PARTI TRAVAILLISTE
KANAKY
jeudi 28 mars 2019
mardi 5 mars 2019
Communiqué des Femmes de l'USTKE et du Parti Travailliste
COMMUNIQUE
Dans
le cadre de la Journée Mondiale des Droits de la Femme décrétée par les Nations
Unies, la Commission des Femmes de l’USTKE et la Condition Féminine du Parti
Travailliste organisent leur journée, ce vendredi 8 mars 2019 à partir de 8h00
(avec petit déjeuner servi à partir de 7H00) à la Vallée du Tir (Bâtiment
central de l’USTKE), en Pays Djubea-Kapone.
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Parti Travailliste Kanaky
mardi 5 février 2019
L'Union fait la force
Déclaration du Comité Confédéral National : ensemble pour gagner, le 5 février 2019 grève nationale de 24h

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Parti Travailliste Kanaky
vendredi 11 janvier 2019
Réponse à la lettre ouverte de Florenda NIRIKANI
Je dînais chez des amis caldoches le
soir où tu as publié ta lettre ouverte. J’avais été informé par des textos de
camarades du Parti Travailliste qui en avaient pris connaissance sur facebook
et en étaient révoltés. J’ai indiqué que j’allais en prendre connaissance après
mon dîner et je verrais s’il y avait matière à répondre. Après réflexion, je me
suis dit que l’urgence ne s’imposait pas et vu la proximité des festivités de
fin d’année, cela pouvait attendre après.
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Parti Travailliste Kanaky
vendredi 28 décembre 2018
Thomas Sankara fut assassiné lors d’un coup d’État organisé par celui qui était considéré comme son frère, Blaise Compaoré
Thomas
Sankara (1949-1987) reste une figure adulée en Afrique. Un leader du
panafricanisme, mais surtout un homme d’Etat charismatique et doué d’une
intégrité à toute épreuve. Son engagement marxiste était-il pour autant
une raison de le renverser et de l’assassiner ?
J’avoue
ma profonde sympathie pour cet homme et m’intéresse à son histoire. Je
lis et relis Thomas Sankara parle, une compilation de ses discours et
entretiens, réalisés durant son mandat de président du Burkina Faso
(ancienne Haute-Volta), “le pays des Hommes Intègres” dont il était
justement le meilleur représentant. [1]
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Parti Travailliste Kanaky
jeudi 20 décembre 2018
Communiqué de la CGT : La France la révolte des "gilets jaunes"
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Parti Travailliste Kanaky
Décolonisation Le référendum calédonien acte-t-il un renouveau indépendantiste mondial ?
Profitant
de la rencontre d’une délégation du FLNKS à Matignon, le FLNKS a convié
des mouvements indépendantistes de Guadeloupe, Martinique et Guyane à
une rencontre pour relancer « une dynamique de lutte entre militants des
dernières colonies françaises ».
Vendredi
dernier, le premier ministre Edouard Philippe réunissait le Comité des
signataires de l'accord de Nouméa afin d’acter la date des prochaines
élections provinciales sur le Caillou (le 12 mai 2019) et la suite de
l’application de l’accord de Nouméa. Entre « front loyaliste » (réunion
des Républicains calédoniens et le Rassemblement-LR) et
indépendantistes, dont les quatre composantes se présenteront unies au
scrutin prochain, « il y a des interprétations différentes sur la
lecture de la fin de l'accord », a euphémisé la ministre des Outre-mer
Annick Girardin. Les premiers réclament la réouverture du corps
électoral provincial, restreint aux personnes présentes sur le Caillou
depuis au moins novembre 1998. Ils estiment que le processus est allé au
bout : «Les deuxième et troisième référendums n'ont plus lieu d'être »,
a lâché Thierry Santa, du Rassemblement LR. Mais forts d’une
progression certaine lors du référendum du 4 novembre (43,3% pour le oui
à l’indépendance, quand les sondages leur promettaient 35% dans le
meilleur des cas), les indépendantistes du Front de libération nationale
kanak et socialiste (FLNKS) veulent aller au bout du processus qui
prévoit deux nouveaux référendums. Car au bout, ils entrevoient la
possibilité d’une « souveraineté pleine et entière ».
C’est cette perspective qui outre les Kanak, donne matière à
mobilisation des indépendantistes des anciennes colonies françaises.
Lundi, le leader du FLNKS Roch Wamytan avait convié plusieurs
représentants indépendantistes de Guyane, Martinique et Guadeloupe afin
de réactiver une « nécessaire dynamique de lutte entre militants des
dernières colonies françaises ». Le référendum a donné « un nouveau
souffle aux mouvements de décolonisation », expliquait Roch Wamytan. En
Kanaky-Nouvelle-Calédonie, « l’Etat avait capitalisé sur l’extinction du
mouvement kanak, ils ont perdu ». Et c’est dans l’ensemble des
possessions françaises que se lève « l’espoir que la porte de la liberté
s’ouvre », lance le leader calédonien.
« Combler un non-sens historique »
Le résultat du travail politique kanak a ravivé « une fierté, une
envie d’être plus combatifs », estime Luc Reinette, représentant du Fos
pou Konstwui Nasion Gwadloup (Force pour reconstruire la Guadeloupe).
C’est « un exemple », approuvait Germain Beautin, de l’Union pour la
liberté en Guadeloupe, évoquant notamment le travail de fourmi des Kanak
pour « peser sur la constitution des listes électorales ». Serge
Glaude, du Collectif des patriotes guadeloupéens, espère, pour la
Guadeloupe comme pour les autres territoires, une réinscription sur la
liste des territoires non autonomes des Nations unies. La
Nouvelle-Calédonie, inscrite en 1946 comme Saint-Pierre-et-Miquelon, La
Réunion, la Martinique, la Guyane française, en a été retirée « d’un
trait de plume » en 1947 comme les autres territoires, lâche le vieux
militant. Mais seul le Caillou a été réinscrit en 1986, ce qui a
indéniablement pesé dans le processus en cours. « La France doit
accepter que nous soyons réinscrits sur cette liste des pays à
décoloniser ! », pour selon lui « combler un non-sens historique ».
Puisqu’elle est reconnue pour l’un d’entre eux par l’Organisation des
Nations unies, cette demande devrait fédérer tous les indépendantistes
des anciennes colonies françaises, estime Garcin Malsa, du Mouvement des
démocrates et écologistes pour une Martinique souveraine (Modemas),
pour qui « développer nos liens est un impératif absolu pour obliger
l’Etat » à reconnaître cette revendication comme « légitime ». « Quelle
que soit la dénomination qu’on nous donne, département, collectivité,
territoire, nous vivons la même colonisation, les mêmes méthodes, le
même mépris, relance Serge Glaude. Pour être entendus nous devons
globaliser notre lutte de décolonisation. »
Les participants, qui reprenaient langue après une longue période
(ils ne s’étaient pas rencontrés officiellement depuis le début des
années 2000), ont prévu d’établir « une plateforme commune face au même
colonisateur français ». Pourraient y figurer la définition d’un
processus de décolonisation passant par référendum comme en
Nouvelle-Calédonie, la question des réparations liées à l’esclavage, aux
différentes formes d’exploitation (des hommes, du sol, du milieu
maritime…), d’éventuelles évolutions institutionnelles, même si « cela
nous laisse peu d’espoir », au vu des expériences d’autonomie dans
lesquelles « le colonisateur garde la main », lâchent les militants…
«Tout recommence aujourd’hui», s’enthousiasmait Luc Reinette, en actant
un prochain rendez-vous une fois travaillée « l’unification de nos
forces au(x) pays ».
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Parti Travailliste Kanaky
mardi 11 décembre 2018
Historique de la création des organes d'information du Peuple Kanak
Bonjour à tous.
Suite
à la déprogrammation de l’émission « Nation de Demain » qui devait
accueillir le Président du parti Travailliste, le communiqué du PT qui
s’en était suivi avait mentionné une réaction plus personnelle de ma
part sous forme de rappel de la genèse du projet organes d’information
du Peuple Kanak que le FLNKS nouvellement créé souhaitait mettre en
place dès 1984, année de sa fondation. Ceci afin de mettre en évidence
le rôle qu’avait joué l’USTKE dans le cadre de ses relations régionales
et internationales.
22,
23 et 24 Septembre 1984 : Création du FRONT de LIBÉRATION NATIONALE
KANAK et SOCIALISTE – FLNKS à l’Océanic à Ducos composé autour d’une
charte, des groupes de pressions suivants :
- Partis politiques :
- UNION CALÉDONIENNE - UC
- FRONT UNI de LIBÉRATION KANAK - FULK
- UNION PROGRESSISTE MÉLANESIEN - UPM
- PARTI SOCIALISTE KANAK – PSK
- Syndicat :
- UNION des SYNDICATS des TRAVAILLEURS KANAK et des EXPLOITÉS – USTKE
- Groupe des femmes :
- GROUPE des FEMMES KANAK EN LUTTE – GFKEL
- Comité de revendications de terres :
- COMITÉ de REVENDICATIONS de TERRES de la CÖTE OUEST
Toutes
les structures étaient devenues des groupes de pression avec 2
représentants chacun au Bureau Politique, cela pour être sur un même
pied d’égalité. C’était l’un des changements majeurs comparé au Front
Indépendantiste – FI (de 1979/1984) composé seulement de partis
politiques et le PALIKA qui était hors du FI.
Dans les partis politiques, le PALIKA qui était contre la création du FLNKS et s’était positionné en observateur ne rejoindra le mouvement que le 1er
Décembre 1984 lors de la mise en place du Gouvernement Provisoire de
Kanaky et la levée du drapeau à la Conception chez Mr Nicolas PIDJOT.
C’est par son représentant Elie POIGOUNE que le PALIKA fera sa
déclaration d’intégration au FLNKS. Entretemps, la mobilisation contre
la mise en place du Statut Lemoine qui avait été lancée avec le bris de
l’urne par la hache d’Eloi MACHORO avait gagné du terrain avec des
barrages dans différents endroits du pays et nos premiers morts du côté
de Ouegoa.
Le
GFKEL de Suzanne OUNEÏ et le Comité de Revendications de Terres de la
Côte Ouest seront intégrés immédiatement au sein du mouvement. L’USTKE
également mais la confirmation devait être faite lors de son Congrès qui
s’est tenu 3 semaines plus tard à la cantine des dockers.
L’organisation du FLNKS était la suivante :
- La direction et la représentation : Gouvernement Provisoire de KANAKY composé du Président et de Ministres
- L’animation et la coordination : Bureau Politique composé de deux représentants par groupe de pressions
- Les structures à la base : Les Comités de luttes composés de tous les groupes de pressions dans chaque commune, chaque tribu, chaque quartier etc…
Au
mois d’Octobre 1984 s’est tenue à Fiji la Conférence des Syndicats du
Pacifique à l’Hôtel GATEWAY à proximité de l’Aéroport de Nadi. L’USTKE
membre du Forum des Syndicats du Pacifique depuis la conférence de
Septembre 1982 à Nouméa, a présenté à cette conférence de Nadi, une
résolution de reconnaissance du FLNKS comme seul représentant politique
du Peuple Kanak. La stratégie mise en œuvre pour faire voter cette
résolution fût un travail de lobbying auprès des syndicats des petites
îles du pacifique et lorsque la majorité fût acquise, l’USOENC autre
syndicat représentant le pays ainsi que les syndicats des grands pays
Japon - SOHYO, Australie - ACTU et Nouvelle-Zélande - NZFOL furent
informés et acceptèrent alors de soutenir cette résolution qui sera
votée à l’unanimité de la conférence. Les représentants de l’USTKE
étaient Claude WEMA mon premier adjoint et moi-même.
Ce vote fût une avancée majeure pour les raisons suivantes :
- Première reconnaissance officielle internationale du FLNKS : Tonton Yann Celene UREGEI Secrétaire Général du FULK en partance pour l’ONU fera escale à Nadi où nous lui remettrons cette résolution de reconnaissance du FLNKS pour le travail de lobbying auprès des pays pour le soutien à la cause kanak et la réinscription sur la liste des pays à décoloniser de l’ONU, ce qui interviendra 2 ans plus tard.
- Reconnaissance en conférence : déclinaison et soutien de tous les syndicats membres.
Le Comité Directeur suivant cette conférence se tiendra le samedi 9 Février 1985 à Port-Vila à la même date que le 2ème
Congrès du FLNKS qui se tenait à Nakéty Canala. La délégation de
l’USTKE composée de François-Élocie André (aujourd’hui décédé) et
moi-même partira du Congrès de Nakety et nous étions accompagné de Mr
YEIWENE Yéyé Secrétaire Général Adjoint de l’UC et Jean-Marc PAMBRUN SG
du syndicat AU PUPU MAOHI de Tahiti qui avait transité par le Congrès de
Kanaky avant le CD de Pt-Vila. Tous deux sont également décédés.
Ce
Comité Directeur des syndicats du Pacifique décidera, conformément à la
résolution de la conférence de Nadi, de demander à tous ses syndicats
membres de soutenir le FLNKS dans le cadre de sa lutte de libération
nationale, par des aides en particulier financier, à se doter de moyens
d’information et de communication tels que journaux, radio etc… C’est
ainsi que débuta le soutien financier des syndicats du Pacifique et si
ma mémoire est bonne, c’est la Fédération Nationale des Syndicats de
l’Enseignement Australiens qui la première fera un don de 10.000 AUD$.
La grande sœur Jacqueline DETEIX représentant le SELEC (Syndicat des
Enseignants Laïques de l’Enseignement Catholique) assistera à différents
congrès de cette fédération.
Ce
soutien financier des syndicats du Pacifique dont le point de départ
aura été la résolution de reconnaissance du FLNKS par la conférence de
Nadi – Fiji d’Octobre 1984, sera très important puisqu’il permettra
aussi le financement du bureau du FLNKS à Sydney dont le représentant
accrédité par le FLNKS était le frangin Jacques Boengkhi Sarimin.
Les
premiers organes d’information du FLNKS seront donc Radio Djiido et le
journal Bwenando. Pour le lancement de Bwenando, Jean-Marie TJIBAOU
Président du Gouvernement Provisoire de Kanaky demandera à Hnalaïne
UREGEI de l’USTKE alors représentant du FLNKS en France, de revenir et
d’en être le premier rédacteur. S’agissant de la radio, l’un des
soutiens actifs aura été pendant des années le responsable de l’USTKE
Pierre CHAUVAT, PNC sur UTA/AIR France/AIRCALIN, qui ramènera au retour
de ses vols, les premiers CD en vogue ou du matériel nécessaire à la
bonne marche de la radio.
Je
profite pour saluer et remercier tous les camarades de l’USTKE, avec
une pensée particulière pour celles et ceux qui nous ont quitté, qui ont
fait en sorte que ces organes d’information puissent voir le jour et
les ont soutenu du mieux qu’ils pouvaient.
J’ai
souhaité témoigner de cette part d’histoire parce-que certains qui
étaient contre la création du FLNKS ou qui n’y étaient même pas engagé,
ont manqué de respect en prenant la responsabilité de déprogrammer
l’émission dans laquelle j’avais été invité. Surtout qu’à aucun moment
de l’histoire de Djiido, jamais aucun responsable pro-colonialiste n’a
connu une telle situation. Bien au contraire, tous ces pro-colonialistes
ont antenne ouverte en permanence sur Radio Djiido.
En mémoire des frères et sœurs de lutte sincères,
Combattants de la Liberté pour Kanaky,
UREGEI Louis Kotra
Président du Collège Honoraire de l’USTKE
Président-Fondateur du STKE
Président du Parti Travailliste
Membre Fondateur du FLNKS
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Parti Travailliste Kanaky
dimanche 9 décembre 2018
lundi 19 novembre 2018
Le Parti travailliste appelle à l'unité des indépendantistes
Trois
jours de congrès à Maré, pour le Parti travailliste. Le mouvement de
Louis Kotra Uregei a analysé le référendum et dressé un bilan sévère des
trente ans d'accords. En vue des prochaines échéances électorales, il
appelle les indépendantistes à se mettre autour d'une même table.

© NC la 1ere / Brigitte Whaap Ce neuvième congrès se tenait à la tribu de Roh, dans le Nord de Maré.
Le référendum, il en a été question vendredi, au premier jour de ce
congrès tenu dans le Nord de Maré. Les structures du parti faisaient
leur bilan. A cette occasion, chacun a pu s'exprimer sur son ressenti
après le 4 novembre, marqué par 80% de votants et un «oui» à 43%.
D'abord de nouveau appeler à la stratégie unitaire, absolument nécessaire.
Le reportage de Brigitte Whaap et Carawiane Carawiane.
Non-participation, ou presque
Les militants semblent avoir suivi le mot d'ordre de non-participation. Certains se sont tout de même rendus aux urnes. Mais selon un cadre, ce constat ne fait que démontrer la solidité et le pluralisme des structures du parti. Et si le président, Louis Kotra Uregei, trouve une chose positive à ce référendum, c'est la forte mobilisation des électeurs.
© NC la 1ere / Brigitte Whaap
Provinciales et prochain référendum
Samedi, les quelque 200 militants présents ont travaillé en atelier sur différents thèmes: la situation et l'analyse politique post référendum, l'état des lieux de la jeunesse en particulier kanak. Un groupe a planché sur le projet de constitution de Kanaky. Un autre, sur les enjeux politiques, notamment les provinciales de mai 2019 et le deuxième référendum en 2020.D'abord de nouveau appeler à la stratégie unitaire, absolument nécessaire.
Discuter
Avant toute chose, Louis Kotra Uregei appelle les autres formations indépendantistes à s'asseoir autour d'une même table avec le Parti travailliste. Pour discuter et élaborer une stratégie commune. C'est ce qu'il met en avant dans la feuille de route issue du congrès: «D'abord de nouveau appeler à la stratégie unitaire, absolument nécessaire.» Le reportage de Brigitte Whaap et Carawiane Carawiane.
Viser la majorité au Congrès
«Ensuite, sur les échéances électorales, déroule-t-il, il faut privilégier ce qui va nous permettre d'être majoritaires au Congrès, et bien sûr au gouvernement. Et l'année prochaine, si le mouvement indépendantiste est majoritaire au Congrès, on exercera le pouvoir comme dans un pays indépendant.»L'année prochaine, si le mouvement indépendantiste est majoritaire au Congrès, on exercera le pouvoir comme dans un pays indépendant.
«Marginalisation et recul du peuple kanak»
Quant au bilan de ces trois dernières décennies, y compris jusqu'à aujourd'hui, il a été «assez clair», relate le président du PT: «période de marginalisation et de recul du peuple kanak. Pour nous, restent des exigences fortes, notamment sur les velléités de remise en cause du gel du corps électoral, de remettre en cause la clé de répartition, d'annulation des prochains référendums...» Sur ces sujets, le Parti travailliste a en commun avec le FLNKS d'être «absolument contre. On s'oppose à toutes ces remises en cause.»Gel du corps électoral, clé de répartition, prochains référendums: «On s'oppose à toutes les remises en cause.»
«Référendum d'autodétermination bidon»
Par ailleurs, le Parti travailliste «réitère l'exigence de l'inscription automatique de tous les Kanak sur toutes les listes électorales. Parce qu'on a constaté sur ce référendum que nombre de Kanak n'avaient pas pu voter. C'était bien la preuve que c'était un référendum d'autodétermination bidon.»Ecoutez Louis Kotra Uregei, joint dimanche midi par Coralie Cochin.A retrouver au JT de 19h30.
source
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Parti Travailliste Kanaky
samedi 17 novembre 2018
ENCORE un bateau de Mr Louis Kotra UREGEI , incendié.
Un incendie s’est déclaré cette nuit sur le «Grete Theresa»,
bateau de Louis Kotra Uregei actuellement amarré à Nouméa, au quai
Jules-Ferry (et ici photographié l'an dernier par John Wilson). Les
pompiers sont longuement intervenus pour maîtriser le feu. Selon la
police, son origine n’est pas encore connue. Une enquête a été ouverte.
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Parti Travailliste Kanaky
Soutien au Peuple Palestinien - 9ème Congrès du Parti Travailliste à Rôh, Nengone, le 17/ 11/2018
Publié par
Parti Travailliste Kanaky
DISCOURS D’OUVERTURE PDT 9ème CONGRÈS PT 16/17/18 NOVEMBRE 2018 RÔ NENGONE
Bozu ne waiam
pene nengone
Salutations fraternelles, militantes et
chaleureuses avec humilité et respect :
·
A la Grande Chefferie de Guahma et au
GC.
·
Aux Grands chefs et petits Chefs de
Nengoné
·
A tous les clans de Nengoné
·
A toutes les vieilles et les vieux,
les femmes et les hommes
·
Les jeunes de Nengoné et de Kanaky
·
A vous les responsables et les
militants du PT
Nous voici réunis à l’occasion de notre 9ème
Congrès ici à Nengone à la tribu de Rô, District de Guahma de la Grande
Chefferie HNAISSILINENGO.
Ce 9ème Congrès arrive dans un contexte
particulier, vers la fin de la période de l’ADN et après une consultation
référendaire qui a focalisé l’attention de tout le pays.
Cette période de l’ADN aura été l’une des plus
néfastes au plan politique pour le PK dont la représentation institutionnelle
et en particulier par ceux estampillés « Signataire de l’ADN »,
n’aura eu de cesse de brader ses intérêts notamment par :
·
Le silence sur les flux migratoires
·
Le silence sur la discrimination
anti-kanak générale
·
Le silence sur l’absence de
citoyenneté réelle
·
Le silence sur les transferts de
compétence bidons
·
La complicité avec Calédonie Ensemble
dans pratiquement tous les domaines dont le bénéfice politique sera quasi
exclusivement acquis à CE laissant de menus prébendes au FLNKS.
Je vais tâcher d’en partager l’analyse avec vous.
1)
Sur
la consultation du 4 novembre
Durant plusieurs
jours après la proclamation des résultats du référendum du 04 Novembre 2018,
entendu et vu les nombreux commentaires négatifs voire insultants vis à vis du
Parti Travailliste et de ma personne, il est temps aujourd’hui d’y consacrer la
réponse du parti à l’ouverture de notre 9ème Congrès..
J’ai remarqué que ces
marques d’hostilité s’étaient déclenchés après les post d’un anonyme au pseudo
de « Knky Knky » d’abord en disant « Merci au parti travailliste
de nous avoir abandonné » et le second « N’aurait-on pas payé à coups
de millions KOTRA L.K.U. pour empêcher la victoire du oui ?..... ».
Sur ce pseudo Knky
Knky qui a ciblé ses 2 posts sur le PT et moi-même déclenchant une cascade de
réactions, notre analyse nous donne à penser que la manipulation de l’État
colonial à travers ses officines directes ou indirectes a vite fonctionné et
porté ses fruits compte tenu des réactions.
Ces professionnels de
la manipulation qui se sont déjà à maintes reprises distingués dans tous les
continents selon les besoins de la mère patrie, ont bien étudié la psychologie
kanak et ont compris comment déchaîner des réactions hystériques pouvant
entraîner des dommages importants tant physiques que politiques.
L’abandon
au plan politique : ainsi donc le PT aurait
abandonné les autres ? En dehors du fait que le PT n’a jamais abandonné
qui que ce soit dans la lutte, mais qui aurait été abandonné ?
Le PT a été le seul
parti, suivi par l’USTKE à avoir convoqué un congrès extraordinaire, interrogé
ses militants dans un questionnaire et voté démocratiquement une position de
non-participation compte tenu des conditions d’organisation de ce référendum
soi-disant d’autodétermination.
Les
millions que j’aurais perçu pour faire échouer le oui :
Nombre de nos frères et sœurs kanak se sont engouffrés dans cette manipulation
grossière mais ô combien efficace, les réactions l’ont montré. La facilité avec
laquelle les kanak sont tombés dans ce genre de piège doit interpeller
l’ensemble des responsables indépendantistes. Chacun doit faire attention et
laisser libre cours à ça parce-que cela concerne un autre que soi est porteur
de danger, on l’a vu dans le passé.
Attention aussi à
cette manipulation qui assimile le combat politique mené dans l’économie à de
l’affairisme, connotation péjorative qui négativise un combat dans un domaine
abandonné aux non-kanak.
Le combat de
l’économie est nécessaire et doit aboutir pour préparer une indépendance où les
kanak non seulement doivent être représentés partout mais aussi assurer dès
maintenant les moyens de vivre de nombre de familles. Dans le cas de nos
initiatives économiques, c’est plus de 200 familles dont plus de 80% étaient
chômeurs, à qui nous assurons les moyens de vivre tous les mois et cela sans
aide de l’état et du gouvernement, bien au contraire.
Pour terminer,
laissez-moi vous dire que nous n’avons ni complexe, ni sentiment de
culpabilisation, mais au contraire nous sommes fiers de ce que nous faisons
tous les jours et nous incitons tous les donneurs de leçons et les aigris à
moins parler et plus travailler.
Quant aux
révolutionnaires menaçants du web ou du texto, si la velléité militante
sérieuse et responsable pouvait égaler cette verve stérile, la lutte pourrait
être déjà gagnée depuis longtemps !
Comme
le PT l’avait déjà annoncé :
-cette
consultation ne peut être considérée comme un
référendum d’autodétermination,
-les résultats étaient
connus à l’avance du fait de
l’immigration exponentielle et des inscriptions sur les listes électorales qui
ont été conçues pour mettre le peuple kanak en minorité, sans compter toute la
fraude électorale massive.
Dès lors, les résultats 56, 7 % pour le non et 43,
3% pour le oui ne sont pas vraiment une surprise.
Si le oui a mobilisé
davantage que prévu et le non moins que ne l’annonçaient les sondages, les
grands équilibres connus depuis trente ans n’ont pas véritablement évolués.
Il convient donc de relativiser la « victoire »
du non et l’échec du oui, puisque plus de 33 000 électeurs ne sont pas
prononcés.
Si tous n’ont évidemment
pas suivi le mot d’ordre de non-participation du Parti travailliste, force est
de constater que la mobilisation est loin d’avoir été aussi forte que certains se
disent.
Il en résulte d’une part ; que le Parti travailliste
peut raisonnablement se prévaloir d’un quart de ce que l’Etat appelle des abstentions et d’autre
part ; la consultation auraient été
perdu même si ce quart (8250 voix ) s’était exprimé avec le FLNKS.
De plus le PT ne sera
pas le bouc émissaire d’un échec annoncé que seuls, les gens de mauvaise foi
voulaient ignorer, faisant croire aux militants que la lumière du grand soir
allait briller le 04 Novembre, entendez l’indépendance serait au RV du OUI !
Tout observateur averti ne pouvait annoncer le oui vainqueur ne serait-ce qu’à
cause de la liste électorale référendaire comprenant plus de non colonisés – 95.000
– que de kanak colonisés – 80.000 ! De plus le petit PT serait responsable
de l’échec du grand FLNKS (UC/PLK/UPM/RDO), associé à la DUS, au LKS, au Comité
150 Ans, à RHE BUHNU, au Sénat Coutumier, aux aires coutumières, etc. Etc..
C’est vraiment nous reconnaître une représentativité imaginaire mais qui
sait !
Mais le FLNKS entend néanmoins
se prévaloir d’une forte mobilisation des jeunes qui lui accorde un
« résultat honorable », c’est sans doute le cas dans certains
endroits, mais pas partout (exemple : les iles Loyauté…), tant et si bien
que le FLNKS, inquiet d’une non-participation relativement forte, entend examiner les listes électorales pour
aller chercher les causes auprès des électeurs qui n’ont pas votés…Une certaine
forme d’inquisition qui dénote une réelle inquiétude chez ceux qui, bien qu’ayant perdu les
élections, tentent de se présenter comme
s’ils les avaient gagnées.
Le plus grave serait
de ne pas tirer les enseignements de cet échec annoncé et de faire croire qu’en
2020, « c’est toujours possible ».
Il n’est pas possible
de gagner les consultations dans la configuration actuelle du corps électoral
tel qu’il a été arrêté lors du dernier comité des signataires.
Et tout le monde l’a
bien compris, si le FLNKS persiste à faire croire aux électeurs que c’est
possible, c’est avant tout de ne pas laisser s’instaurer un sentiment d’échec
susceptible de provoquer une démobilisation qui viendrait accroitre les
abstentions aux élections provinciales de 2019.
Cela va en effet être
difficile d’aller voter pour tous ceux à qui il avait été promis l’indépendance
en 2018.
Comment les convaincre maintenant que les
provinciales, c’est possible. Si le
PALIKA et l’UC vont sans doute tenter de constituer une liste et unitaire en
province Sud pour ne pas disparaitre du paysage politique comme en 2009, c’est
essentiellement leur souci respectif de
conserver leurs pré-carrés qui va prévaloir en provinces nord et iles.
Pour autant les
consultations de 2020 et 2022 sont loin d’être gagnées.
Nous entendons çà et
là des déclarations qui s’apparentent à
des incantations selon lesquelles il n’y aura pas de compromis, que rien n’est
négociable…. Attendons de voir les résultats du prochain comité des signataires
ce ne serait pas la première fois que le FLNKS y entre avec ses idées et en
ressort avec celles de l’Etat.
Ceci étant dit les
élections provinciales ne sont pas les consultations référendaires et il faut
faire preuve de réalisme ;
Il faut se maintenir
dans les institutions afin d’avoir accès aux informations sur les affaires
publiques qui nous intéressent et faire barrage aux décisions qui iraient à l’encontre des intérêts du
peuple kanak. Il faut aussi finaliser les transferts de compétences puisque
ceux prévus par l’article 27 ne sont tours pas effectués. Ils sont pourtant
indispensable a une bonne préparation de l’accès a l’indépendance.
C’est pourquoi en
province Sud le Parti travailliste considère qu’il est absolument nécessaire de
constituer une liste unitaire pour ne
pas laisser les mains libres a la droite. Il faut donc espérer que le FLNKS aura assez
de discernement pour ne pas confondre
les enjeux de la consultation
référendaire et ceux des élections provinciales.
Mais si l’enjeu est
primordial pour tous, le PT n’ira pas quémander quoi que ce soit à ceux qui
font croire à la démarche unitaire au PK et ont passé leur temps à cadenasser
et à instrumentaliser le FLNKS sans doute parce que certains étaient défavorables
à sa création.
Cela me conduit à
évoquer brièvement la mandature qui s’achève.
II) Sur la mandature qui s’achève :
Objectivement
celle-ci ne peut être considérée comme un succès du point de vue de la marche
vers l’indépendance.
Si les transferts de compétences ont été effectués, il s’agit
de transferts en trompe l’œil. L’Etat transfert la compétence au point de vue
purement juridique mais en conserve
l’exercice par le biais de conventions avec le maintien de ses
fonctionnaires et des textes nationaux. Aucun cadre Kanak n’a été formé dans la
perspective d’exercer les nouvelles responsabilités, contrairement à ce qui est
prévu par l’accord de Nouméa.
Ainsi, bien que les
compétences sont théoriquement exercées par la Nouvelle Calédonie, c’est en
réalité l’Etat qui est toujours aux commandes (Exemples enseignement secondaire avec le très
puissant vice-recteur qui fait la pluie et le beau temps face à un membre du
gouvernement reléguée au second plan, idem pour la police et la sécurité de la
navigation maritime et aérienne mais aussi sécurité civile …)
Les compétences
soient disant « partagées » ne le sont absolument pas il suffit de
regarder comment fonctionne la coopération régionale pour s’en convaincre.
La protection de
l’emploi local- dont il est impossible d’obtenir un bilan précis et pour cause-
est un échec total.
L’identité kanak
proclamé comme étant au centre du dispositif s’apparente a une coquille vide
qui ne trouvé aucune traduction concrète, tout particulièrement dans les relations
du Sénat coutumier ave le congrès et le gouvernement ;
Le principe de
collégialité qui devrait faire prévaloir le consensus au gouvernement se révèle
en fait une véritable mise en scène puisque si d’aventure les élus
indépendantistes ne sont pas d’accord sur un projet -ce qui est rare- le
président applique la règle de la majorité.
Je n’évoquerai que
pour mémoire la question cruciale du foncier que la Nouvelle-Calédonie refuse
obstinément de traiter en ne récupérant
pas l’ADRAF qui pourtant doit être transférée.
Autant de sujets qui
traduisent un échec patent du bilan de ce mandat, qui ne fait que refléter
l’échec de l’accord e Nouméa et de son pseudo destin commun.
III) Les dérives colonialistes
Mais bien que l’échec
du FLNKS face à l’Etat et aux partis conservateurs soit une réalité, les
adversaires de l’indépendance n’entendent pas en rester là.
Il leur faut
maintenant pousser l’avantage et
profiter d’un rapport de force qui leur est favorable pour réduire encore
l’influence du mouvement indépendantiste qui, il faut bien le reconnaitre s’est
fourvoyé dans une voie sans issue en s’appropriant
le discours sur le destin commun et le peuple calédonien.
La droite veut
maintenant anéantir la résistance kanak :
- en modifiant la clé
de répartition des dotations aux provinces au profit du Sud,
-en refusant les deux autres référendum,
-en ouvrant le corps
électoral aux 35 ou 40 milles personnes installés en Nouvelle Calédonie mais
non électeur en raison du cors électoral restreint.
Or nous le savons,
ces restrictions n’ont été admises par le comité des droits de l’homme des
Nations-Unies et le conseil constitutionnel qu’a titre dérogatoire pour la
durée de l’accord de Nouméa.
Le risque est donc grand que sur la pression
des partis de droite, qui s’organisent en ce sens, l’Etat français ne consente
à modifier la constitution au détour d’un comité de suivi ou le FLNKS se
laisserait endormir moyennant quelques compensations.
Dans cette hypothèse,
c’est la colonisation de peuplement qui se poursuit et s’en est fini du peuple
kanak qui deviendrait ultra minoritaire et n’aurait donc plus aucune chance de
faire valoir son droit à l’autodétermination.
Il faut donc être
très vigilant et faire preuve d’une résistance à toute épreuve.
Voilà le nouveau défi
qui nous attend autour de ces grands enjeux politiques dont dépend l’avenir du
Peuple Kanak.
Le mouvement
indépendantiste saura-t-il y faire face ? Les interlocuteurs privilégiés
de l’état colonial depuis la signature de l’ADN qui n’ont cessé de brader les
intérêts du PK seront-ils encore en charge de cette responsabilité ?
Ce sont des questions
auxquelles il faudra apporter la meilleure réponse et ce 9ème
Congrès de notre parti devra y consacrer toute l’attention requise.
Je
déclare ouvert notre Congrès !
Vive
le 9ème Congrès du Parti Travailliste !
Vive
KANAKY !
Publié par
Parti Travailliste Kanaky
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