PARTI TRAVAILLISTE

KANAKY

lundi 20 octobre 2014

Bientôt des gisements de pétrole et de gaz en Nouvelle-Calédonie ?

C'est un serpent de mer depuis plus de 30 ans. Selon nos informations, le gouvernement prépare le terrain à de nouvelles explorations et à la prospection d'hydrocarbures depuis 2 ans. Ce qui pourrait réduire la dépendance de la Nouvelle-Calédonie vis à vis du nickel même s'il reste beaucoup à faire.
Une plate forme pétrolière. © meretmarine
© meretmarine Une plate forme pétrolière.



Depuis ces dernières années, les Australiens et les Néo-zélandais ont confirmé dans les eaux de leurs zones économiques exclusives l’existence de zones de production pétrolières. Aussi bien dans le bassin de Taranaki en Nouvelle-Zélande que dans ceux de Gippsland en Tasmanie et la province « Easterna Australia Basins », dans le Queensland. De quoi stimuler l’appétit féroce des multinationales pétrolières dans une période où, depuis plusieurs années, les cours du pétrole atteignent les 100 dollars US le baril. Par exemple, l’an dernier le groupe Shell en Nouvelle-Zélande annonçait son intention de mener des explorations de pétrole et de gaz dans la région. Plus précisément dans le bassin de la Nouvelle-Calédonie, partie intégrante de la ZEE néo-zélandaise.
( VOIR ICI )

dimanche 19 octobre 2014

Déclaration du groupe FIP à l’occasion du débat d’orientations budgétaires du 20/15/2017 de la province Sud


Monsieur le Président, chers collègues,

Comme le montre votre rapport, la situation budgétaire de la province Sud devient de nouveau préoccupante.
Le climat morose de l’économie calédonienne, conjuguée à celui de relâche de la croissance mondiale, se répercute inéluctablement sur nos finances provinciales.
Notre collectivité subit mécaniquement, les conséquences de la baisse de l’activité économique au travers de la diminution des dotations en provenance de la Nouvelle-Calédonie.
Cela étant, la situation actuelle n’est pas nouvelle et elle aurait pu être atténuée.
Dès 2004, le rapport Klofper commandité par la Province Sud, avait tiré la sonnette d’alarme.
Or, depuis cette date, aucunes politiques publiques n’ont été réellement mises en place pour permettre à la province Sud d’assurer sereinement ses missions, sans courir le risque d’un retournement de conjoncture.
Et pourtant, les groupes indépendantistes au congrès avaient porté un vaste plan de mesures fiscales qui aurait pu bénéficier à la province Sud et réduire les répercussions d’une économie en berne.
Mais au grand dam de nos administrés et, de nos institutions, ces réformes ont été renvoyées aux calendes grecques
Aujourd’hui, rattrapés par le passé, nous sommes contraints, dans l’urgence, de choisir entre l’action et l’attentisme.
Le groupe FIP s’inscrit dans une direction de développement équilibré pour le pays mais aussi pour notre province.
Sans trop m’éloigner de la problématique qui nous concerne aujourd’hui, je voudrais simplement souligner ici que la création d’un schéma d’aménagement
et de développement à l’échelle provinciale est indispensable si nous voulons réellement nous inscrire dans une politique de développement équilibré : Schéma prospectif qui devra prendre en considération le rééquilibrage entre zone urbaine et zone rurale mais aussi entre terres de droit commun et terre coutumières.
C’est un chantier énorme, mais son application permettra de tendre vers plus d’égalité entre les administrés, vecteur de paix sociale.
Pour revenir à notre sujet, le scénario décrit dans votre rapport concernant la réallocation des recettes financières à notre collectivité, par le biais de la réaffectation du produit de la taxe sur les jeux, constitue sans doute, une solution.
Toutefois, nous pensons que d’autres pistes existent, notamment au niveau du Congrès.
Mais il faudrait tout d’abord mettre place les espaces de travail, de concertations afin d’échanger et confronter les informations que chacun conserve précieusement à l’intérieur de ses murs.
Cette possibilité aura l’avantage d’aboutir à une solution consensuelle et acceptée par tous…
En tous les cas, il est de l’intérêt de tous de cultiver les voies du dialogue. Je fais allusion à la tribune de la conférence des présidents, créée en 2012, spécialement pour parler des problèmes de la province Sud.
Cette instance a le mérite d’exister et elle doit être exploitée pour dialoguer entre représentants des institutions, en possession des éléments justifiant la nécessité de trouver de nouvelles ressources pour notre collectivité.
Il est par ailleurs CAPITAL d’engager les réformes de fonds, les réformes fiscales et sociales qui permettront de tendre vers une répartition équitable des richesses du pays tout en favorisant la compétitivité de nos entreprises.
Nous pensons enfin, qu’il faut revoir notre gouvernance en évaluant nos politiques publiques afin de pouvoir les ajuster ou les réorienter tout comme il est également souhaitable de contrôler notre administration, et poursuivre la gestion rationnalisée de nos dépenses.

C’est dans cet esprit que nous avions soutenu l’organisation d’une séance plénière consacrée aux SEM notamment, et que nous avons voté la création de l’inspection générale de la province Sud.

Je vous remercie.

Nouvelle-Calédonie : l'UC (indépendantiste) veut une médiation de l'ONU

Nouvelle-Calédonie : l'UC (indépendantiste) veut une médiation de l'ONU
Le parti indépendantiste Union Calédonienne a souhaité jeudi qu'une médiation des Nations-Unies accompagne la France dans la décolonisation de la Nouvelle-Calédonie, où un référendum d'autodétermination doit avoir lieu au plus tard en 2018, ont annoncé ses responsables. "Cette médiation est surtout sollicitée pour sortir des difficultés que nous rencontrons sur le corps électoral", a déclaré à la presse Gilbert Tyuienon, vice-président de l'UC et membre du gouvernement local. La semaine dernière, des responsables de l'UC se sont exprimés devant la commission de décolonisation de l'ONU à New-York puis se sont rendus à Paris où ils ont notamment été reçus à Matignon et à l'Élysée. "Le président François Hollande a accueilli cette proposition de manière assez encourageante puisqu'il a demandé à ses collaborateurs de regarder comment cette médiation pourrait être mise en œuvre", a déclaré M.Tyuienon.

L'UC, l'un des deux principaux partis indépendantistes kanaks de Nouvelle-Calédonie, a boycotté début octobre le comité des signataires de l'accord de Nouméa (1998) à Matignon, mettant en cause l'attitude de l'État dans l'établissement des listes électorales. Le droit de vote au référendum sur l'indépendance, prévu d'ici 2018, est soumis à des restrictions mais l'interprétation des textes soulève la polémique. "L'ONU est le gendarme international pour veiller à ce que les peuples colonisés accèdent à la souveraineté de manière équitable et sûre", a également indiqué Gilbert Tyuienon, souhaitant bénéficier de "l'expertise" des Nations-Unies. Les dirigeants de l'UC ont également interpellé l'État pour qu'il "soit clair sur ses intérêts dans le Pacifique". Les indépendantistes et la droite non indépendantiste, majoritaire, sont en proie à de profondes divisions internes, qui entravent les discussions sur l'avenir politique de Nouvelle-Calédonie. C'est dans ce contexte que François Hollande effectuera mi-novembre une visite dans l'archipel, après s'être rendu au G20 en Australie.


AFP

jeudi 9 octobre 2014

 
Session de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies
New York 8 Octobre 2014
Déclaration deM. Roch Wamytan Président
du Groupe UC-FLNKS et Nationalistes au Congrès de la Nouvelle-Calédonie
Signataire FLNKS de l’Accord de Nouméa 
Organisation des Nations Unies (New York), 4e commission,
Mercredi 8 octobre 2014, 15h

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres de la Quatrième Commission, 
Permettez-moi tout d’abord de vous féliciter Mr le président (H.E. Mr. Durga Prasad Bhattarai (Nepal)) pour votre élection à la présidence de cette 4ième commission. Je voudrais aussi vous remercier de l’occasion qui m’est donnée de m’exprimer en tant que chef du Groupe UC-FLNKS et Nationalistes au Congrès de la Nouvelle Calédonie (notre assemblée législative) et en tant que signataire FLNKS de l’accord de Nouméa. 
Monsieur le Président,
Le 24 septembre 2014, le peuple kanak célébrait les 30 ans de la création de son mouvement de libération nationale le FLNKS : Front de Libération Nationale Kanak et Socialiste. Cette grande célébration ouvre toute une série de commémorations des faits marquants de l’histoire de la lutte du peuple kanak au cours des années 1984 dont le boycott actif des élections du 18 novembre 1984.
Il est d’actualité de revenir ici sur les raisons qui ont poussé le FLNKS à boycotter ces élections du 18 novembre 1984 afin de faire échec à un statut concocté par le gouvernement français et porté par le ministre socialiste des territoires d’outre-mer de l’époque ,Mr Georges LEMOINE.
Ces raisons étaient le constat et le refus par le peuple kanak de la politique de ligne rouge de l’indépendance interdite que la France applique en Nouvelle-Calédonie, notamment au travers du droit de vote et de la définition du
corps électoral depuis l’entrée des kanak dans la sphère institutionnelle au lendemain de la seconde guerre mondial. Ainsi ce jour du 18 novembre 1984, avait été marqué par le geste d’Eloi MACHORO, secrétaire générale de l’Union calédonienne et ministre de l’intérieur du gouvernement provisoire de Kanaky qui brisa une urne d’un coup de hache dans sa mairie de Canala. Ce geste, immortalisé par une photo qui avait fait le tour du monde, était hautement symbolique car il exprimait un total désaccord et un refus absolu d’un corps électoral au sein duquel le peuple kanak, peuple autochtone et colonisé, était rendu minoritaire dans son propre pays, noyé par des vagues successives de peuplement, qui s’étaient amplifiées par volonté politique des gouvernements français successifs à partir des années 50. Eloi MACHORO paya son geste de sa vie puisqu’il fut assassiné le 12 janvier 1985 par les forces de l’ordre françaises.
Son seul tort était cet idéal qu’il portait et qu,il exprimait dans une interview donne quelques jours avant son assassinat. Il s’agit d’un idéal d’hospitalité mélanésienne, de partage du pays, de construction d’un devenir commun mais à la condition que les autres reconnaissent les droits légitimes du peuple colonisé dont celui d’avoir son propre pays différent de celui de la puissance administrante. C’est cet idéal qui anime les indépendantistes, un idéal que chacun tente de concrétiser par le dialogue et la concertation permanente avec toutes les parties concernées.
Or que constatons nous 30 ans après ce 18 novembre 1984 ? Une Puissance de tutelle qui, quel que soit ses dirigeants, de droite comme de gauche, prétend être « neutre », « équidistante », « arbitre » alors que sa politique est toujours et encore celle de la ligne rouge de l’indépendance interdite. Politique mise en œuvre grâce à des stratégies et tactiques classiques dans le cadre des colonisations : assassinats des leaders indépendantistes ou leur élimination politique, manipulation diverses et plus particulièrement pour la Nouvelle Calédonie, mise en place d'un processus de colonie de peuplement déclarée par la France comme « réussie », dans le sens ou le
but a été atteint en 60 ans de rendre le peuple kanak minoritaire dans son propre pays.
Monsieur le président,
Depuis le comite des signataires de 2007 a Paris, et durant 7 années nous avons soulevé ce problème des listes électorales, mais face au silence ou aux insuffisances de l Etat français nous sommes venus devant les Nations Unies à cinq reprises en un an réclamer a chaque fois le strict respect de l, accord de Nouméa concernant l’établissement des listes du corps électoral spécial provincial et celui du referendum d’autodétermination de façon a éviter les nombreuses ambguitées entretenues sources de fraudes constatées. La réunion du dernier comite des signataires à Paris du 3 octobre dernier a décidé de reporter encore le problème. Nous sommes désormais dans une impasse. Le temps est donc venu Mr le président a cinq ans de la fin de la troisième décennie pour l éradication du colonialisme et a quatre ans de la consultation référendaire prévu par l’accord de Nouméa de solliciter des Nations Unies et notamment du comité des 24, une médiation officielle avec la France afin que le referendum d’autodétermination prévu en 2018 se passe dans des conditions optimales de transparence et de sincérité et que personne ne puisse contester les résultats du scrutin. Cette médiation pourrait le cas écheant débuter dans les trois mois si rien n’est entrepris par la puissance administrante pour régler ce problème du corps électoral qui dans toutes les luttes de décolonisation constitue la mère des batailles. Ce que nous vous demandons nous allons le dire au gouvernement français qui a prévu de recevoir notre délégation a Paris ce vendredi 11 octobre dans la matinée.
Je conclue Mr le président en renouvelant ma confiance aux Nations Unies dans cette lourde charge historique qui lui revient d’éradiquer le colonialisme au cours de cette troisième décade 2010-2020. Et je remercie de même le comité des 24 et son président ainsi que les pays du Fer de Lance Mélanésien, du Forum du pacifique ainsi que le mouvement des pays non alignés pour le soutien permanent donné au processus d’émancipation et de décolonisation de la Nouvelle Calédonie. 
 
Intervention de Daniel GOA
Représentant du FLNKS
Quatrième Commission
Chargée des Politiques Spéciales Et de Décolonisation
69ème Session de l'Assemblée Générale des Nations Unies 

Monsieur Le Président,
Mesdames et Messieurs les membres de la quatrième commission,
Mesdames et Messieurs. 
En premier lieu, Monsieur le Président, permettez-moi, de vous féliciter pour votre élection. Au nom du FLNKS, j’exprime toute la reconnaissance du peuple Kanak pour l’intérêt soutenu que continue d’accorder l’Organisation des Nations Unies à notre combat pour la reconnaissance de notre droit inné et actif à l'auto-détermination.
A cet égard, permettez-moi de saluer le soutien indéfectible du Groupe Fer de Lance Mélanésien et du Mouvement des Non Alignés au FLNKS dans son combat pour l'indépendance de la Kanaky/Nouvelle-Calédonie. Je saisis l'opportunité pour saluer le travail réalisé par le Comité Spécial de Décolonisation. 
Monsieur Le Président, 
Le 24 septembre 2014, nous célébrions le 30ème anniversaire du FLNKS. 30 ans de lutte qui marquent les traces indélébiles de la marche tâtonnante mais irréversible de notre Peuple vers son indépendance. 30 ans d'engagements pour une société plus juste et solidaire où le
peuple Kanak doit retrouver sa dignité de peuple légitime sur cette terre du Pacifique.
Ainsi, l'Accord de Nouméa signé en 1998 par le FLNKS, l'Etat Français et la droite coloniale doit permettre de préparer l'accession du Pays Kanak à un statut de pleine souveraineté international.
Dans ce cadre, les indépendantistes ont démontré à plusieurs niveaux leurs capacités à mettre en œuvre des politiques publiques visant à inscrire le pays dans un développement durable basé sur ses ressources naturelles et humaines.
Monsieur Le Président,
La dernière mandature de l'Accord de Nouméa a débuté depuis le 11 mai 2014. Cette étape devra confirmer les bases d'une Nation Démocratique et Progressiste conforme aux dispositions de la Charte des Nations Unies.
En effet, l’évolution institutionnelle sera fonction de la consultation irréversible de 2018 et le processus de décolonisation et d'émancipation devra être mené jusqu'à son terme afin de permettre au peuple Kanak d'exercer son droit à l'auto-détermination.
Néanmoins, des dispositions fondamentales de l'Accord de Nouméa ne sont pas respectées dues en partie à la politique de la puissance de tutelle relayée localement par les non-indépendantistes sous couvert de la démocratie et du droit.
Monsieur Le Président,
Le problème scandaleux des listes électorales est une réalité qui favorise les desseins de l'Etat Français. Le FLNKS n'a cessé ces dernières
années d'interpeller la communauté internationale sur cette fraude électorale qui accompagne une politique d'immigration massive dans le but de poursuivre la marginalisation du peuple Kanak.
Par ailleurs, le pillage des ressources naturelles se poursuit au nom des intérêts de la France. Un industriel étranger continue de produire librement malgré le déversement, en mai 2014, de plus de 96 000 litres de solution d'acide dans une zone tampon inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité.
En outre, l'absence d'anticipation de formations dans les compétences transférées et à transférer est une énième preuve tangible d'une volonté affichée de maintenir la Kanaky/Nouvelle-Calédonie sous tutelle Française.
De plus, l'exercice par la France des compétences de pleine souveraineté dans notre pays méritent également une attention particulière de la communauté internationale.
A ce titre, l'Etat Français vient d’être condamné pour les conditions de détentions de syndicalistes indépendantistes de même que des autorités coutumières n'ont cessé ces dernières semaines de dénoncer les méthodes d'investigation opérées sur terre coutumière.
Monsieur Le Président,
Compte tenu de mes propos, j'ai l'honneur de solliciter l'assistance des Nations Unies à travers une médiation avec la puissance de tutelle afin de poursuivre la mise en œuvre de la résolution 65/119 relative à la troisième décennie internationale pour l'élimination du colonialisme d'une part et de réussir la sortie de l'Accord de Nouméa d'autre part. 
Je vous remercie.

L'élection municipale de Païta annulée


Frédéric de Greslan (à droite) avaient déposé deux recours contre l'élection d'Harold Martin (à gauche) à la mairie de Païta.
Photo Archives LNC

Contrairement à ce que préconisait le rapporteur public, le tribunal administratif de Nouméa vient d'annuler l'élection d'Harold Martin à la mairie de Païta. Deux recours avaient été déposés par Frédéric de Greslan, ancien candidat à la mairie de Païta, contre l'actuel maire. Le premier demandait que soit annulée la délibération du conseil municipal qui valide l’élection du maire, Harold Martin. Le second recours était la demande d’annulation de l’élection. Parmi les motifs avancés par Frédéric de Greslan, plusieurs inaugurations d’infrastructures communales organisées par la mairie pendant la campagne électorale.
 

mercredi 8 octobre 2014

Le dossier calédonien au comité de décolonisation de l'ONU

La Nouvelle Calédonie sera à nouveau à l'ordre du jour du comité de décolonisation de l'ONU ce 8 octobre à New York. Un rendez-vous international qui s'inscrit dans une période marquée par les positions très tranchées du parti indépendantiste Union Calédonienne.
Siège de l'ONU (Organisation des Nations Unies) à New York
Siège de l'ONU (Organisation des Nations Unies) à New York

A New York, le comité de décolonisation de l'ONU recevra à nouveau deux délégations, indépendantiste et non indépendantiste. 
L’Union Calédonienne (qui a boycotté le dernier Comité des Signataires de l’Accord de Nouméa à Paris) sera notamment représentée par son président Daniel Goa.
Le camp non indépendantiste a choisi Phillipe Dunoyer (Calédonie Ensemble) pour faire valoir sa position sur la situation en Nouvelle-Calédonie.
En juin dernier, le président du congrès, Gaël Yanno (Union Pour la Calédonie dans la France) avait exprimé pour la première fois la voix des "loyalistes" devant le comité de décolonisation.
 
Ce face à face avec l'ONU intervient dans un contexte politique calédonien tendu, avec une tendance à la radicalisation d'une partie du camp indépendantiste dans ce processus de sortie de l'Accord de Nouméa.
 Les enjeux de ce rendez- vous à l'ONU avec Charlotte Risch de NC 1ère
Après l’ONU, Daniel GOA, président de l'Union Calédonienne et Roch Wamytan seront reçus au Ministère des Outre-mer par George Pau Langevin, ce vendredi à Paris.

La Nouvelle-Calédonie à l'ONU (08/10/2014) from NC 1ère web on Vimeo.

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Les territoires non autonomes dont la Polynésie au programme de la 4e commission de l'ONUShare
Oscar Temaru et Richard Tuheiava auditionnés par la 4e commission de l'ONU le 9 octobre 2013.
Oscar Temaru et Richard Tuheiava auditionnés par la 4e commission de l'ONU le 9 octobre 2013.
NEW YORK, le 7 octobre 2014. La Quatrième commission de l’ONU chargée des politiques spéciales et de la décolonisation a entamé, ce mardi, l’examen des questions de fond inscrites à son ordre du jour, avec les questions de décolonisation liées aux territoires non autonomes. Jusqu’au 14 octobre, la Quatrième Commission traitera, dans ce cadre, les points suivants: «les renseignements relatifs aux territoires non autonomes»; «les activités économiques et autres préjudiciables aux intérêts des peuples des territoires non autonomes»; «l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux»; et «les moyens d’études et de formation offerts par les États Membres aux habitants des territoires non autonomes».
A cette occasion, les représentants des territoires non autonomes et les «pétitionnaires» seront auditionnés. Le Président de la Quatrième Commission, M. Durga Prasad Bhattarai (Népal), a indiqué que 83 demandes d’audition de pétitionnaires relatives à la Polynésie française, à Guam, à Gibraltar, à la Nouvelle-Calédonie, au Sahara occidental avaient été soumises au Bureau. Le Président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a souhaité également s’adresser à la Quatrième Commission.
Les travaux de la Quatrième Commission vont se poursuivre pendant 25 séances plénières d’une demi-journée et devraient achever ses travaux le 13 novembre. La question de la Polynésie française intervient au Point 59 de l’ordre du jour intitulé, «Application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux». Il sera aussi question de la Polynésie française dans le point 118 de l’ordre du jour où seront traitées les retombées environnementales, écologiques, sanitaires et autres des essais nucléaires pratiqués pendant 30 ans en Polynésie française.
L’an dernier, Oscar Temaru et Richard Tuheiava s’étaient déjà exprimés devant la Quatrième commission de l’ONU en tant que pétitionnaires à l’ouverture des travaux de la 68e session. Leur intervention de quelques minutes seulement s’était déroulée le 9 octobre 2013. Un an jour pour jour, la même tribune internationale est ouverte aux représentants des territoires non autonomes qu'ils soient partisans ou non de ce processus de décolonisation. 

mardi 7 octobre 2014

Catalogne. Les indépendantistes exigent la tenue du référendum



Alors que la Cour constitutionnelle a suspendu la tenue du référendum, les indépendantistes les plus farouches exigent qu'il ait tout de même lieu.

Le gouvernement de Catalogne décidera d'ici le 15 octobre s'il organise ou non le référendum sur l'indépendance de cette région du nord-est de l'Espagne, que les autorités de Madrid jugent illégal, a déclaré lundi le porte-parole de la "Generalitat", Francesc Homs.
Le 29 septembre, la Cour constitutionnelle espagnole a suspendu l'organisation de ce scrutin qui était prévu le 9 novembre. Il lui faudra peut-être plusieurs mois pour se prononcer sur le fond du dossier.

Les partisans font pression

Les partisans les plus farouches de l'indépendance font pression sur Artur Mas, le président de la Généralité de Catalogne, pour qu'il ignore l'opposition de Madrid et organise le référendum.
Artur Mas a mis en place jeudi dernier un comité de sept membres chargé de superviser le scrutin.

La dette publique française dépasse les 2 000 milliards d'euros, un record

La dette publique a dépassé pour la première fois la barre symbolique des 2 000 milliards d’euros, avec un montant de 2 023,7 milliards à la fin du deuxième trimestre, soit deux fois plus qu’il y a dix ans, a annoncé ce mardi l’Insee.
Rapportée à la richesse nationale, cette dette brute, mesurée selon les critères du traité de Maastricht, atteint 95,1% du Produit intérieur brut (PIB), soit 1,1 point de plus qu’au trimestre précédent, précise l’Insee dans un communiqué.
Par rapport à la fin du premier trimestre, la dette publique brute a augmenté de 28,7 milliards d’euros. Cette hausse est imputable à l’Etat, dont la contribution à la dette augmente de 35,2 milliards d’euros, du fait de sa dette négociable à long terme (+30,2 milliards) et, dans une moindre mesure, de celle à court terme (+3,1 milliards).
En revanche, celle des administrations de sécurité sociale diminue de 3,9 milliards d’euros. Les principaux mouvements viennent de la caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) qui se désendette de 3,2 milliards d’euros et, en sens inverse, de Pôle Emploi qui rembourse 2,1 milliards d’emprunts à court terme et de l’Unedic qui émet pour 2 milliards d’obligations, détaille l’Insee.
Enfin, la dette des administrations publiques locales diminue de 1,6 milliard d’euros.
Dans ses dernières prévisions, le gouvernement tablait sur une dette publique à 95,1% du PIB seulement à la fin de l’année, mais ces prévisions n’ont pas été mises à jour après l’abaissement des estimations de croissance et le relèvement de celles concernant le déficit, le 10 septembre. 

 «Assainissement des finances et stratégie de croissance»

Après la publication de l’Insee, le gouvernement a rappelé avoir largement hérité de cette situation d’endettement croissant. Au ministère des Finances, on souligne que la dette a doublé entre 2002 et 2012, passant de 930 à 1 860 milliards d’euros, dont 600 milliards entre 2007 et 2012.
«La politique menée par (l’actuel) gouvernement, qui repose à la fois sur un assainissement des finances publiques avec un programme d’économies et sur une stratégie de croissance avec le CICE et le Pacte de responsabilité, doit permettre de stopper la croissance de la dette», affirme Bercy.
«La France bénéficie ainsi de la confiance des investisseurs, ce qui permet à l’Etat mais aussi aux entreprises et aux particuliers d’empruter à des taux très bas», ajoute le ministère.
La dette publique nette, qui tient compte de la trésorerie présente dans les caisses des administrations publiques, a elle augmenté moins fortement au cours du deuxième trimestre, de 23,7 milliards, du fait principalement de la croissance de la trésorerie de l’Etat (+4,6 milliards d’euros). Elle s’établit à 1 813,9 milliards d’euros, soit 85,3% du PIB (contre 84,3 % au trimestre précédent).
AFP
 
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USTKE : La France condamnée pour des gardes à vue indignes à Nouméa



La France a été condamnée jeudi par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour avoir imposé à Nouméa des conditions contraires à la dignité humaine à des gardés à vue en 2009. La Cour européenne avait été saisie par cinq membres de l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE), qui se plaignaient de leur conditions de détention en garde à vue au commissariat de Nouméa (Nouvelle-Calédonie).
Arrêtés le 28 mai 2009 dans le cadre d’une action d’occupation du tarmac de Nouméa, ces militants, âgés de 38 à 50 ans, avaient avaient été placés en garde à vue au commissariat de la ville dans des cellules exiguës ou surpeuplées, privées de lumière naturelle et dépourvues d’aération. Ils disposaient de moins d’un 1 m2 d’espace dans les cellules collectives dans lesquelles ils avaient été placés, à peine plus de 2 m2 dans les cellules individuelles.
La Cour a estimé que les intéressés avaient subi, durant leurs 48 heures de détention, «des souffrances aussi bien physiques que mentales ainsi qu’un sentiment de profonde atteinte à la dignité humaine», qui s’apparentent à un «traitement inhumain ou dégradant». Les magistrats européens ont jugé que ces conditions avaient violé l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme, qui interdit les traitements inhumains et dégradants.
LA CEDH a condamné la France à verser à quatre des gardés à vue 6 000 euros de dommages, l’un des requérants étant décédé en 2013. «Par ailleurs, les cellules ne bénéficiaient pas d’un éclairage adéquat et l’aération était quasi inexistante, ce qui n’a pu que générer une atmosphère encore plus étouffante», ont noté les magistrats européens. La décision de la Cour n’est pas définitive, les requérants et l’État Français disposant de trois mois pour saisir la Grande Chambre et demander un réexamen de l’affaire.
AFP

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dimanche 5 octobre 2014

Après le comité des signataires, place au comité technique

Si la séquence très politique et protocolaire de ce 12ème comité des signataires est terminée, place ce samedi soir (heure de Nouméa) au comité technique. Une réunion élargie qui permet chaque année aux acteurs calédoniens de soumettre leurs doléances à l’Etat en matière de vie quotidienne.
© Léia Santacroce La 1ère

Une large partie des discussions devrait être consacrée aux problématiques de sécurité. Ce sera l’occasion pour l’Etat de répondre à la lettre commune des partenaires – en tout cas sur ce sujet – du Contrat de Gouvernance Solidaire, qui interpellait l’Etat la semaine dernière sur l’inacceptable situation de Saint-Louis. La député-maire de Nouméa, Sonia Lagarde, plaidera pour sa part auprès de l’Etat pour l’installation d’un commissariat à Tindu. Sur cette même thématique, devrait également s’engager les discussions sur la construction d’un centre éducatif fermé : quel projet ... et avec quels financements ?
L’Etat devrait lui confirmer un certains nombre d’engagements : les crédits pour les lycées du Mont-Dore et de Pouembout, soit 11 milliards CFP, l’antenne pénitentiaire en Province Nord prévue pour 2018. La poursuite des négociations pour l’alignement des tarifs bancaires calédoniens sur ceux de la Métropole seront aussi à l’ordre du jour, ainsi que la question centrale des contrats de développement. Le Premier ministre a déjà annoncé, vendredi lors du comité des Signataires, que l’Etat continuerait de soutenir la Calédonie en conservant le même niveau de crédit soit, 48 milliards de francs pour 2016 – 2020.
Autant de sujets qui globalement font l'unanimité chez les partenaires calédoniens, ce qui augure d’une journée beaucoup plus apaisée que la précédente.  


samedi 4 octobre 2014

La Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, adopte son programme de travail

NEW YORK, 2 octobre 2014
Elle examinera, dès le mardi 7 octobre, les questions
de décolonisation liées aux 16 territoires non autonomes

La Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, a adopté sans vote, ce matin, son programme de travail et le calendrier de ses réunions* au cours de cette soixante-neuvième session de l’Assemblée générale.  Elle a élu M. George Patten du Libéria au poste de Vice-Président par acclamation.
La Commission entamera l’examen des questions de fond inscrites à son ordre du jour, le mardi 7 octobre, avec les questions de décolonisation liées aux 16 territoires non autonomes.  Jusqu’au 14 octobre, la Quatrième Commission traitera, dans ce cadre, les points suivants: « les renseignements relatifs aux 16 territoires non autonomes »; « les activités économiques et autres préjudiciables aux intérêts des peuples des territoires non autonomes »; « l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux »; et « les moyens d’études et de formation offerts par les États Membres aux habitants des territoires non autonomes ».
Après avoir rappelé que, conformément à la pratique suivie au cours des années précédentes, les représentants des territoires non autonomes et les « pétitionnaires » seraient auditionnés le plus tôt possible, le Président de la Quatrième Commission, M. Durga Prasad Bhattarai (Népal), a indiqué que 83 demandes d’audition de pétitionnaires relatives à la Polynésie française, à Guam, à Gibraltar, à la Nouvelle-Calédonie, au Sahara occidental avaient été soumises au Bureau.  De plus le Ministre principal de Gibraltar et le Président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie souhaitaient également s’adresser à la Quatrième Commission.
La Quatrième Commission examinera ensuite les points liés à la coopération internationale ayant trait à l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique; aux effets des rayonnements ionisants; aux questions relatives à l’information; aux opérations de maintien de la paix; à l’étude d’ensemble des missions politiques spéciales; à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA); au rapport du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés; à la revitalisation des travaux de l’Assemblée générale; et à la planification des programmes.
La Commission a également décidé de mettre à nouveau en place un groupe de travail plénier chargé d’examiner le projet de résolution déposé au titre du point 50 relatif à la « Coopération internationale touchant les utilisations pacifiques de l’espace » qui est présidé par l’Algérie.
Comme auparavant, elle organisera des débats interactifs sur certains points de son ordre du jour que sont l’UNRWA, le maintien de la paix, l’information, les effets des rayonnements ionisants et l’espace extra-atmosphérique.
Le Président de la Commission, M. Durga Prasad Bhattarai (Népal), a rappelé que toutes les séances publiques sont retransmises par vidéo et qu’un lien est établi à cette fin.  Des communiqués de presse seront, comme chaque année, publiés en anglais et en français et affichés sur le site Internet des Nations Unies, quelques heures après l’ajournement des séances. (http://www.un.org/fr/unpress).  Le Secrétariat a aussi créé, a-t-il dit, un site interne à l’intention des délégations de la Quatrième Commission et maintient une liste de contacts des membres de la Commission.
Outre le Président, le Bureau de la Quatrième Commission est composé de trois Vice-Présidents suivants: Mme Inese Freimane-Deksne (Lettonie), M. George Patten (Libéria) et M. Mordehai Amihai Bivas (Israël) et de M. Gabriel Orellana Zabalza (Guatemala) au poste de Rapporteur.
La Quatrième Commission, qui se réunira pendant 25 séances plénières d’une demi-journée, devrait achever ses travaux le 13 novembre.
Tous les documents dont sera saisie la Quatrième Commission et qui sont parus à ce jour figurent dans le document A/C.4/69/INF/1.
La Quatrième Commission tiendra sa prochaine séance plénière, le mardi 7 octobre 2014, à 15 heures dans la salle de conférence 4.


Accords de Nouméa : Le point sur les transferts de compétences de l’Etat à la Kanaky

#Corse – #AccordsNouméa Le point sur les transferts de compétences de l’Etat à la Kanaky

A quelques heures du 12e Comité des signataires, nous vous proposons de faire le point sur cette question centrale, véritable colonne vertébrale de l’Accord de Nouméa . Si une grande partie des transferts prévus en 1998 est aujourd’hui effective, plusieurs points restent en suspens
Le transfert de la police et de la sécurité aérienne intérieure effectif depuis le 1er janvier 2013 s’est traduit par une direction mixte entre l’Etat et la Kanaky, mais faute de consensus sur la répartition des compétences qui relèvent des deux commanditaires, la compensation financière a été suspendue en 2013 et n’a pu être programmée par l’Etat dans le projet de loi de finances 2014. Un arbitrage a bien été acté il y a quelques mois par la commission consultative d’évaluation des charges mais il n’est pas encore suivi d’effet.
L’Agence de Développement Rural et d’Aménagement du Foncier, l’ADRAF, aurait dû passer aux mains de la Kanaky au 1er janvier dernier.
Mais le processus a été finalement suspendu en août 2013 afin que soit défini au préalable les orientations futures de l’établissement public destiné à la gestion du foncier coutumier.
Autre dossier au goût d’inachevé: le droit des assurances, transféré il y a plus d’une décennie maintenant mais en théorie seulement puisque la Kanaky n’a jamais légiféré en la matière, laissant une réglementation complètement obsolète. Une situation qui devrait enfin être régularisée puisque le gouvernement a obtenu de Paris la venue d’une mission chargée de mettre à jour ce corpus juridique.Et puis le  gouvernement Calédonien a  demandé le report du transfert de la tenue du registre du commerce et des sociétés ainsi que celui des registres de l’état civil. Les transferts de ces services par l’Etat devaient être effectifs à compter de ce mercredi 1er octobre. Deux décrets ont été publiés la semaine dernière actant ces transferts, mais tout ne semble pas être prêt, notamment sur l’accompagnement de ces dispositions qui prévoient entre autre la mise à disposition de la Kanaky de deux magistrats.
Enfin, reste les transferts des compétences de l’article 27 de la loi organique, à savoir les règles relatives à l’administration des collectivités (provinces et communes), l’enseignement supérieur et l’audiovisuel. Sur ce point la divergence d’interprétation entre indépendantistes et non-indépendantistes sur le caractère optionnel de ce transfert demeure, mais l’Etat présentera lors du Comité des Signataires, un état des lieux éclairant les élus sur les enjeux et les conséquences, notamment financières de ces transferts.
ACCORD DE NOUMEA

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La Chine convoite de plus en plus le nickel de Nouvelle-Calédonie


Une image de mars 2007, en Nouvelle-Calédonie, la construction du site de l'usine de Goro Nickel qui a commencé sa production en 2009


Alors que l’Indonésie interdit depuis début 2014 toute exportation de minerai de nickel brut, la Chine, premier consommateur mondial, se tourne vers la Nouvelle-Calédonie, où l’appétit de Pékin suscite des inquiétudes.
En septembre, le mineur calédonien Maï Kouaoua Mines (MKM) a annoncé la signature d’un accord de principe avec le groupe chinois JinPei (Pékin), en vue de produire annuellement 10.000 tonnes de ferronickel à compter de 2018, puis 30.000 tonnes.
JinPei va entrer à hauteur de 49% dans MKM, qui possède des mines en Nouvelle-Calédonie, tandis que l’usine métallurgique, qui sera construite au Vanuatu, paradis fiscal à 540 km au nord-est du Caillou, sera détenue à 51% par MKM et à 49% par les Chinois. JinPei injecte un milliard d’euros dans le projet.
«La Chine est devenue le premier producteur et le premier consommateur de nickel au monde. La Nouvelle-Calédonie doit s’ouvrir», a déclaré à l’AFP Didier Grosgurin, directeur général de MKM.
«Nous exporterons un million de tonnes de minerai par an à très faible teneur (1,2 à 1,7%) qu’on ne pouvait pas valoriser jusqu’alors. C’est une très belle opportunité», a-t-il ajouté.
Depuis janvier 2014, l’Indonésie, qui veut contraindre les compagnies minières à raffiner sur place pour maximiser les retombées économiques, a interdit les exportations de minerai brut.
«La fermeture de l’Indonésie a créé des conditions intéressantes pour la Nouvelle-Calédonie. Il faut profiter de cet effet d’aubaine», a indiqué Alain Terrien, responsable du projet MKM/JinPei.
Métal non ferreux aux cours volatils, le nickel est indispensable à la fabrication d’acier inoxydable. Il est présent dans quantité d’objets de la vie quotidienne (casseroles, évier, pièces de monnaie).
- La Chine avance ses pions -
Actuellement, la Nouvelle-Calédonie exporte environ 4,5 millions de tonnes de minerai par an, essentiellement à destination du Japon, de la Corée du Sud et de l’Australie et produit 53.000 tonnes de ferronickel. Deux usines métallurgiques de taille mondiale sont en outre en phase de montée en puissance.
Fin 2011, un autre mineur calédonien, la Société Minière du Sud Pacifique (SMSP), à capitaux publics, a lui signé un accord avec le chinois Jinchuan pour construire en Chine une usine métallurgique de 30.000 tonnes, par le biais de la création de deux co-entreprises.
L’intérêt de Pékin pour le nickel de Nouvelle-Calédonie, archipel en cours de décolonisation où un référendum sur l’indépendance doit avoir lieu au plus tard en 2018, suscite cependant des inquiétudes.
«La Chine cherche des matières premières et elle avance progressivement ses pions. Evidemment la Nouvelle-Calédonie l’intéresse et elle a mis un pied dans la porte», a déclaré à l’AFP, Edouard Léoni, docteur en droit public.
Selon lui, cette avancée sera d’autant plus aisée que les élus calédoniens ne parviennent pas à s’entendre pour définir une politique minière à l’échelle du pays.
«L’absence de schéma stratégique industriel est un problème. Pendant ce temps, les industriels agissent, eux n’ont pas le temps d’attendre», a assuré l’expert.
La Chine, est devenue depuis les années 2000 un partenaire majeur de l’Océanie, qui investit lourdement dans des pays tels que Fidji, le Vanuatu ou les îles Salomon, dépourvus de ressources naturelles.
«Comment pourrait-elle, dans ce contexte, se désintéresser de la Nouvelle-Calédonie, qui détient les deuxièmes réserves au monde de nickel, dont elle a cruellement besoin ? Elle est aux aguets !» a-t-il déclaré.
AFP
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Nouvelle-Calédonie: Frogier (UMP) quitte le comité des signataires

Nouvelle-Calédonie: Frogier (UMP) quitte le comité des signataires
PARIS, 3 octobre 2014 (AFP) - Le sénateur Pierre Frogier (Rassemblement-UMP) a quitté la réunion du comité des signataires de l'Accord de Nouméa vendredi à Matignon, après une intervention musclée où il a demandé au gouvernement de dire sa position sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie.
M. Frogier, figure de la droite non indépendantiste et signataire des accords, a déploré que ce "premier comité de la dernière mandature de l'Accord de Nouméa (qui) aurait dû être un aboutissement" ne soit pas à la hauteur des enjeux qui se profilent en raison de l'absence de l'Union calédonienne (UC), composante essentielle du camp indépendantiste.

L'UC, qui a décidé de boycotter cette réunion pour dénoncer l'attitude de l'Etat sur la question du corps électoral spécial pour le futur référendum, a toutefois fait parvenir une contribution au Premier ministre.

Publié sur le site la1ere.fr, ce courrier aborde les principaux points à l'ordre du jour (listes électorales, transferts de compétences, nickel, avenir institutionnel). L'UC, parti qu'avait dirigé Jean-Marie Tjibaou, "reste disponible pour discuter des modalités d'organisation de la consultation" d'auto-détermination "et des mesures pour préparer le pays à l'exercice de sa souveraineté".

M. Frogier, qui, lui, avait fait le déplacement pour "répondre aux usages républicains", a exprimé toute sa "crainte" de voir des "surenchères électorales" ayant "débouché sur un éparpillement (...) qui ne répond pas aux exigences d'une négociation apaisée et constructive de notre avenir".

Dénonçant le "silence assourdissant" des socialistes, estimant qu'"aujourd'hui nous sommes au pied du mur", M. Frogier a déclaré "avoir besoin de savoir ce que veut l'Etat, signataire et partenaire à part entière de l'Accord de Nouméa".

"Tant que le président de la République, tant que votre gouvernement ne nous auront pas fait connaître leur position, nous ne pourrons pas entrer en négociation car nous ne savons pas ce qui se cache derrière votre refus de l'exprimer", a déclaré M. Frogier, qui demande à Manuel Valls de "restaurer une confiance bien érodée".

Si M. Frogier a quitté la réunion, le reste de sa délégation est resté pour suivre les travaux.

12ème Comité des signataires : le relevé de conclusions

Discours 12e comité des signataires vf bd V2(2).pdf

vendredi 3 octobre 2014

Les positions sur cinq points clés de 5 partis politiques de Kanaky- Nouvelle-calédonie

1. Quel avenir pour la Nouvelle-Calédonie ?
 Palika :  Pas de troisième accord qui serait dangereux pour la cause indépendantiste. Pas de statu quo, volonté réaffirmée d'accéder à la pleine souveraineté.  
UC : Accéder à la pleine souveraineté. Construire une nation plus juste, plus solidaire et fraternelle.
 Calédonie ensemble : Une Calédonie largement émancipée au sein de la République, laquelle doit servir de rempart aux menaces de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur.  
MPC :  La collectivité fédérée dans la République. Elle a l’avantage de concilier une très large autonomie, en respectant notre spécificité, avec notre appartenance à la République française. Les Calédoniens doivent être seuls maîtres de leur destin. Front pour l'unité :  Une Calédonie aux confins de l'autonomie, mais ancrée durablement dans la République. La meilleure formule serait d’en passer par un troisième accord rencontrant le plus large consensus.  

2. Faut-il opérer les derniers transferts non régaliens ?
 Palika : Volonté de transférer toutes les compétences prévues dans l'accord de Nouméa, y compris celles de l'article 27 (audiovisuel, enseignement supérieur, contrôle de légalité des collectivités). Nécessité de définir un calendrier et une méthode de mise en œuvre de ces transferts.
UC : Il faut mettre en œuvre tous les transferts de compétences – dont celles énumérées par l’article 27 de la loi organique, ainsi que l’enseignement concernant les programmes et la collation des diplômes. Le transfert des compétences régaliennes sera compris dans la consultation de l'accession à la pleine souveraineté.
Calédonie ensemble : A discuter, à évaluer avec l'Etat. Mais Calédonie ensemble est contre le transfert de l'administration et du contrôle de légalité des collectivités locales (communes, provinces, établissements publics) qui présentent un caractère régalien.  
MPC : Clairement contre. La Calédonie n’arrive déjà pas à gérer sa multitude de compétences. Il ne faut aucun transfert lié à l’article 27 et surtout pas celui du contrôle de légalité des collectivités.
Front pour l'unité : Les transferts ne doivent s'opérer que s'ils sont bénéfiques à la Calédonie. Le contrôle de légalité des collectivités est une compétence de caractère régalien qui ne doit pas être transférée.
 

3. Quel doit être le corps électoral pour les prochaines échéances ?  
Palika : Il faut veiller à ce que les erreurs commises ne se reproduisent pas. Application stricte des critères de définition du corps référendaire. Il faut faciliter au maximum l’inscription automatique, notamment des personnes qui ont déjà voté en 1998.  
UC : Le corps électoral pour la consultation de sortie est prévu par l’article 218 de la loi organique. Pour le corps électoral citoyen, il faut revenir à la bonne application, de l’esprit et de la lettre de l’accord de Nouméa, et pour ce faire, s’il faut modifier les commissions administratives spéciales, afin de revenir sur les erreurs commises, l’UC est d’accord.  
Calédonie ensemble : L'Etat doit organiser l'inscription automatique du maximum d'électeurs. Les commissions administratives pourraient compter un magistrat supplémentaire.
MPC : Le corps électoral gelé est inacceptable. Il doit être ouvert aux personnes durablement établies en Nouvelle-Calédonie depuis plus de dix ans, ainsi qu’aux conjoints des citoyens. Pour que le référendum soit incontestable, il faut que la liste électorale du référendum soit inconstestée. Il faut donc établir sans tarder cette liste. Il ne faut pas que tous les électeurs aient à refaire une démarche individuelle d'inscription.
Front pour l'unité : Il faut un retour au corps électoral glissant. Refus des propositions de l'Etat visant à modifier les commissions électorales aujourd'hui composées d'un magistrat, d'un représentant du maire, d'un représentant de l'Etat, et de deux électeurs représentant les loyalistes et les indépendantistes.
 

 4. Comment doit s’organiser le référendum de sortie ?
 Palika : Les citoyens ont besoin de voter en toute conscience. Il faut donc étayer les options, les concepts de manière que les citoyens sachent ce qu'il y a derrière, avec quelles conséquences.
UC : Le référendum sur l’accession à la pleine souveraineté, tel que Jean-Marie Tjibaou l'avait négocié lors des Accords de Matignon et tel que prévu par l'accord de Nouméa. Il est inutile d’aller jusqu’à trois référendums. En cas de non à l’indépendance, le peuple kanak discutera directement avec l’Etat.
Calédonie ensemble : Il faut réécrire les questions du référendum et y associer des projets politiques des deux sensibilités, indépendantistes et non indépendantistes. Il faut donner suffisamment de matière aux électeurs pour qu’ils se prononcent en connaissance de cause, en sachant de quoi sera fait le jour d’après. C'est le référendum éclairé.
MPC : Il faut réduire la période d'incertitude. S’il n'y a pas d'avancée significative dans les discussions entre loyalistes et indépendantistes (respectant la volonté de la majorité des Calédoniens de rester français), il faut avancer la date du premier
référendum.

Front pour l'unité : Tel qu'il est prévu, pour ou contre l'indépendance, il ne règle rien. La volonté du Rassemblement et du FPU est de préparer une solution innovante et consensuelle qui satisfasse le plus grand nombre et puisse être ratifiée par référendum.


5. Quel doit être le processus préparatoire ?

Palika : Il faut rester dans le cadre et les termes de l'accord de Nouméa. Il y existe des espaces dédiés pour la discussion et pour la décision. Il faut surtout veiller à la bonne construction de la citoyenneté dans le respect de l’esprit de l’accord de Nouméa.
UC : La création d’une assemblée référendaire où l’Union calédonienne, le FLNKS et l'ensemble des indépendantistes viendront exposer leur projet de société de la nouvelle nation ainsi que le projet de Constitution déposé à l'ONU.
 Calédonie ensemble : Le dialogue doit s'organiser immédiatement avec une méthode et un calendrier, en y associant les partis représentés au Congrès, l'Etat mais aussi des groupes parlementaires réunissant les différentes sensibilités. L’Assemblée nationale et le Sénat auront un rôle à jouer dans le processus de sortie.  
MPC : Il faut que, rapidement, dans le cadre du CGS (contrat de gouvernance solidaire), les loyalistes discutent entre eux de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Il faut ensuite discuter avec les indépendantistes. L'Etat doit accompagner ces discussions en servant de liant.
 Front pour l'unité : Le Rassemblement-UMP revendique d'avoir été le premier à tisser les liens du dialogue, en 2010, avec le lever du drapeau Kanak. Cette démarche n’a pas été payée de retour, au contraire elle a été combattue. Il faut retrouver les voies du dialogue.

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Une usine dans la ville : Ramette-Eiffage pressenti pour la centrale de Nouvelle-Calédonie- kanaky

http://www.eplp.asso.nc/wp-content/uploads/2011/10/sln03.jpg
 PARIS, 2 octobre (Reuters) - Eiffage est pressenti pour réaliser la future centrale au charbon qui doit alimenter en électricité l'usine de traitement du nickel de la Société Le Nickel (SLN), filiale d'Eramet, a fait savoir jeudi le groupe minier.
Le groupe Eiffage a été retenu comme "preferred bidder" après examen de trois offres concurrentes pour cette centrale qui prendra le relais de la centrale actuelle à Doniambo, dans la rade de Nouméa, et devrait permettre de réduire les coûts de production de nickel, dont les cours ont chuté.
La décision finale d'investissement de ce projet reste prévue au deuxième trimestre 2015, ajoute Eramet dans un communiqué.

Le projet a alimenté des craintes environnementales et sanitaires dans l'île en raison du choix du charbon, combustible jugé trop polluant.

* Le communiqué ici : bit.ly/ZuAoQe

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Pour en savoir plus :

Courrier du président du mouvement d'Union Calédonienne au 1er ministre Valls

Mouvement d’Union Calédonienne 
4, rue de la Gazelle – Magenta 
B.P 3888 – 98846 Nouméa         
Nouméa, le 30 septembre 2014
   
                                                        Monsieur Manuel VALLS  Premier Ministre

Monsieur le Premier Ministre,  

Vous avez convié nos représentants à participer à un Comité des signataires de l’Accord de Nouméa le 3 octobre prochain sur la base d’un ordre du jour que nous a communiqué M. Vincent Bouvier, représentant de l’Etat en Nouvelle-Calédonie. Malgré la décision de notre mouvement de ne pas y participer, permettez-moi de vous faire part des réflexions que suscite à l’Union Calédonienne chacun des sujets de cet ordre du jour. 



mercredi 1 octobre 2014

Marie-Pierre GOYETCHE : Visite de l’internat d’excellence de Bourail

Monique Millet, présidente de la commission de l’Enseignement a visiter l’internat d’excellence de Bourail, ce mercredi 1er octobre à 9h. Elle sera accompagnée par Gil Brial, deuxième vice-président de la province Sud et des membres de la commission de l’Enseignement dont Mme GOYETCHE Marie-Pierre. 
  

Demande de départ du commandant de la gendarmerie de We- Dehu - Nouvelle- Calédonie- Kanaky