du terrain avec des barrages dans différents endroits du pays et nos premiers morts du côté de Ouegoa.

Le GFKEL de Suzanne OUNEÏ et le Comité de Revendications de Terres de la Côte Ouest seront intégrés immédiatement au sein du mouvement. L’USTKE également mais la confirmation devait être faite lors de son Congrès qui s’est tenu 3 semaines plus tard à la cantine des dockers.

L’organisation du FLNKS était la suivante :

  • La direction et la représentation :  Gouvernement Provisoire de KANAKY composé du Président et de Ministres
  • L’animation et la coordination :     Bureau Politique composé de deux représentants par groupe de pressions
  • Les structures à la base :                  Les Comités de luttes composés de tous les groupes de pressions dans chaque commune, chaque tribu, chaque quartier etc…

Au mois d’Octobre 1984 s’est tenue à Fiji la Conférence des Syndicats du Pacifique à l’Hôtel GATEWAY à proximité de l’Aéroport de Nadi. L’USTKE membre du Forum des Syndicats du Pacifique depuis la conférence de Septembre 1982 à Nouméa, a présenté à cette conférence de Nadi, une résolution de reconnaissance du FLNKS comme seul représentant politique du Peuple Kanak. La stratégie mise en œuvre pour faire voter cette résolution fût un travail de lobbying auprès des syndicats des petites îles du pacifique et lorsque la majorité fût acquise, l’USOENC autre syndicat représentant le pays ainsi que les syndicats des grands pays Japon - SOHYO, Australie - ACTU et Nouvelle-Zélande - NZFOL furent informés et acceptèrent alors de soutenir cette résolution qui sera votée à l’unanimité de la conférence. Les représentants de l’USTKE étaient Claude WEMA mon premier adjoint et moi-même.

Ce vote fût une avancée majeure pour les raisons suivantes :

  • Première reconnaissance officielle internationale du FLNKS : Tonton Yann Celene UREGEI Secrétaire Général du FULK en partance pour l’ONU fera escale à Nadi où nous lui remettrons cette résolution de reconnaissance du FLNKS pour le travail de lobbying auprès des pays pour le soutien à la cause kanak et la réinscription sur la liste des pays à décoloniser de l’ONU, ce qui interviendra 2 ans plus tard.
  • Reconnaissance en conférence : déclinaison et soutien de tous les syndicats membres.

Le Comité Directeur suivant cette conférence se tiendra le samedi 9 Février 1985 à Port-Vila à la même date que le 2ème Congrès du FLNKS qui se tenait à Nakéty Canala. La délégation de l’USTKE composée de François-Élocie André (aujourd’hui décédé) et moi-même partira du Congrès de Nakety et nous étions accompagné de Mr YEIWENE Yéyé Secrétaire Général Adjoint de l’UC et Jean-Marc PAMBRUN SG du syndicat AU PUPU MAOHI de Tahiti qui avait transité par le Congrès de Kanaky avant le CD de Pt-Vila. Tous deux sont également décédés.

Ce Comité Directeur des syndicats du Pacifique décidera, conformément à la résolution de la conférence de Nadi, de demander à tous ses syndicats membres de soutenir le FLNKS dans le cadre de sa lutte de libération nationale, par des aides en particulier financier, à se doter de moyens d’information et de communication tels que journaux, radio etc… C’est ainsi que débuta le soutien financier des syndicats du Pacifique et si ma mémoire est bonne, c’est la Fédération Nationale des Syndicats de l’Enseignement Australiens qui la première fera un don de 10.000 AUD$. La grande sœur Jacqueline DETEIX représentant le SELEC (Syndicat des Enseignants Laïques de l’Enseignement Catholique) assistera à différents congrès de cette fédération.

Ce soutien financier des syndicats du Pacifique dont le point de départ aura été la résolution de reconnaissance du FLNKS par la conférence de Nadi – Fiji d’Octobre 1984, sera très important puisqu’il permettra aussi le financement du bureau du FLNKS à Sydney dont le représentant accrédité par le FLNKS était le frangin Jacques Boengkhi Sarimin.

Les premiers organes d’information du FLNKS seront donc Radio Djiido et le journal Bwenando. Pour le lancement de Bwenando, Jean-Marie TJIBAOU Président du Gouvernement Provisoire de Kanaky demandera à Hnalaïne UREGEI de l’USTKE alors représentant du FLNKS en France, de revenir et d’en être le premier rédacteur. S’agissant de la radio, l’un des soutiens actifs aura été pendant des années le responsable de l’USTKE Pierre CHAUVAT, PNC sur UTA/AIR France/AIRCALIN, qui ramènera au retour de ses vols, les premiers CD en vogue ou du matériel nécessaire à la bonne marche de la radio.

Je profite pour saluer et remercier tous les camarades de l’USTKE, avec une pensée particulière pour celles et ceux qui nous ont quitté, qui ont fait en sorte que ces organes d’information puissent voir le jour et les ont soutenu du mieux qu’ils pouvaient.

J’ai souhaité témoigner de cette part d’histoire parce-que certains qui étaient contre la création du FLNKS ou qui n’y étaient même pas engagé, ont manqué de respect en prenant la responsabilité de déprogrammer l’émission dans laquelle j’avais été invité. Surtout qu’à aucun moment de l’histoire de Djiido, jamais aucun responsable pro-colonialiste n’a connu une telle situation. Bien au contraire, tous ces pro-colonialistes ont antenne ouverte en permanence sur Radio Djiido.

En mémoire des frères et sœurs de lutte sincères,
Combattants de la Liberté pour Kanaky,


UREGEI Louis Kotra
Président du Collège Honoraire de l’USTKE
Président-Fondateur du STKE
Président du Parti Travailliste
Membre Fondateur du FLNKS
Signataire de l’Accord Oudinot de 1988

lundi 19 novembre 2018

Le Parti travailliste appelle à l'unité des indépendantistes

Trois jours de congrès à Maré, pour le Parti travailliste. Le mouvement de Louis Kotra Uregei a analysé le référendum et dressé un bilan sévère des trente ans d'accords. En vue des prochaines échéances électorales, il appelle les indépendantistes à se mettre autour d'une même table.
Ce neuvième congrès se tenait à la tribu de Roh, dans le Nord de Maré. © NC la 1ere / Brigitte Whaap
© NC la 1ere / Brigitte Whaap Ce neuvième congrès se tenait à la tribu de Roh, dans le Nord de Maré.

Le référendum, il en a été question vendredi, au premier jour de ce congrès tenu dans le Nord de Maré. Les structures du parti faisaient leur bilan. A cette occasion, chacun a pu s'exprimer sur son ressenti après le 4 novembre, marqué par 80% de votants et un «oui» à 43%.
 

Non-participation, ou presque

Les militants semblent avoir suivi le mot d'ordre de non-participation. Certains se sont tout de même rendus aux urnes. Mais selon un cadre, ce constat ne fait que démontrer la solidité et le pluralisme des structures du parti. Et si le président, Louis Kotra Uregei, trouve une chose positive à ce référendum, c'est la forte mobilisation des électeurs.
 

© NC la 1ere / Brigitte Whaap
© NC la 1ere / Brigitte Whaap

Provinciales et prochain référendum

Samedi, les quelque 200 militants présents ont travaillé en atelier sur différents thèmes: la situation et l'analyse politique post référendum, l'état des lieux de la jeunesse en particulier kanak. Un groupe a planché sur le projet de constitution de Kanaky. Un autre, sur les enjeux politiques, notamment les provinciales de mai 2019 et le deuxième référendum en 2020.  

D'abord de nouveau appeler à la stratégie unitaire, absolument nécessaire.

Discuter

Avant toute chose, Louis Kotra Uregei appelle les autres formations indépendantistes à s'asseoir autour d'une même table avec le Parti travailliste. Pour discuter et élaborer une stratégie commune. C'est ce qu'il met en avant dans la feuille de route issue du congrès: «D'abord de nouveau appeler à la stratégie unitaire, absolument nécessaire.» ​​​​​
Le reportage de Brigitte Whaap et Carawiane Carawiane. 

Viser la majorité au Congrès

«Ensuite, sur les échéances électorales, déroule-t-il, il faut privilégier ce qui va nous permettre d'être majoritaires au Congrès, et bien sûr au gouvernement. Et l'année prochaine, si le mouvement indépendantiste est majoritaire au Congrès, on exercera le pouvoir comme dans un pays indépendant.»
 

L'année prochaine, si le mouvement indépendantiste est majoritaire au Congrès, on exercera le pouvoir comme dans un pays indépendant.

«Marginalisation et recul du peuple kanak»

Quant au bilan de ces trois dernières décennies, y compris jusqu'à aujourd'hui, il a été «assez clair», relate le président du PT: «période de marginalisation et de recul du peuple kanak. Pour nous, restent des exigences fortes, notamment sur les velléités de remise en cause du gel du corps électoral, de remettre en cause la clé de répartition, d'annulation des prochains référendums...» Sur ces sujets, le Parti travailliste a en commun avec le FLNKS d'être «absolument contre. On s'oppose à toutes ces remises en cause.» 
 

Gel du corps électoral, clé de répartition, prochains référendums: «On s'oppose à toutes les remises en cause.»

«Référendum d'autodétermination bidon»

Par ailleurs, le Parti travailliste «réitère l'exigence de l'inscription automatique de tous les Kanak sur toutes les listes électorales. Parce qu'on a constaté sur ce référendum que nombre de Kanak n'avaient pas pu voter. C'était bien la preuve que c'était un référendum d'autodétermination bidon.» 

Ecoutez Louis Kotra Uregei, joint dimanche midi par Coralie Cochin.​​​​​​A retrouver au JT de 19h30.


  
 source



samedi 17 novembre 2018

ENCORE un bateau de Mr Louis Kotra UREGEI , incendié.

Un incendie s’est déclaré cette nuit sur le «Grete Theresa», bateau de Louis Kotra Uregei actuellement amarré à Nouméa, au quai Jules-Ferry (et ici photographié l'an dernier par John Wilson). Les pompiers sont longuement intervenus pour maîtriser le feu. Selon la police, son origine n’est pas encore connue. Une enquête a été ouverte.