PARTI TRAVAILLISTE

KANAKY

jeudi 8 janvier 2015

Les dix stratégies de manipulation de masses (Noam Chomsky)

 1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
 
3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
 
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
 
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»
 
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
 
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
 
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…
 
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
 
http://solutions-politiques.over-blog.com/pages/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses-noam-chomsky-4058590.html

Arrêtez d'appeler "Terrorisme"

Arrêtez d'appeler "Terrorisme" la guerre des faibles contre l'oppression et "guerre" le terrorisme des états puissants contre les Peuples.

mercredi 7 janvier 2015

LA PRISE DE THIO ET LA MORT D'ELOI MACHORO ... et celle du jeune Yves Tual 1985

FRANCE INTER EN JANVIER 1985 Suite au décès d'Eloi Machoro.
D.G./W.J. :
En 1985, EDGARD PISANI estimait qu'il n'avait pas à rougir de la"neutralisation'' d'ELOI MACHORO, commissaire politique du F.L.N.K.S., ainsi que de celle de MARCEL NONNARO, un de ses lieutenants.
Cette"neutralisation'' avait abouti à la mort pure et simple de ces deux personnes.
Cette action avait été menée par les tireurs du G.I.G.N. sur la propriété LAPELERIE, aux environs de La FOA.
Un fait mérite d'être signalé : le tireur du G.I.G.N. qui a"neutralisé'' ELOI MACHORO connaissait personnellement ce dernier, car au cours d'une mission aéroportée sur THIO, ce même tireur avait été humilié par celui-ci en compagnie d'autres membres du G.I.G.N.

PHILIPPE GOMES OUBLIE LES MICROS : Alger rit, Kanaky pleure.


Il se lâche sur les élus des partis qui lui résistent en écorchant R. Wamytan au passage.
Il le fait à sa manière, c'est à dire avec arrogance, mépris et vulgarité, il se montre sous son vrai jour!
A partager

mardi 6 janvier 2015

Lundi 12 janvier 2015, déplacement à CANALA pour la commémoration des 30 ans de Messieurs ELOI MACHORO et MARCEL NONARO.

La commémoration commence dès le Vendredi 9 janvier 2015 par la levée des drapeaux et tournois sportifs qui continuent Samedi.

Dimanche 10/01 : Messe à 8h et 9h début des activités culturelles, expositions et danses.

Lundi 12/01 :
7h : accueil des délégations à la Mairie et dépôt de gerbes à la tribu de MIA,
9h : Dépôt de gerbes à la mission de Nakéty,
10h : Accueil sur le site et discours,
12h : Repas en commun,
13h : Finale Sport
13h30 : Témoignages des évènements de 1984, animation musicale et partage du gâteau.
16h : Coutume d'aurevoir.

Hommage : 
Il incarne à lui seul la contestation…
Son nom résonne comme un symbole quand se raconte l’histoire de la Lutte…
Acteur majeur de l’unification des forces indépendantistes au moment de la création du Front de Libération National Kanak Socialiste, à la croisée d’un long parcours politique, il demeure LA référence en vue de l’objectif final : l’IKS, l’Indépendance Kanak Socialiste, pour en avoir posé les fondements !!! 
Erigé au rang de« chef » par les militants qui, au Nord, au Sud et aux Îles prirent part aux actions dictées par le tout nouveau FLNKS, ministre de la sécurité du Gouvernement de Kanaky, il reste l’un des leaders charismatiques du mouvement indépendantiste kanak…
Son action a bousculé l’establishment calédonien, fait trembler la France colonisatrice, interpellé le Monde sur la problématique kanak, tout en consolidant les liens fraternels avec la Région…
Quoi qu’il arrive, je ne croupirais pas en prison avait-il dit…il avait lui-même scellé son destin en offrant sa vie à son combat…
Le 18 novembre 1984, il a fracassé l’urne symbole de la colonisation, à Canala pour donner du corps à ses mots, de la consonance aux discours du Front, pour traduire la parole par l’acte…la contestation par le tamioc !!!
Il en paiera le prix fort…l’exécution prononcée par l’Etat Français et opérée par son bras sécuritaire, le Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale, le 12Janvier 1985 à Dognï LA FOA…
C’était il y a 30 ans…au plus  fort des évènements de 84, Eloi MACHORO, et avec lui Marcel NORARO étaient définitivement neutralisés …
Le 12 Janvier 2015 à Nakety-Canala, le comité « El Mach » et avec lui le BP du FLNKS invite chacun à se remémorer cette page importante de l’histoire du Mouvement indépendantiste…chacun à se recueillir sur leur tombes…chacun à avoir une pensée profonde pour toutes celles et ceux qui se levèrent pour la cause…
Au programme, sport,recueillement, discours politiques et flash-back sur les évènements avec des récits partagés…
Le 12 Janvier 2015, Eloi MACHORO et Marcel NORARO vous attendent tous à Nakety xaracùù.


NI PLEURE  NI LARME .LA LUTTE CONTINUE.

dimanche 4 janvier 2015

OLD'IFRIKA: un groupe calédonien s'engage contre l'alcoolisation massive chez les jeunes

© NC1èreC'est l'histoire d'une belle rencontre entre le groupe de musiciens calédoniens OLD'IFRIKA et une association locale contre l’alcoolisation massive en Nouvelle-Calédonie. Résultat: "Tu vois trouble!", un morceau et un clip très réussis mais aussi un message percutant, notamment auprès des jeunes.
Il y a des rencontres qui aboutissent à de belles initiatives pour la jeunesse de ce pays. C'est le cas de celle qui a eu lieu, il y a quelques mois, entre 3 musiciens du groupe OLD'IFRIKA - aux tendances métissées rap, reggae ou encore ragga - et une association calédonienne de lutte "contre l'usage nocif de l'alcool". De cette rencontre entre des musiciens de la nuit et "Entreprise et Prévention Nouvelle-Calédonie" est née "Tu vois trouble!", un clip au message très direct et percutant. Et particulièrement auprès des jeunes, souvent touchés par l'usage excessif de l'alcool à la sortie, par exemple, des fêtes ou des boîtes de nuit. 
Aussi, lorsque l'association "Entreprises et Prévention NC" est allée voir TYLASS, SKOR 16 et JAY, aucun des trois musiciens d'OLD'IFRIKA n'a hésité car, travaillant dans le milieu de la nuit, ils ont souvent été confrontés au problème d'alcoolisation massive de certains jeunes.

jeudi 1 janvier 2015

Lettre à la République

A tous ces racistes à la tolérance hypocrite
Qui ont bâti leur nation sur le sang
Maintenant s'érigent en donneurs de leçons
Pilleurs de richesses, tueurs d'africains
Colonisateurs, tortionnaires d'algériens
Ce passé colonial c'est le vôtre
C'est vous qui avez choisi de lier votre histoire à la nôtre
Maintenant vous devez assumer
L'odeur du sang vous poursuit même si vous vous parfumez
Nous les Arabes et les Noirs
On est pas là par hasard
Toute arrivée a son départ !
Vous avez souhaité l'immigration
Grace à elle vous vous êtes gavés, jusqu'à l'indigestion
Je crois que la France n'a jamais fait la charité
Les immigrés c'n'est que la main d'oeuvre bon marché
Gardez pour vous votre illusion républicaine
De la douce France bafouée par l'immigration africaine
Demandez aux tirailleurs sénégalais et aux harkis
Qui a profité d'qui ?
La République n'est innocente que dans vos songes
Et vous n'avez les mains blanches que de vos mensonges
Nous les Arabes et les Noirs
On est pas là par hasard
Toute arrivée a son départ !
Mais pensez vous qu'avec le temps
Les Négros muteraient, finiraient par devenir Blancs ?
Mais la nature humaine a balayé vos projets
On ne s'intègre pas dans le rejet
On ne s'intègre pas dans les ghettos français, parqués
Entre immigrés, faut être censés
Comment pointer du doigt le repli communautaire
Que vous avez initié depuis les bidonvilles de Nanterre
Pyromane et pompier, votre mémoire est sélective
On n'est pas venu en paix, votre histoire est agressive
Ici, on est mieux que là-bas, on le sait

Parce que décoloniser pour vous c'est déstabiliser
Et plus j'observe l'histoire beh moins j'me sens redevable
Je sais c'que c'est d'être Noir depuis l'époque du cartable
Bien que je n'sois pas ingrat, j'n'ai pas envie de vous dire merci
Parce qu'au fond c'que j'ai, ici, je l'ai conquit
J'ai grandi à Orly dans les favelas de France
J'ai "fleury" dans les maquis j'suis en guerre depuis mon enfance
Narcotrafic, braquage, violence... Crimes !
Que font mes frères si c'n'est des sous comme dans Clear... stream
Qui peut leur faire la leçon ? Vous ?
Abuseurs de biens sociaux, détourneurs de fond
De vrais voyous en costard, bande d'hypocrites !
Est-ce que les Français ont les dirigeants qu'ils méritent ?
Au coeur de débats, des débats sans coeur
Toujours les mêmes qu'on pointe du doigt dans votre France de rancoeur
En pleine crise économique, il faut un coupable
Et c'est en direction des musulmans que tous vos coups partent
J'n'ai pas peur de l'écrire : La France est islamophobe
D'ailleurs plus personne ne se cache dans la France des xénophobes
Vous nous traitez comme des moins que rien sur vos chaînes publiques
Et vous attendez de nous qu'on s'écrive "Vive la République !"
Mon respect s'fait violer au pays dit des Droits de l'Homme
Difficile de se sentir Français sans le syndrome de Stockholm
Parce que moi je suis Noir, musulman, banlieusard et fier de l'être
Quand tu m'vois tu mets un visage sur c'que l'autre France déteste
Ce sont les mêmes hypocrites qui nous parlent de diversité
Qui expriment le racisme sous couvert de laïcité
Rêvent d'un français unique, avec une seule identité
S'acharnent à discriminer, les mêmes minorités
Face aux mêmes électeurs, les mêmes peurs sont agitées
On oppose les communautés, pour cacher la précarité
Que personne ne s'étonne si demain ça finit par péter
Comment aimer un pays, qui refuse de nous respecter
Loin des artistes transparents, j'écris c'texte comme un miroir
Que la France s'y regarde si elle veut s'y voir
Elle verra s'envoler l'illusion qu'elle se fait d'elle-même
J'suis pas en manque d'affection
Comprends que j'n'attends plus qu'elle m'aime !

 Kery James

Tous nos voeux pour 2015


mercredi 31 décembre 2014

Echec de la résolution palestinienne à l'ONU sur un accord de paix avec Israël

L'ambassadeur palestinien à l'ONU, Riyad Mansour, au Conseil de sécurité de l'ONU, mardi 30 décembre.

Il n'y avait guère d'espoir qu'elle aboutisse. La proposition de résolution palestinienne sur un accord de paix avec Israël a été définitivement enterrée, mardi 30 décembre, par le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU). Israël s'est dit « satisfait » du rejet de la proposition palestinienne.

Les quinze membres du Conseil ne se sont prononcés que tard, mardi, mais dès la fin d'après-midi les Etats-Unis, proche allié d'Israël, avaient annoncé qu'ils s'opposeraient à cette résolution proposant notamment un accord de paix d'ici à douze mois et le retrait israélien des territoires occupés avant la fin 2017.
« Cette résolution encourage les divisions et non un compromis », a déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power, ajoutant : « Ce texte n'évoque les inquiétudes que d'une seule partie. »  Jeffrey Rathke, porte-parole du département d'Etat américain avait expliqué dès lundi que la résolution posait notamment « des délais arbitraires à un succès des négociations de paix et au retrait d'Israël de Cisjordanie ». Selon lui, « le risque est plus grand que les négociations soient entravées qu'elles ne soient couronnées de succès ».
« ESSAYER ENCORE. AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD »

Le texte a finalement recueilli 8 voix pour (dont celles de la France, la Chine et la Russie), 2 voix contre et 5 abstentions, dont celle du Royaume-Uni. La France a soutenu le texte « poussée par l'urgence à agir », a affirmé devant le Conseil son ambassadeur François Delattre, exprimant sa déception que les efforts pour négocier un texte susceptible de faire consensus aient échoué. « Mais nos efforts ne doivent pas s'arrêter là. Notre responsabilité est d'essayer encore. Avant qu'il ne soit trop tard », a-t-il ajouté.
Les Palestiniens avaient apporté lundi des modifications à leur projet qui prévoit Jérusalem-Est, occupée et annexée, comme capitale d'un Etat palestinien, le règlement de la question des prisonniers palestiniens, l'arrêt de la colonisation israélienne et rappelle le caractère illégal du mur de séparation.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/12/30/vote-a-l-onu-sur-une-resolution-palestinienne-rejetee-par-washington_4547603_3218.html#mldzbSuAbYkVVxI0.99

mardi 30 décembre 2014

Accident à KNS sur un four à fusion

Usine KNS, 6h39 ce matin du 26 décembre : une percée non contrôlée d'un four à fusion qui a entraîné le déversement de métal en fusion au sein du bâtiment.
Lire le communiqué de la sécurité civile. La présidente du Gouvernement Cynthia Ligeard a activé le COG 988 où une cellule de gestion de crise coordonne les opération. La Dimenc se rend sur place.
Les équipes de sécurité internes à KNS et celles de Voh et Koné sont en intervention . A priori pas de blessés. L'usine est évacuée.
à suivre


Accident à KNS sur un four à fusion
Conformément aux procédures de sécurité normales en vigueur pour ce genre de situation :
- aucun blessé n’est à dénombrer ;
- l’ensemble du personnel de l’usine a été évacué ;
- la gestion du Plan d’Opération Interne a été déclenchée et la direction de Koniambo Nickel est actuellement en maîtrise de la situation afin de limiter l’impact sur les installations.
   
Koniambo Nickel communiquera dans les prochaines heures toutes nouvelles informations.

 

​MISE A JOUR, 13H00

Accident à KNS sur un four à fusion
 La ligne 1 de production a repris. Des réparations sont programmées suite à l’explosion de ce matin néanmoins qualifiée par les services de KNS comme étant « mineure ».
La ligne 2 elle a été réparée suite à l’incident ayant eu lieu il y a quelques jours. Le four n°2 est actuellement en cours de « réchauffage » et devrait rapidement redevenir fonctionnel.

  http://www.ncpresse.nc/Accident-a-KNS-sur-un-four-a-fusion_a3698.html

Une fuite a été repérée hier matin sur le four n° 1 du site industriel. De quoi provoquer l’évacuation totale de Vavouto et l’arrêt de la production de nickel. Un incident grave qui aura de lourdes conséquences économiques.
Le site, avec cette fuite, ne devrait pas produire de nickel avant quatre jours. Dans le meilleur des cas.
Le site, avec cette fuite, ne devrait pas produire de nickel avant quatre jours. Dans le meilleur des cas.

Un incident unique, peut-être au plus mauvais moment. Hier matin, à 6 h 39, une fuite est détectée sur le four n° 1 de l’usine métallurgique de Koniambo Nickel. Concrètement, du métal en fusion qui s’écoule et un four, inauguré le 10 avril 2013, qui risque de se retrouver à l’arrêt définitivement. Deux personnels de KNS sont victimes d’une surpression auditive suite à une forte détonation. Elles sont alors placées en observation au centre médical de l’entreprise. Leurs blessures sont sans conséquences, aucune lésion n’a été relevée. En parallèle, le plan d’opération interne de l’entreprise est déclenché. Une évacuation totale, contraignant les employés à rentrer chez eux pour la journée, est exécutée (lire ci-dessous).

Impuissance. Les sapeurs-pompiers des communes de Voh et de Koné et les gendarmes de Voh sont placés en alerte. Les équipes d’intervention de l’industriel se dirigent sur place. Impossible de contenir un magma en fusion à 1 500 degrés. Près de 500 tonnes se déversent dans le bâtiment, devant des secours impuissants. Fort heureusement, l’usine a respecté les règles de sécurité de construction pour une telle activité. Les canalisations sont fixées au plafond et permettent d’éviter une redoutable explosion en cas de rencontre du magma avec l’eau. A 11 heures, le directeur adjoint de la Dimenc (direction de l’industrie, des mines et de l’énergie) et le chef de service, accompagnés du chef de service de la planification des risques technologiques et naturels de la direction de la sécurité civile et de la gestion des risques, arrivent sur place. La présidente du gouvernement active la cellule de gestion de crise et coordonne les opérations. En début d’après-midi, le risque maximum est évité. Aucun suraccident n’est à déplorer et la structure entre dans sa phase de refroidissement. Ce fait, bien que très grave, n’aura pas de conséquences environnementales. D’un point de vue humain, le pire est évité. Economiquement, en revanche, l’avarie aura un coût. Sur le court terme évidemment, mais également dans l’avenir.

Enquête. Endommagé, le four n° 1 est tout simplement hors service. La production est donc arrêtée. Pour combien de temps ? Le four n° 2, déjà en activité, pourrait poursuivre la production, de manière restreinte. Mais de sérieuses précautions devront être prises. « Ces fours sont jumeaux, souligne un employé de KNS. Cette fuite n’a pas été détectée et, à ce stade, personne ne sait pour quelle raison, après un an d’activité. » Une enquête devrait permettre, d’ici quatre jours, de décider de la reprise ou non de la production et, surtout, de connaître les causes des fissures. Plusieurs pistes sont déjà envisagées. Parmi elles, la possibilité d’une malfaçon sur la structure au niveau des briques réfractaires. D’autres évoquent une erreur dans le procédé avec un traitement du minerai trop acide ou trop basique, une piste théorique qui paraîtrait étonnante. Après la gestion de la crise en elle-même, vient également le temps des calculs. Dans le meilleur des cas, s’il est réparable, il faudra des mois pour revoir le four n° 1 produire. Dans les prochains jours, il s’agira également de vérifier si le processus d’affinage, commun aux deux fours, est lui aussi endommagé. Annihilant alors toutes velléités de KNS à produire du nickel pour des semaines.

500

C’est le nombre estimé, au plus bas, de tonnes de métal en fusion déversées. Les multiples perforations et le magma aux alentours de 1 500 degrés rendent impossible une intervention des pompiers pour tenter de colmater les brèches. Si le tonnage est impressionnant, la fuite ne s’est étendue que sur 15 m2.


Pas de panique, mais des doutes

L’évacuation s’est, selon les employés, déroulée dans le calme.
Sur la RT1, hier matin, une file de voitures équipées d’un gyrophare orange quitte le site de Vavouto. Passé le plus gros de l’évacuation, à l’entrée de l’usine du Nord, vers 10 heures du matin, c’est le calme. Deux chauffeurs de bus attendent quelques employés. « On nous a appelés pour venir récupérer du monde », confirme un conducteur. Un homme en tenue de chantier arrive sur le site. Il ne prendra pas son poste. « Ils m’ont dit de rentrer chez moi… », affirme-t-il, éberlué. A côté des navettes pour Koumac et Koné, deux employés attendent que le bus se remplisse. « On nous a dit de rentrer chez nous, que carrément, le four allait exploser, ça a l’air grave, souffle cet employé. Mais l’évacuation s’est bien passée, on a des entraînements des fois, on sait comment réagir. » Une jeune femme confirme : « Les chefs nous ont prévenus par radio, on est allés au point de rassemblement, ils ont fait l’appel. Ça s’est bien passé, il n’y a pas eu de panique. »


« Les sociétés à proximité de l’usine ont été évacuées »


Une autre jeune femme assure elle aussi que l’évacuation s’est déroulée dans le calme, de manière organisée. « Toutes les sociétés à proximité de l’usine métallurgique ont été évacuées sur la base-vie. Moi, je pars du site tout simplement parce que c’est le week-end ! », poursuit-elle dans un sourire. Elle n’a pas paniqué, mais un autre employé semble moins serein. « Ça fumait beaucoup, je trouve que l’évacuation est arrivée vraiment longtemps après l’accident. Ils m’ont dit de revenir lundi, si l’usine est encore là…, dramatise-t-il. Vous imaginez si ça avait explosé ! Il y aurait eu beaucoup de morts ! », poursuit-il, avec une moue dégoûtée. Les ouvriers semblent calmes, certains mêmes habitués. « Je ne suis pas surpris, on a déjà eu beaucoup de problèmes », lance un homme en bleu de travail. Ainsi, ceux qui ont pu récupérer leurs affaires lors de l’évacuation rentrent chez eux. Les autres « sont pris en charge », affirme la communication de l’usine. Mais personne ne sait vraiment quand le travail reprendra. Hier matin, le site n’était pas fermé. Quelques véhicules continuaient à entrer. Rien ne laissait figurer qu’un incident se déroulait à quelques centaines de mètres de là.
A.D. 

Repères

Un gisement unique
La ressource minière de Koniambo représente 7,6 millions de tonnes de nickel métal contenu. La teneur est de 2,47 %. Ce gisement était l’un des plus importants massifs inexploités au monde. Il contient de la garniérite et des latérites.

Seconde évacuation de la semaine
Lundi, l’usine de Koniambo avait déjà dû être évacuée durant une heure et demie. Une forte détonation avait été entendue sur le site de Vavouto, au niveau de la coulée de scories. La raison a été fournie par les techniciens de KNS : le contact entre le creuset humide et les scories à 1 500 °C, ce qui a provoqué un violent choc thermique. Une procédure d’évacuation de l’usine métallurgique a aussitôt été déclenchée. Toutefois, après analyses, une reprise de la production a été décidée, dans la foulée. Cette détonation n’a provoqué ni blessé ni dégât industriel, selon l’exploitant, KNS.

http://www.lnc.nc/article/pays/fuite-de-metal-a-kns

lundi 22 décembre 2014

Amiante : la Nouvelle-Calédonie et l'Etat condamnés

Le tribunal administratif de Nouméa a condamné l'Etat et la Nouvelle-Calédonie à indemniser un ancien salarié de la Société Le Nickel (SLN), victime de l'amiante, pour « carence fautive ».

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En d'autres termes, la justice a souligné « l'insuffisance des dispositions réglementaires » mises en œuvre pour la prévention des risques liés à l'exposition professionnelle à cette substance. Ils ont été condamnés solidairement à verser 1 million de francs CFP (8 400 euros) au requérant.
Aujourd'hui âgé de 72 ans, Réginald Tessier souffre depuis 2003 d'une pathologie de la plèvre, après avoir travaillé pendant quarante-deux ans au sein de la SNL, filiale du groupe français Eramet, et opérateur historique du minerai calédonien.
RENTE POUR INCAPACITÉ PERMANENTE
« Il a commencé à 14 ans, il était mécanicien au four [de l'usine métallurgique]. Ses habits étaient en amiante, il posait des plaques en amiante, moi aussi, on m'a dit de me surveiller parce que je lavais son linge », a déclaré son épouse à l'Agence France-Presse.
Avec l'appui de l'association des victimes de l'amiante de Nouvelle-Calédonie (Adeva-NC), ce retraité avait déjà obtenu la reconnaissance de la faute inexcusable de son employeur. Il était déjà indemnisé partiellement par la SLN et la caisse locale d'assurance-maladie, qui lui verse une rente pour incapacité permanente.
Il avait néanmoins engagé une procédure contre le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et contre l'Etat, car le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA), qui opère en Métropole, ne bénéficie pas aux Calédoniens.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/12/22/amiante-la-nouvelle-caledonie-et-l-etat-condamnes_4544502_1651302.html#ruYVx2l0FXP6bOHi.99

Interview du Comité politik et citoyennne FLNKS PT DUS

vendredi 19 décembre 2014

Avec la fin de l'embargo américain, l'ombre du nickel cubain sur Nouméa

Cuba est à proximité des industries nord-américaines de l'acier inoxydable. La fin probable de l'embargo américain n'est pas une bonne nouvelle pour le métal calédonien.  
Un paysan cubain prend la pose, avec, en arrière-plan, l'usine de nickel de Moa (photo octobre 2011) © HANS-JOACHIM ELLERBROCK/BILDERBERG/AFP
© HANS-JOACHIM ELLERBROCK/BILDERBERG/AFP Un paysan cubain prend la pose, avec, en arrière-plan, l'usine de nickel de Moa (photo octobre 2011)
    Le nickel de Guantanamo menace Nouméa et le Koniambo. La région autour de la base américaine de Guantanamo où sont détenus les prisonniers d'Al-Qaida regorge de nickel, mais aussi de cuivre, de zinc, et de chrome. Avec le tourisme, le nickel est la première source de devises étrangères pour Cuba.
     

    Avec le tourisme, le nickel est la première source de devises étrangères pour Cuba

    Les réserves de nickel de Cuba figurent parmi les plus importantes au monde. Comme la Nouvelle-Calédonie, la grande île de la Caraïbe possède environ le quart des réserves mondiales (800 millions de tonnes de réserves confirmées et 2 milliards de réserves probables). L'entreprise d'État Cubaniquel associée au canadien Sherrit International pourrait donc poser un très sérieux problème aux producteurs calédoniens de nickel. Le métal cubain, produit à bas coût, pourrait se tailler des parts de marché considérables en Amérique du Nord et en Europe.
     

    Le nickel cubain pourrait inonder le marché américain

    Dans le centre de la Havane, au ministère de l'Economie et de l'Industrie, les analystes cubains consultent chaque jour l'évolution des cours mondiaux du nickel à la bourse des métaux de Londres (LME). Cuba se hisse en effet au cinquième rang mondial en tant que producteur avec près de 70.000 tonnes de métal produites en 2014. Et le nickel, qui vaut 16.000 dollars la tonne, est la première source de devises du gouvernement cubain. Les plans d'investissement prévoient de porter la production à 120.000 tonnes d'ici 2020.

    Avec la fin prévisible de l'embargo américain, Cuba pourrait donc inonder le marché du nickel et fournir les usines métallurgiques de la "Belt Rust", la ceinture des usines d'acier inoxydable de la vallée de l'Ohio. À quelques centaines de kilomètres de côtes américaines, Cuba serait un concurrent redoutable pour le nickel calédonien dont la longue route emprunte le canal de Panama. Le métal de nickel "SLN 25" du groupe Eramet est déchargé à Savannah ou Baltimore, sur la côte Est des Etats-Unis. Le nickel calédonien a parcouru 13.000 kilomètres, le nickel cubain, si l'embargo était levé, serait à moins de 1000 kilomètres des ports américains.
     

    Le nickel et Cuba, une vieille histoire américaine

    Les premières extractions de nickel dans l'île remontent à 1900. La première usine fut construite en 1945, et déjà, par les Américains associés au Canadien Inco depuis racheté par Xstrata et Glencore. La production de nickel de Cuba s'est effondrée au moment du départ des Soviétiques en 1990 avant de reprendre avec l'arrivée du canadien Sherrit International. Les métallurgistes cubains ont été formés sur place, mais aussi en Russie, chez Norilsk, le plus grand producteur mondial de nickel. La main d'œuvre cubaine est donc particulièrement compétente et compétitive... pour les salaires. Toute la région autour de Guantanamo contient d'énormes quantités de nickel. Des quantités comparables voir plus importantes que celles du Koniambo en Nouvelle-Calédonie.  

    La fin de l'embargo va relancer la compétitivité du nickel cubain
    C'est la principale difficulté pour les exportations cubaines de nickel : l'embargo américain interdit jusqu'à présent l'utilisation du métal cubain. L'acier inoxydable produit au Canada ou en Europe ne doit pas comporter le moindre gramme de nickel en provenance de la Havane ou d'un autre port de l'île. Une zone grise existe donc autour des exportations cubaines. Difficile voire impossible de connaître les clients européens ou canadiens du nickel cubain. Avec les centres miniers et métallurgiques de Pinares, de Nicaro et de Moa, Cuba possède trois grandes entités industrielles en devenir... Tout comme la Nouvelle-Calédonie. A Londres, les traders du marché londonien des métaux ont anticipé cette offre supplémentaire en nickel made-in-Cuba. Le cours du métal est en forte baisse à 15.427 dollars la tonne.

    Papous entre deux mondes

    Ateliers sur le suicide des jeunes en Nouvelle Calédonie


    Samedi 18 octobre 2014 tribu de Xepenehe
    Atelier jeunes hommes
    Les personnes présentes à l’atelier sont venues pour comprendre le problème du suicide et trouver des solutions.
    * Premier constat : c’est déjà bien d’en parler. Etre là et pouvoir en débattre ensemble, c’est déjà une bonne chose.
    * Deuxième point : donner une définition du mot suicide. Le mot pour dire suicide existe en drehu (hno jua). Si le mot existait avant la colonisation, c’est que c’est un problème ancien. Par contre, il y a eu une forte évolution ces dernières années (années 2000). La problématique est récente.
    Quelles sont les raisons liées au suicide ?
    1. Les gens n’ont plus peur de rien. Ils n’ont plus peur de la mort, ce qui peut pousser à différentes conduites pouvant être dangereuses et pousser au suicide.
    2. En même temps, ils ont peur d’affronter la vie. Avec des difficultés liées au travail, à la société, au couple. Les jeunes se mettent en couple très jeunes, des séparations peuvent avoir lieu.
    3. Solitude du jeune et manque de partage. Le problème de la solitude est lié à la culture kanake, dans laquelle on ne s’exprime pas toujours, on n’ouvre pas toujours son âme et son cœur, et on garde pour soi. La société kanake autour n’aide pas. Face aux autorités coutumières, on ne peut pas forcément dire ce qu’on pense. On affronte les autorités religieuses, les vieux, les papas, les mamans, les grands frères. Les jeunes de l’atelier ressentent une impossibilité de dire leurs problèmes à qui que ce soit. Quand ils ont des
    problèmes, ils préfèrent les garder pour eux. => Dérive drogue et alcool, on n’a plus peur, et on peut franchir le pas plus facilement. Les jeunes de l’atelier considèrent que c’est tout l’environnement qui fait qu’on ne peut pas parler et qui pousse aux conduites addictives (drogue, alcool, kava) et éventuellement au suicide.
    4. Les différences intergénérationnelles, en particulier les événements des années 1980. Un intervenant né en 1975 a expliqué que, adolescent dans les années 1980, face aux événements pour l’indépendance du pays, on lui disait que c’était lui qui allait porter le message, faire des études, représenter et être l’avenir du pays. Il y a eu plus de jeunes qui
    partaient sur Nouméa ou en métropole pour faire des études, et il y a donc eu plus de coupure avec la culture. Il y a aussi une pression assez tôt, puisque le jeune représente l’avenir du peuple. Et par conséquent, plus de difficultés face à l’échec : Comme dans la culture, non seulement on ne peut pas en parler mais en plus on se retrouve porte-drapeau, on sent qu’on n’a pas le droit d’échouer, et on se retrouve au final dans une sensation d’échec encore plus grande.
    5. La culpabilité est omniprésente parmi ceux qui restent. Le regard extérieur est fort. La tribu est une grande famille, on est très proches. Donc quand une personne se suicide, il y a une forte culpabilité pour ceux qui restent, de ne pas avoir joué le rôle du grand frère, du cousin, du papa. Cette difficulté du rôle peut aussi être en lien avec les départs sur Nouméa, la Grande Terre ou hors du territoire. Dans ces départs, on se coupe du lien avec la tribu, on est loin, et au retour 5 ou 10 ans après, on n’est plus en phase avec les jeunes restés ici, et le lien est quelque part rompu. Les jeunes expriment un sentiment de culpabilité à cause de ça.
    > Face à ces problèmes, la solution n’est pas à l’extérieur, elle est ici, en interne. Les solutions proposées :
    * Il faut faire un pas vers les autres, ce qu’on ne sait pas toujours faire.
    * Les réponses ne viennent pas des institutions, de la commune, de la province, de spécialistes. Tout le monde peut accompagner.
    Pour conclure, il faut noter que des personnes plus âgées dans le groupe on dit à la fin de l’atelier qu’elles étaient en opposition avec ce qu’avaient dits les jeunes.
    Atelier des enfants
    6-11 ans
    Représentations du suicide chez les enfants. Les thématiques suivantes sont ressorties, comme causes du suicide :
    * Cigarettes
    * Alcool
    * Cannabis
    * Faire des bêtises
    Quand on a demandé aux enfants comment on faisait pour se suicider, les réponses des enfants étaient plus précises. Moyens pour se suicider :
    * Pendaison
    * Se tuer : avec le couteau
    Avec les adultes qui étaient présents, nous nous sommes en suite questionnés pour essayer d’aller un peu plus loin. Même si les enfants ont des représentations du suicide, les adultes se posent des questions :
    * Dans les tribus, là où la vie communautaire est encore d’actualité, on se demande pourquoi on rencontre des phénomènes suicidaires, en particulier chez les jeunes. La vie communautaire devrait nous permettre de partager et dire les choses.
    * Pourquoi le suicide existe-t-il, alors que nous avons nos traditions coutumières ?
    Les explications proposées :
    * Changement de repères
    * Mais aussi, on a l’impression que :
    o Les jeunes n’écoutent plus les aînés, les vieux. L’écoute ne fait plus partie de l’actualité de la vie communautaire.
    o Les comportements ont changé.
    o Banalisation du mot suicide. On le dit facilement maintenant. Il suffit qu’il y ait un conflit entre deux personnes pour qu’on évoque le suicide. Cf. les chansons du chanteur Itra qano de Bethela.
    Résultat : dans nos tribus, les gens sont démunis face à cette situation (parents, coutumiers, institutions, etc.).
    Propositions :
    * Dédramatiser l’image de la profession de psychologue. Actuellement, le psychologue est associé au fou et au malade. On refuse d’aller voir le psychologue car on croit que c’est pour les fous.
    * Informer la population sur le rôle du psychologue. Le psychologue doit présenter son image et dire qu’il ne travaille pas forcément avec les malades et les fous, mais qu’il travaille avec tout le monde et que son rôle est d’être à l’écoute.
    * Faciliter le contact entre le psy et la population en mettant en place des espaces de parole, des lieux d’écoute dans les tribus, dans les institutions scolaires, etc.
    * Créer de véritables réseaux de partenariat, avec tout le monde, y compris avec les associations. L’équipe de foot, le club de boulistes de la tribu, se sont aussi des partenaires.
    * Encourager les initiatives des jeunes dans la création artistique pour s’exprimer (musique, théâtre, danse, sport, médias jeunesse, etc.). Les jeunes ont aussi besoin de décrire ce qu’ils veulent, dans quelque chose qui leur appartiennent. Les journaux actuels sont écrits pour les adultes, il n’y a pas de média pour les jeunes.
    * Sensibiliser dès le plus jeune âge par rapport au thème du suicide.
    Ateliers femmes mariées
    Beaucoup plus de questions que de réponses autour des causes du suicide des jeunes.
    * Un sentiment de peur
    * Il y a eu des questions autour de la recherche identitaire.
    * Beaucoup ont souligné que chacun peut être une personne ressource. On peut être amené à être sollicité par des jeunes.
    * La question centrale : qu’est qui a changé ?
    On constate que quelque chose a changé, mais on se demande quoi :
    o Mode de vie ?
    o Place de la femme ?
    o L’espace pour le jeune, dans ce monde actuel ? Quel espace est offert au jeune pour s’exprimer ?
    o La communication ?
    o Qu’est-ce qui a changé de la structure de la famille ? de la communication dans la famille ?
    o La tradition/modernité
    Le temps était insuffisant pour traiter un sujet aussi difficile. Il faudrait refaire une autre journée sur le suicide des jeunes et sur le mal être des jeunes.
    * Les jeunes sont inscrits entre deux mondes :
    o Appréhension maman
    o Problème de la place des jeunes
    Adoption : le jeune ne trouve pas sa place dans sa famille adoptive. Conséquence : souffrance de part ses manques de repères, d’amour, il faut se sentir « aimé ».
    Manque de communication
    Accompagnement nécessaire de l’enfant dans sa nouvelle famille : l’échange es important
    Dans la souffrance l’Humain cherche un sens.
    La dévalorisation de l’enfant à l’école : les bulletins scolaires, l’humiliation,…
    Atelier des papas et des pépés
    Constat : avant, il y avait moins de suicide. Maintenant, il y en a de plus en plus.
    Face à ce constat, remise en question :
    * la responsabilité adulte : il y a de multiples organisations autour de l’enfant (scolaire, religieuse…)
    * Responsabilité société : addictions, alcool, kava… Tout ce qui tourne autour du problème de la jeunesse.
    * Place de l’enfant, qui semble au cœur du problème du suicide.
    o Quelle est la place qu’on accorde à notre propre enfant dans la famille (y compris les relations avec les frères et sœurs, les parents, les cousins) ? L’adulte a la responsabilité de se demander si, en tant que parent, suffisamment de temps est accordé à l’enfant dans la famille.
    o La place de l’enfant dans la tribu : les papas accordent-ils un moment pour parler de la souffrance de nos enfants ? Il se trouve que certaines organisations dans la tribu donnent une place au jeune et à l’enfant. Mais on se pose la question de savoir si cette place existe vraiment. Par exemple, l’école du dimanche existe, mais l’enfant investit-il vraiment cet espace ?
    o La place de l’enfant dans la société : accorde-t-on bien une place à l’enfant dans la famille, l’école, la tribu, et, en général, dans le pays ? Au niveau de la religion, on n’entend peut-être pas assez l’enfant. Au niveau de la coutume, peut-être encore moins. Les papas se demandent si c’est la différence d’âge qui fait que l’enfant ne parle pas assez. Il y a des référents coutumiers dans les cérémonies coutumières, et dans ces moments-là, l’enfant et le jeune se retrouvent soit dans les cuisines, soit un peu à côté, et il ne peut pas prendre la parole.
    Questionnements des papas et pépés : Comment vit l’enfant dans sa famille ?
    * Communication, écoute :
    Pour ramener le débat dans sa tribu, il faudrait sans doute que chacun s’exprime sur sa façon de vivre avec son propre enfant. Est-ce qu’il aborde vraiment les problèmes concernant son adolescent ? Est-ce que le temps de partage autour de la table de la cuisine et autour du feu se pratique toujours ? Est-ce qu’on ne serait pas plutôt pris à droite et à gauche, ce qui ferait qu’on n’accorderait pas de temps pour cet enfant-là ? Par exemple, il arrive qu’un jeune pose une question à ses parents, mais comme ceux-ci sont trop occupés par le travail à eika ou ailleurs, ils lui répondent
    à la hâte, et pas comme le voudrait l’enfant. Le problème c’est que cet enfant reste avec cette réponse donnée. Le temps d’écoute est peut-être écourté et l’enfant n’a pas entendu ce qu’il voulait entendre de son papa. Alors il construit son image dans sa tête.
    Pourquoi cette communication est rompue : est-ce que c’est les enfants qui n’écoutent plus ? ou bien est-ce que ce sont les papas qui n’arrivent plus à transmettre et à s’adapter aux jeunes ?
    * L’évolution des formes de l’habitat :
    Avant, on vivait dans la case, où il n’y a qu’un seul espace où tout le monde dort. Maintenant, dans les villas, l’enfant a sa chambre et ne dort plus avec ses parents. Il y fait donc un peu ce qu’il veut. Un papa a par exemple rapporté en plaisantant qu’il ne savait pas ce qu’était la tablette d’une enfant de 8 ans, soulignant ainsi le grand décalage entre cette tablette et le niveau de connaissance des papas concernant le high-tech. Cette enfant va alors vivre avec sa tablette dans sa chambre et communiquer avec elle-même. Le fait que l’enfant soit pris dans cette tablette ne serait-il pas un élément perturbant pour l’enfant ?
    Un papa a fait remarquer que la plupart des enfants à Lifou sont sur facebook et ils y écrivent leurs difficultés. Mais il n’y a pas de parents pour encadrer ça et pour apporter une réponse. Cet espace de liberté est à la fois salutaire pour les jeunes, et en même temps dangereux car personne ne le contrôle. Peu de parents et d’éducateurs vont voir ce que leurs enfants écrivent sur la page facebook. Une maman a souligné qu’il fallait que les enfants gardent cet espace de communication pour eux.
    Un papa a proposé de mettre en place internet à la maison commune pour que les jeunes expliquent facebook à leurs parents.
    Après les événements, les papas se sont partagés la province, ont fait leur politique et ont laissé tomber les jeunes. Il n’y a plus personne pour s’occuper des jeunes. Parfois on leur distribue des instruments de musique, maintenant des ordinateurs, mais on ne forme pas des jeunes à animer tout ça. Il n’y a pas suffisamment de psychologues et d’assistantes sociales pour gérer les difficultés. D’autant plus qu’il est difficile pour une assistante sociale d’entrer dans les tribus.
    * Les rythmes de vie :
    o Rythme de vie scolaire : l’enfant prend le bus à 6 heures du matin, va à l’école et quand il revient à 17 heures, il est fatigué, maman cuisine, papa revient peut-être du kava, et on n’a alors plus le temps de discuter. Est-ce que l’école ne prendrait pas trop de temps à nos propres enfants ?
    o Enfant-parent : L’enfant a-t-il le temps de discuter avec ses parents comme autrefois ? Maintenant, entre l’école et les organisations religieuses et coutumières des parents, on n’a plus le temps, et l’enfant ne trouve pas sa place. Quand l’enfant pose une question, le parent donne une réponse furtive car il est préoccupé par l’organisation de ce qui se passe en dehors de la maison.
    Les parents n’ont plus de temps à accorder à leurs enfants, pour diverses raisons : maman est au bingo, papa est au nakamal. On passe peut-être trop de temps dans les mariages, au détriment du temps à consacrer aux enfants.
    De plus, les jeunes sont les bras de tous les vieux : on leur demande de faire le travail pour tout ce qui est religieux et coutumier. Dans ces organisations, le jeune n’a alors peut-être pas le temps de se reposer et de partager ses difficultés avec les adultes. Comme il ne peut pas s’exprimer dans ces moments, il reste dans son coin, à la cuisine.
    * Niveau scolaire :
    Il y a un grand décalage avec les parents. Sur le plan scolaire, les enfants ont un niveau plus élevé que les parents, ce qui fait qu’ils ont souvent réponse à tout. Alors, même quand le papa essaie de donner des réponses ou de s’imposer, l’enfant se cache derrière son intelligence scolaire pour dire à son père qu’il fait partie de la vieille génération. Les papas se sentent alors déphasés quant aux réponses qu’ils pourraient apporter : ces réponses sont celles que leurs propres parents leur ont données dans le temps, et qu’ils ont acceptées, mais que le décalage rend inaudible.
    Un papa a proposé que dans les familles, les tabous soient levés : quand un enfant ne va pas bien et qu’on constate qu’il ne parle pas, il faut oser aborder tous les problèmes d’adolescence ou la sexualité. Ce n’est pas facile, mais il faut peut-être avoir le courage d’aborder ces questions, en laissant de côté les questions de moralité. Ce n’est pas forcément à l’école d’aborder les questions de sexualité, et il est peut-être préférable de les aborder à la maison.
    * Addictions : alcool, kava, cannabis----signe précurseur
    Ces problèmes-là, y compris le suicide, sont des problèmes qui viennent de l’autre côté, et qui, s’ils arrivent ici à drehu, c’est que nous l’avons choisi. C’est peut-être à nous de nous décider si l’on mange ça ou pas ?
    Pour conclure, une jeune a dit qu’en dépit de tout ça, l’important est que l’amour reprenne entre l’enfant et ses parents, parce que c’est ce que demande l’enfant : que son papa et sa maman l’aiment.
    Autres points soulevés par des papas :
    * Il faut rappeler que le paradis est ouvert aux suicidés : car il faut déculpabiliser la question du suicide.
    * Il faut faire attention à comment on parle à nos enfants. Certaines insultes peuvent faire très mal. Il ne faut pas utiliser des insultes entre nous, se traiter de puaka par exemple. Comment donner confiance à nos enfants si, sur le coup de l’énervement, nous parlons comme ça ?
    * Un papa pense qu’il faudrait laisser moins nos enfants aux grands-parents parce qu’ils écoutent ce que les grands-parents disent. C’est d’abord aux parents d’éduquer les enfants.
    Ateliers QATR FÖ
    Les qatr fö de cet atelier étaient proches des dernières personnes qui se sont suicidées à Lifou.
    * Lien avec l’environnement familial : la personne suicidée s’inscrit dans un lien social très fort et élargi, la famille, le clan et même au-delà.
    * Essayer de comprendre le geste du suicide et comment le prévenir. Ces jeunes ne révélaient pas de signes de mal-être apparents. Comment comprendre pour pallier au suicide ?
    * Rôle des parents pour éviter d’en arriver aux actes : Certaines mamans se sont demandé si, dans l’éducation et l’apprentissage de tous les jours, elles n’étaient pas en train de passer à côté de l’essentiel ?
    * On constate que beaucoup de jeunes ne travaillent pas. Quelles solutions pour faire face aux problématiques de la jeunesse ?
    * Une grand-mère a noté que l’Antenne Médico Psychologique était la seule structure existante actuellement, et qu’elle était essentielle dans la prévention du mal-être et du suicide.
    * On constate aussi que les jeunes se confient plus à leurs amis de la même génération qu’à leurs parents. Ce sont les amis qui font le lien avec les parents. Malheureusement les parents se retrouvent souvent démunis : que dire ? que faire ? Une grand-mère dit qu’elle a pu aider sa fille, car elle a eu le chance de croiser le chemin d’une personne de l’AMP.
    o Circulation de la parole.
    o Le ressenti est primordial : il faut poser des questions, car la parole est essentielle. On est une communauté orale, la parole devrait circuler facilement.
    * Par rapport à l’AMP, la cellule d’écoute n’est malheureusement pas assez connue de la population.
    o Il faut privilégier la première écoute, qui est essentielle.
    * Nécessité d’avoir des personnes de confiance avec qui les mamans peuvent discuter sans que tout le monde le sache. Ce n’est pas facile de trouver une personne de confiance à qui l’on puisse se confier et qui reste là.
    * Quels sont les signes précurseurs ?
    o La souffrance est vécue différemment selon les personnes.
    o L’ensemble du groupe peut entendre.
    o L’importance de l’écoute.
    o Le groupe n’exclut pas la solitude.
    o Le suicide provoque aussi de la souffrance. 

    o Plusieurs causes du suicide.
    o La dévalorisation de l’autre (par ex. le système scolaire par le biais des bulletins, ou la honte infligée à un enfant, contribuent au mal-être de l’enfant).
    Autres points :
    * Les personnes ressources (rôle de régulateur dans la communauté) qui existaient autrefois au sein de l’environnement familial et social ont disparu. Avant, l’enfant n’appartenait pas qu’au papa et à la maman. Il appartenait à la famille, au clan, et à la tribu. Où qu’il soit, la tribu avait un regard sur lui et s’il faisait une bêtise, une tantine pouvait le réprimander. Aujourd’hui, personne ne réagit s’il fait une bêtise, et au lieu de le reprendre et de l’engueuler, on va dire des mauvaises choses (ragots) sur le jeunes qui vont le déstabiliser et le dégrader.
    * Un papa a rappelé le rôle de la fête de l’igname, ce n’est pas que pour partager l’igname, faire la fête, et boire. C’est aussi le moment pour faire le point des familles : ils partagent l’igname, qui est un fruit de la terre, mais en même temps ils parlent des projets de la famille. Le lendemain, la famille ou le chef de famille amène son igname vers le chef de clan, et il fait un compte-rendu de sa famille à son chef de clan. C’est aussi à ce moment-là que l’on va parler des problèmes que rencontrent les enfants de notre famille. Quand une personne évoque plusieurs fois son envie de se suicider, il faut qu’à un moment la famille et
    le clan se rassemblent pour trouver une solution au problème. Il faut alors se demander pourquoi il veut se suicider : peut-être qu’il n’a pas de travail, peut-être qu’il a un problème avec sa copine. Aujourd’hui, c’est à nous de retravailler cette structure qu’est la fête de l’igname.
    * Avant, quand on astiquait un enfant c’était pour éviter qu’il fasse une bêtise qui allait faire s’opposer deux clans et risquer de se terminer par un suicide ou par la prison. Le clan qui a fait la bêtise va demander pardon au clan à qui il a fait du tort. Notre mode de vie ici fonctionne, il suffit de bien le mettre à sa place.
    * L’inscription des jeunes entre deux mondes questionne les mamans, qui se demandent comment elles peuvent éduquer au mieux leurs enfants. Maintenant, on ne peut plus porter la main sur l’enfant, car il risque de porter plainte contre ses parents.
    * Une situation d’adoption a été abordée : une grand-mère a parlé d’une personne adoptée au sein d’une autre famille, mais qui était plus en souffrance dans cette famille et n’arrivait pas à y trouver sa place. Elle en voulait alors à ses parents biologiques et adoptifs. => souffrance 

    provoquée par les manques de repères et d’amour. Le sentiment d’être aimé à sa place est primordial. Un accompagnement de l’enfant dans sa nouvelle famille est nécessaire.

    mardi 16 décembre 2014

    Chute du gouvernement Calédonien : L 'uni, et CE ont annoncé qu' ils voteraient pour ces textes

    Urgent Les membres Calédonie Ensemble du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ont officiellement déposé leur lettre de démission.

    Cela commençait plutôt bien par un discours de Cynthia Ligeard Présidente du gouvernement, qui appelait à la responsabilité de tous. Mais patatras au moment des explications de votes et après des abstentions lors du premiers texte , Grégoire Bernut a annoncé que le FPU ne voterait pas les textes

    Crise et gâchis politicien au Congrès
    Intervention de Grégoire Bernut : le FPU votera contre tous les textes (CAIS - IRVM - CCS)

     L 'uni, et CE ont annoncé qu' ils voteraient pour ces textes

    le FLNKS par la voix se Jacques Lalie a dit vouloir s´abstenir car ces textes  "ne vont pas assez loin" , nous appelons à l 'abstention
    Gaël Yanno et Philippe  Blaise ont voté "pour" ce qui a donné la majorité et l'adoption des premiers textes.

    28 voix pour
    8 voix contre
    18 abstentions


    Raisons : Le Rassemblement-UMP, FPU et L'Entente provinciale nord se sont opposés au Congrès en votant contre:
    - Des impôts nouveaux qui vont rendre la vie encore plus chère.
    - Un matraquage fiscal notamment pour les petits salaires et les petites entreprises.
    - Une déstabilisation des institutions avec un nouvel ultimatum de Calédonie Ensemble.
    Calédonie Ensemble avait annoncé qu'ils démissionneraient du Gouvernement si les textes n'étaient pas votés par le FPU ... vont ils prendre la responsabilité d'une nouvelle crise du Gouvernement ? En ces temps difficiles comment vont prendre cette nouvelle crise institutionnelle les PME déjà fortemement touchés ? mal sans aucun doute.

    Démission de CE et explosion du Gouvernement 



    Depuis le refus du FPU de voter la loi de pays de réforme fiscale, le gouvernement Ligeard et le Contrat de Gouvernance Solidaire étaient en sursis. Ce mardi, les membres Calédonie Ensemble du gouvernement ont officiellement démissionné. Un nouveau gouvernement devra être formé... le 31 décembre.

    Chose promise, chose due, Calédonie Ensemble a bien démissionné, ce mardi matin, du gouvernement Ligeard entraînant du même coup sa chute. Un courrier a été déposé, en ce sens, sur le bureau du président du Congrès, de la présidente du gouvernement et du Haut-Commissaire.  Cette démission est la conséquence du refus du FPU (Front Pour l'Unité) de voter la loi de pays de réforme fiscale, alors que les finances de la Nouvelle-Calédonie, pour 2015, ont atteint un stade critique. Elle signe aussi la fin du pacte politique - le Contrat de Gouvernance Solidaire - qui liait, depuis juin dernier, les 3 principales formations loyalistes (anti-indépendantistes).   

    Un nouveau gouvernement... pour la Saint Sylvestre!

    Comme le veut la loi organique , un nouveau gouvernement sera élu dans les 15 jours, soit... le 31 décembre. Mais, avant cela, les élus du congrès se réuniront une première fois pour décider du nombre de membres qui siégeront au gouvernement ( entre 5 et 11). Ils fixeront ensuite la date de fin de dépôt des listes des candidats au gouvernement au plus tard cinq jours avant l’élection du gouvernement, autrement dit avant le 26 décembre.
    Le pari affiché de Calédonie Ensemble est, d'ici là, de former une majorité composée de formations non-indépendantistes et prendre ainsi la tête du gouvernement. Lors d'une conférence de presse, ce mardi matin, le parti de Phillipe Gomès a appelé le FPU au "sens des responsabilités afin d’empêcher les indépendantistes de prendre la tête de la première institution du pays.